Les basses besognes de la Gestapo

Publié le par Ouest France

Les basses besognes de la Gestapo

« Comme une histoire » est une nouvelle collection qui propose de raconter des épisodes de l'Histoire au grand public.

Friedrich Berger

Friedrich Berger

Ici, Marie-Josèphe Bonnet raconte le sombre parcours de criminels et de malfrats recrutés pour exécuter les basses besognes de la Gestapo en 1944. Si l'épopée de la Libération de Paris est aujourd'hui bien documentée, il n'en est pas de même de sa face sombre, c'est-à-dire du tribut payé par les résistants arrêtés par les gestapos durant les trois mois de la bataille de Normandie. L'histoire de la rue de la Pompe est peu connue alors qu'elle n'a rien a envier à celle de la rue Lauriston.

En quatre mois, du 17 avril au 17 août 1944, une équipe de 44 auxiliaires français dirigés par l'Allemand Friedrich Berger a arrêté plus de 300 résistants, torturé la majorité d'entre eux pour leur extorquer des renseignements, déporté 163 hommes et femmes, sans parler de ceux qui sont morts sous la torture ou fusillés. Au cours du procès de la Gestapo de la rue de la Pompe, on dénombrera 110 morts dont 60 fusillés à Paris, parmi lesquels se trouvent les 42 jeunes gens fusillés à la cascade du bois de Boulogne le 16 août 1944.

Publié dans Articles de Presse

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