Raffarin Jean-Pierre

Publié le par Mémoires de Guerre

Jean-Pierre Raffarin est un homme politique français, né le 3 août 1948 à Poitiers. Il fut Premier ministre français du 6 mai 2002 au 31 mai 2005.

Raffarin Jean-PierreRaffarin Jean-Pierre

Né le 3 août 1948 à Poitiers, il est le fils de Jean Raffarin, qui fut secrétaire d'État à l'agriculture du gouvernement Pierre Mendès France en 1954, et de Mme, née Renée Michaud. Il a deux sœurs (Jacqueline Raffarin, née en 1938, et Françoise, épouse Vilain, née en 1947) et un frère, Gérard Raffarin (né en 1939). Il est marié à Anne-Marie Perrier (née en 1952 à Chamalières) et père d'une fille prénommée Fleur. Il étudie au lycée Henri IV de Poitiers, puis part à Paris étudier le droit à l'université Assas. Il est ensuite diplômé de l'École supérieure de commerce de Paris, promotion 1972 (la même que Michel Barnier). Il effectue un stage pendant près d'une année, dans le cadre de sa scolarité, dans la savonnerie Fébor dans l'Eure.

Contrairement à beaucoup d'hommes politiques, il effectue une partie de sa carrière professionnelle dans le privé : membre de la direction marketing des cafés Jacques Vabre de 1973 à 1976. Directeur général de Bernard Krief Communication de 1981 à 1988. Délégué général de l'Institut Euro-92 de 1988 à 1989.  Le Canard enchaîné révèle qu'il a été salarié de l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi) de 1976 à 1981, tout en occupant la fonction de chef de la cellule communication au cabinet de Lionel Stoléru, secrétaire d'Etat aux Travailleurs manuels puis aux Immigrés. Conseiller technique de Lionel Stoléru de 1976 à 1981, il est aussi maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris de 1979 à 1988. En 1978, suite à la démission de son père, il devient président de la société anonyme de crédit immobilier rural de la Vienne, structure fondée en 1956 par Jean Raffarin et affiliée au Crédit immobilier de France. Il fait fructifier cet héritage tout au long des années 80, et devient, de fusion en fusion avec d'autres sociétés de crédit immobilier, président du Crédit immobilier de Poitou-Charentes puis du Crédit immobilier de France Centre-Ouest.

Il est membre des Jeunes giscardiens, et secrétaire général de GSL (Génération sociale et libérale), qui se fond dans le Parti Républicain en 1977. Il sera successivement délégué national, secrétaire national adjoint et membre du bureau politique de ce parti (1977), puis secrétaire national chargé des élus locaux de ce parti(1989-1995). Il devient ensuite secrétaire général adjoint et porte parole (1993-1995), puis secrétaire général de l'UDF, co-fondateur et délégué général adjoint du Parti populaire pour la démocratie française (1995-1997), avant de prendre part à la création de Démocratie libérale (1997), dont il est vice-président jusqu'à la fusion avec l'UMP (2002). Sa carrière locale le fait conseiller municipal (opposition) de Poitiers de 1977 à 1995, conseiller régional de la région Poitou-Charentes en 1986, puis président du Conseil régional (1988-2002). En 1995, il quitte le conseil municipal de Poitiers pour devenir, jusqu'en 2001, adjoint au maire de Chasseneuil-du-Poitou, commune de résidence de sa famille.

Il est parlementaire européen de 1989 à 1995, élu sur une liste UDF-RPR. Le 17 mai 1995, il est nommé ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l’Artisanat par Alain Juppé. En septembre de la même année, il se fait élire sénateur de la Vienne mais n'exerce pas ce mandat pour rester au gouvernement. Il se fait surtout connaître à cette époque pour son action en faveur de la protection des artisans boulangers. Après la défaite de la droite en 1997, il lance le club Giscardisme et modernité en 1997, cultivant un positionnement qui fait de lui l'un des rares giscardiens « chiraco-compatibles ». L'alternance politique de 2002 lui est favorable, Jacques Chirac, réélu Président de la République, faisant de lui son Premier ministre. Il conserve ce poste jusqu'au 31 mai 2005, participant à la campagne du référendum sur le projet de constitution europénne. L'échec de cette campagne, combiné avec une popularité au plus bas, l'amène à remettre sa démission de Premier ministre le 18 septembre 2005.

Il est réélu sénateur (UMP) de la Vienne, obtenant au premier tour 56,98% des voix des 1 046 grands électeurs. En 2002, Jacques Chirac hésite entre lui et Nicolas Sarkozy comme Premier ministre. La présence de Jean-Marie Le Pen au second tour l'incite à choisir, le 6 mai, Jean-Pierre Raffarin, jugé moins à droite que le maire de Neuilly. Il commence par gouverner par décrets, avant d'obtenir une large majorité UMP pour le soutenir lors des élections législatives (363 députés UMP sur 577). Sa ligne de conduite politique, marquée d'un style personnel en matière de communication, s'attache aux réformes avec une certaine fermeté, et, selon ses adversaires, empreinte de néolibéralisme, en tout cas conforme aux principes de son parti originel Démocratie Libérale.

En 2003, il conduit la réforme des retraites, celle de la décentralisation et de l'assurance maladie, en dépit de plusieurs grèves et manifestations. Il refuse en particulier de payer les jours de grève des fonctionnaires. Son médiatique ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, lui fait de l'ombre et l'importance prise par celui-ci, comme le grand investissement du président de la République dans les affaires de l'État, réduisent son champ d'action. L'importante baisse de sa popularité, un temps stable et élevée, comme la cinglante défaite aux élections régionales (sa région, comme toutes les autres à l'exception de l'Alsace et de la Corse, passe à gauche) sont interprétées comme étant dues à une politique sociale insuffisante. Un remaniement ministériel dans ce sens à lieu, offrant à Nicolas Sarkozy le ministère des Finances et à Jean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction de HLM et de développement des emplois aidés) soutenue par Jacques Chirac et la volonté de Nicolas Sarkozy de gérer les finances « en bon père de famille », avant que ce dernier ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l'UMP.

Au rang des textes importants qu'il a fait adopter, la loi relative à l'application du principe de laïcité à l'école l'a été en 2004. La victoire du « non » au référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai 2005, est fatale à Jean Pierre Raffarin. Le 31 mai, il présente sa démission au Président Jacques Chirac et il est aussitôt remplacé par Dominique de Villepin. Ses « raffarinades » ont marqué pour longtemps un style d'expression qui lui est très personnel, renouvelant en quelque sorte les lapalissades d'antan.

Carrière ministérielle :

  • De 1995 à 1997, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et de l'Artisanat. 
  • Premier ministre du 6 mai 2002 au 31 mai 2005 
  • Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1) du 7 mai 2002 au 17 juin 2002 
  • Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2) du 17 juin 2002 au 31 mars 2004 
  • Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) du 31 mars 2004 au 31 mai 2005 

Au commencement de 2006, le président Jacques Chirac a nommé M. Raffarin président du comité d'organisation français pour célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec, lui confiant la mission de rassembler des initiatives françaises cohérentes pour commémorer, à sa juste valeur, cet anniversaire hautement symbolique. La ville de Québec est la première colonie française permanente en Amérique et fut la seule et unique capitale de la Nouvelle-France. Elle a été fondée en 1608, par le français Samuel de Champlain, lui même originaire de l'actuelle région Poitou-Charentes.

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