Le Violent

Publié le par Nicholas Ray

Le Violent (In a Lonely Place) est un film américain réalisé par Nicholas Ray sorti en 1950. Le scénario est l'adaptation par Edmund North du roman In a Lonely Place de Dorothy B. Hughes paru en 1948. Dixon Steele, un scénariste dont les accès de violence sont connus de tous, adapte un roman populaire. Un soir qu'il se rend au restaurant, il est surpris de voir que la femme qui officie au vestiaire lit le livre sur lequel il travaille. Il lui demande alors de passer chez lui afin de lui raconter l'intrigue. Le lendemain, il apprend, médusé, que la belle a été assassinée. La police pense immédiatement que Steele a tué la malheureuse. Un témoignage bienvenu, celui de sa voisine, éprise de lui, le disculpe pour un temps...

Le Violent de Nicholas Ray avec Humphrey Bogart - Gloria Grahame - Frank Lovejoy - Jeff Donnell - Carl Benton Reid - Robert Warwick - William Ching - Hadda Brooks - Steven Geray - Art Smith - Martha Stewart
Le Violent de Nicholas Ray avec Humphrey Bogart - Gloria Grahame - Frank Lovejoy - Jeff Donnell - Carl Benton Reid - Robert Warwick - William Ching - Hadda Brooks - Steven Geray - Art Smith - Martha Stewart
Le Violent de Nicholas Ray avec Humphrey Bogart - Gloria Grahame - Frank Lovejoy - Jeff Donnell - Carl Benton Reid - Robert Warwick - William Ching - Hadda Brooks - Steven Geray - Art Smith - Martha Stewart
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Le Violent de Nicholas Ray avec Humphrey Bogart - Gloria Grahame - Frank Lovejoy - Jeff Donnell - Carl Benton Reid - Robert Warwick - William Ching - Hadda Brooks - Steven Geray - Art Smith - Martha Stewart

Fiche technique

Distribution

Critique du 20/05/2017 Par Pierre Murat

Genre : Soupçons.

Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, un scénariste hollywoodien sur le déclin est disculpé par sa voisine, amoureuse, qui, peu à peu, s'effraie de la violence incontrôlée de son nouveau compagnon... Ça, c'est l'argument prétexte. En fait, à sa manière lucide et impudique, Nicholas Ray tourne un film à la Bergman, ses Scènes de la vie conjugale à lui. D'autant que c'est son épouse, Gloria Grahame, dont il va se séparer, qui interprète l'héroïne. Le film devient une réflexion lyrique et désabusée sur le couple : on va de l'autoflagellation (comment une femme peut-elle vivre avec un artiste, forcément intenable ?) à l'exaspération (comment peut-elle décider de vivre sans un artiste comme moi ?). Ainsi qu'il le fera un peu plus tard, dans Johnny Guitare, Ray demande à Gloria Grahame de répéter les mots d'amour que Bogart vient d'écrire (« Je suis né avec son baiser, je mourrai avec son départ, j'ai vécu juste le temps qu'elle m'a aimé... »). Accessoirement, il règle quelques comptes avec cet Hollywood qui l'a déjà rejeté. On retrouve aussi sa tendresse pour les éclopés : cet acteur shakespearien rongé par l'alcool et méprisé par ceux dont il a, jadis, fait la fortune, ou cet imprésario obstinément fidèle et maladroit. Sur cet univers passionnel où l'échec semble inévitable règne Gloria Grahame. Une insolente fragile comme Ray les aime. Femme, maîtresse et maîtresse femme. — Pierre Murat

Critique lors de la sortie en salle le 16/02/2008 Par Pierre Murat

Film de Nicholas Ray (In a lonely place, USA, 1950). Scénario : Andrew Solt. Image : Burnett Guffey. Musique : George Antheil. 95 mn. NB. VM. Avec Humphrey Bogart : Dix. Gloria Grahame : Laurel.

Genre : Soupçons.

Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, un scénariste hollywoodien sur le déclin est disculpé par sa voisine, amoureuse, qui, peu à peu, s'effraie de la violence incontrôlée de son nouveau compagnon... ??a, c'est le polar prétexte. En réalité, à sa manière lucide et impudique, Ray tourne un film à la Bergman, ses Scènes de la vie conjugale à lui. D'autant que c'est son épouse, Gloria Grahame, dont il va se séparer, qui interprète l'héroïne. Le film devient une réflexion lyrique et désabusée sur le couple : on va de l'autoflagellation (comment une femme peut-elle vivre avec un artiste, forcément intenable ?) à l'exaspération (comment Gloria Grahame peut-elle décider de vivre sans un artiste comme moi ?).

Comme il le fera, un peu plus tard, dans Johnny Guitar, Ray demande à Grahame de répéter les mots d'amour que Bogart vient d'écrire (« Je suis né avec son baiser, je mourrai avec son départ, j'ai vécu juste le temps qu'elle m'a aimé... »). Accessoi­rement, il règle quelques comptes avec cet Hollywood qui l'a déjà rejeté. « D'abord, il y a eu la terre, le cinéma n'est venu que bien plus tard », fait-il dire à l'un des personnages pour rabaisser l'ego des patrons de studios... On retrouve aussi sa tendresse pour les éclopés : cet acteur shakespearien rongé par l'alcool et méprisé par ceux dont il a fait la fortune, jadis. Ou cet imprésario obstinément fidèle et maladroit, célèbre pour avoir conseillé un jour à David O. Selznick de ne surtout pas produire Autant en emporte le vent... Sur cet univers passionnel où l'échec semble inévitable règne Gloria Grahame. Une insolente fragile comme Ray les aime. Femme, maîtresse et maîtresse femme.

Publié dans Films

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