Beck Kurt

Publié le par Roger Cousin

Kurt Beck, né le 5 février 1949 à Bad Bergzabern, est un homme politique allemand membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).

Beck KurtBeck Kurt

Élu député au Landtag de Rhénanie-Palatinat en 1979, il est désigné président du groupe SPD en 1991, et succède deux ans plus tard à Rudolf Scharping à la présidence régionale du parti. En 1994, il le remplace au poste de ministre-président et prend la tête d'une coalition avec les libéraux, qu'il reconduit suite aux élections de 1996 et 2001, ce qui en fait un cas unique en Allemagne. Il remporte un quatrième mandat lors des élections régionales de 2006 en décrochant la majorité absolue, et est investi deux semaines plus tard président fédéral du SPD. Au cours de ses deux années de mandat, il s'attachera à faire adopter un nouveau programme fondamental à un parti en perte de repères, distancé dans les sondages par la CDU d'Angela Merkel, avec qui il gouverne, et à tenter de fixer la conduite à tenir à l'égard de Die Linke. Il renonce à ce poste en 2008.

Ayant annoncé sa démission prochaine de sa fonction de ministre-président de Rhénanie-Palatinat en septembre 2012, il est remplacé, en janvier 2013, par Malu Dreyer. Fils de maçon élevé dans la ville de Steinfeld, il abandonne l'école primaire en 1963 afin de suivre une formation d'électricien spécialisé dans l'électronique, qu'il achève en 1968. Cette même année, il effectue son service militaire dans la Bundeswehr pendant un an. À partir de 1969, il entre dans la fonction publique à Bad Bergzabern comme électronicien radio. Trois ans plus tard, il obtient son certificat général de l'enseignement secondaire et intègre le comité d'entreprise municipal. Il en devient président en 1978, et le quitte en 1985. Il occupe la présidence du conseil de surveillance de la chaîne publique Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF) depuis 1999. Catholique, il est marié à Roswitha Starck depuis 1968. Son fils unique Stefan Beck est né un an plus tard.

Il a adhéré au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) en 1972. Vingt-et-un an plus tard, en 1993, il en prend la présidence en Rhénanie-Palatinat en remplacement de Rudolf Scharping. Élu vice-président fédéral du parti en 2003, Kurt Beck en prend la présidence le 10 avril 2006, cinq mois après avoir été pressenti à la succession de Franz Müntefering lors du congrès fédéral du 15 novembre 2005. En tant que président du parti, il a notamment dû gérer la montée en puissance de Die Linke, parti de gauche antilibéral d'Oskar Lafontaine, qui a provoqué des tiraillements sur la stratégie d'alliance de la formation sociale-démocrate. Pour ce faire, il tente de ré-ancrer le SPD à gauche, et remet en cause les réformes faites sous les gouvernements de Gerhard Schröder. Le 7 septembre 2008, se disant victime d'une « intrigue » au sein du SPD, il démissionne et est remplacé par intérim par Frank-Walter Steinmeier, puis par Franz Müntefering de façon définitive. Il entre au Landtag de Rhénanie-Palatinat en 1979, et devient coordinateur parlementaire du groupe SPD à partir de 1985. Quatre ans plus tard, il est élu maire de la ville de Steinfeld.

Président du groupe SPD à partir de 1991, Kurt Beck est investi ministre-président de la Rhénanie-Palatinat par le Landtag, après la démission de Rudolf Scharping le 26 octobre 1994, et hérite d'une coalition avec le Parti libéral-démocrate (FDP), très rare dans les années 1990 en Allemagne. Elle se poursuit jusqu'en 2006, alors que les libéraux auraient pu s'allier avec la CDU en 1996, et le SPD avec l'Alliance 90 / Les Verts en 2001. En sa qualité de chef de gouvernement régional, il a occupé la présidence tournante du Conseil fédéral pendant un an à partir du 1er novembre 2000. Le 26 mars 2006, il remporte les élections régionales avec une majorité absolue de 53 sièges sur 101. Il propose tout de même au FDP de poursuivre la coalition sociale-libérale mais ce dernier refuse, mettant fin à la dernière alliance de ce type dans le pays. À la suite de la démission d'Edmund Stoiber, ministre-président de la Bavière, le 9 novembre 2007, il devient le doyen des chefs de gouvernement régional.

Il est investi chef de file social-démocrate pour les élections régionales du 27 mars 2011, étant ainsi candidat à un cinquième mandat, le 7 novembre 2010, par 99,75 % des suffrages, lors d'un congrès régional du SPD à Mayence. Ayant recueilli 35,7 % des voix et 42 députés, en recul de dix points et onze sièges, il forme une coalition avec les écologistes, qui effectuent pour leur part une véritable percée avec 15,4 % des suffrages et 18 députés, ce qui lui permet d'être réélu pour un cinquième mandat le 18 mai par le Landtag. Il annonce, le 28 septembre 2012, son futur retrait de la vie politique, la ministre du Travail et des Affaires sociales, Malu Dreyer, devant lui succéder à la tête du gouvernement le 16 janvier 2013. Le 10 novembre, le congrès du SPD régional confirme ce choix, à l'unanimité, et remplace Beck à la présidence de la fédération par le ministre de l'Intérieur du Land, Roger Lewentz. Dreyer est élue, le 16 janvier 2013, par 60 voix sur 100 et le remplace officiellement.

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