Juifs spoliés en Autriche. Deux dessins de Schiele restitués à une héritière

Publié le par Ouest France

Juifs spoliés en Autriche. Deux dessins de Schiele restitués à une héritière

Deux dessins d'Egon Schiele vont être rendus à l'héritière américaine d'un collectionneur juif. L'Autriche termine ainsi la restitution d'œuvres pillées sous le IIIe Reich.

L'Autriche va restituer « Garçon assis avec les mains croisées » et « Autoportrait aux coudières », deux dessins majeurs d'Egon Schiele, à Eva Zirkl, l'héritière d'un collectionneur juif déporté

L'Autriche va restituer « Garçon assis avec les mains croisées » et « Autoportrait aux coudières », deux dessins majeurs d'Egon Schiele, à Eva Zirkl, l'héritière d'un collectionneur juif déporté

L'Autriche va restituer « Garçon assis avec les mains croisées » et « Autoportrait aux coudières », deux dessins majeurs d'Egon Schiele, à Eva Zirkl, l'héritière américaine d'un collectionneur juif déporté durant la Seconde Guerre mondiale.

Avec ce compromis datant du 7 mars obtenu grâce à la médiation du gouvernement, le pays va ainsi parachever sa restitution d'œuvres pillées par les nazis après plusieurs années de conflit (lire ci-dessous).

« Lever l'ombre qui planait sur le musée Leopold »

Eva Zirkl a choisi deux œuvres qui lui seront restituées, tandis que trois autres resteront la propriété du musée. « Ce jugement de Salomon permet de lever l'ombre qui planait sur le musée Leopold », s'est félicité Josef Ostermayer.

« C'est une solution formidable. Je suis très heureuse que l'héritière puisse encore jouir de ces œuvres. L'argent ne l'intéressait pas », a pour sa part confié la représentante de la Communauté israélite d'Autriche, Erika Jakubovits, qui défend les intérêts de l'héritière.

« Garçon assis avec les mains croisées » et « Autoportrait aux coudières », les dessins rehaussés d'aquarelle, vont partir pour les Etats-Unis, où réside Eva Zirkl. Ils étaient jusque-là exposés au musée Leopold de la capitale autrichienne.

Une loi adoptée en 1998 a permis la restitution progressive de quelque 10 000 œuvres issues des collections publiques et identifiées comme volées sous le IIIe Reich. Un dossier restait en suspens : le fonds Karl Mayländer, du nom d'un collectionneur juif viennois disparu après avoir été déporté par les nazis. Ami d'Egon Schiele, ce commerçant avait acheté de nombreuses œuvres à l'artiste viennois. En dépit des recommandations, le musée Leopold avait refusé de rendre cinq dessins, acquis après-guerre par son fondateur Rudolf Leopold.

Publié dans Articles de Presse

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