Panama Papers : un Modigliani volé par les nazis a été retrouvé

Publié le par BarbaNews par Marion

Panama Papers : un Modigliani volé par les nazis a été retrouvé

Le journal Le Monde a dévoilé ce matin qu’un tableau du peintre Modigliani a été retrouvé à Genève et serait détenu en secret par David Nahmad via une société offshore impliquée dans l’affaire Panama Papers. L’oeuvre avait à la base été dérobée par les nazis à un collectionneur d’art juif au cours de la Seconde Guerre mondiale.

L’Homme assis appuyé sur une canne

L’Homme assis appuyé sur une canne

L’affaire Panama Papers, qui a dévoilé 11,5 millions de documents sur des sociétés offshore et des personnalités internationales est la fuite la plus importante qui a eu lieu depuis le début du journalisme. On a perdu la trace de beaucoup d’oeuvres d’art historiques, soit cachées dans des collections privées, soit volées ou détruites, mais l’affaire Panama Papers pourrait résoudre le mystère de l’une d’entre elles, qui remonte à l’occupation de Paris par les nazis. Il s’agit de L’Homme assis appuyé sur une canne, une oeuvre signée Amedeo Modigliani, un grand peintre italien. L’oeuvre a été estimée à 25 millions de dollars, soit 22 millions d’euros.

Le tableau se trouverait à Genève

Selon Mondex Corp, spécialiste de la traque des oeuvres spoliées, pense que le Modigliani aurait été volé sous l’occupation nazie à Oscar Stettiner, un célèbre collectionneur d’art juif qui a fui Paris en 1939. C’est alors que le tableau a disparu pendant une cinquantaine d’années à Paris lors de la Seconde Guerre mondiale. Il réapparaît à l’occasion d’une vente aux enchères chez Christie’s en 1996. Le gagnant des enchères se trouve être l’International Art Center, une petite société du Panama qui a déboursé 3,2 millions de dollars américains pour en faire l’acquisition.

Philippe Maestracci, le petit-fils et héritier du collectionneur spolié, essaie depuis de récupérer son bien depuis cette vente aux enchères en 1996. «L’argent je m’en fiche, affirme l’intéressé à la Tribune de Genève. Je le fais pour la mémoire de mon grand-père.» Il accuse d’ailleurs la famille Nahmad, l’une des plus célèbres du marché de l’art mondial, d’être en possession illégale du tableau spolié.

Publié dans Articles de Presse

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