A voir : "La mémoire volée des Francs-Maçons"

Publié le par Le Nouvel Observateur par Olivier Toscer

A voir : "La mémoire volée des Francs-Maçons"

L’enjeu de ce film se concentre sur les archives pillées par les nazis en 1940 récupérées ensuite par les Russes en 1945, et restées secrètes pendant plus d’un demi siècle.

La mémoire volée des Francs-Maçons

La mémoire volée des Francs-Maçons

Pour les nazis, les francs-maçons étaient, avec les démocrates, les juifs et communistes, les pires ennemis. Pas étonnant dès lors que dès les premiers mois de l’Occupation, les loges maçonniques se retrouvent perquisitionnées, leurs 49 000 membres fichés et toutes leurs archives confisquées. La traque antimaçonnique, dirigée par Alfred Rosenberg, l’un des théoriciens du nazisme et membre éminent du groupe Thule, une société secrète raciste, sera néanmoins de courte durée. Et si les "frères" ont été, sous le régime de Vichy, interdits d’appartenance à la fonction publique, aucun n’a été réellement persécuté ou exterminé en raison de son affiliation spirituelle.

L’enjeu de ce film à la mise en image impeccable mais au propos finalement assez mince, se concentre donc sur les archives "raptées" par les nazis puis, après leur défaite, confisquées par l’Armée rouge de Staline. Elles ne seront rapatriées en France qu’en 1999, après maintes démarches diplomatiques. Cinquante ans après en avoir été spoliées, les loges ont pu reprendre possession de documents précieux retraçant l’histoire de la maçonnerie depuis le siècle des lumières jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Certaines archives restent manquantes, témoignent dans le film un défilé de Grand Maîtres maçons et d’historiens spécialisés. Mais sans expliciter ni l’ampleur, ni l’importance de ces pertes.

Au-delà du plaidoyer justifié en faveur de l’apport maçonnique pour la démocratie, ce documentaire peine à dépasser le stade de l’anecdotique.

Publié dans Articles de Presse

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