Monsieur Paul (France 2) : la vraie histoire derrière la fiction

Publié le par Télé Loisirs par Anne Lenoir

Monsieur Paul (France 2) : la vraie histoire derrière la fiction

France 2 propose Monsieur Paul ce lundi 30 mai, à 20 h 55. Cette fiction inédite est tirée d'une histoire vraie, celle de Paul Touvier.

Monsieur Paul (France 2) : la vraie histoire derrière la fiction

En 1972, tous les projecteurs sont braqués sur Klaus Barbie. L'ancien nazi, surnommé "le boucher de Lyon", vient d'être débusqué en Bolivie, et la France de Pompidou réclame son extradition. Contrairement à ses confrères, Jacques Derogy, journaliste à L'Express, s'intéresse à un tout autre cas. Celui de Paul Touvier. Cet ancien chef de la milice lyonnaise, condamné à mort par contumace en 1947 pour l'exécution de Juifs notamment, est toujours en fuite. Mais le président français vient de le gracier, concernant son interdiction de territoire dans la région lyonnaise et la confiscation de ses biens. Un décret qui interpelle l'homme de presse : il est persuadé que Paul Touvier n'a jamais quitté la France. Sa quête tourne à l'obsession.

C'est cette traque qu'a choisi de narrer Monsieur Paul, la fiction de France 2. Et c'est Laurent Gerra qui se glisse dans la peau du journaliste (renommé Franck Jourdan pour les besoins de la fiction). "L'histoire m'intéressait personnellement : je suis originaire de la région où Touvier a officié et mon grand-père y a été résistant, affirme l'imitateur. Si je me souviens bien de son procès, dans les années 1990, je n'avais que peu de souvenirs de l'enquête de Derogy. Et j'ai découvert à quel point ce dossier a eu un impact sur sa vie privée." 

Monsieur Paul montre le travail de l'homme de presse, mais aussi les stratagèmes imaginés pour localiser Paul Touvier. Et quand enfin il y arrive, le journaliste découvre que ce dernier n'avait en effet pas fui à l'étranger : il s'était simplement installé dans la maison familiale, à Chambéry, où il vivait sous le nom de sa femme. Mais Paul Touvier, à peine retrouvé, réussit à s'échapper… 

L'enquête de Jacques Derogy permet aussi de dévoiler les soutiens – notamment de l'Eglise et de personnes haut placées – dont il a pu bénéficier pendant toutes ces années où il était en cavale. François Morel, qui campe le milicien, confie : "J'avais très envie d'incarner un être qui est aux antipodes de moi. D'ailleurs, les gens m'ont dit : "Quelle horreur, tu vas le rendre sympathique". J'ai essayé de le jouer comme un être humain malgré tout. "

Publié dans Articles de Presse

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