Pierre Grim­blat est mort

Publié le par Gala par Marianne Lesdos

Pierre Grim­blat est mort

Le “père” de “Navarro” est décédé à 93 ans. C’est son fils, l’ar­tiste Mitomi Tokoto qui a annoncé la triste nouvelle sur son compte Twit­ter: Pierre Grim­blat, grand homme de télé­vi­sion, est décédé vendredi 3 juin. Il avait 93 ans.

Pierre Grim­blat est mort

Homme de l’ombre, Pierre Grim­blat était pour­tant un grand homme de la télé­vi­sion. Scéna­riste, produc­teur et réali­sa­teur, on lui doit plusieurs centaines de produc­tions pour le petit et le grand écran, parmi lesquelles des séries et films cultes.A la dispa­ri­tion de Roger Hanin, contacté par nos confrères de iTélé, il racon­tait comment étaient nées les célèbres aven­tures de l’ins­pec­teur Navarro. C’est encore à lui que l’on doit L’ins­tit avec Gérard Klein, Le Tuteur avec Roland Magdane, Quai N°1 avec Sophie Duez ou encore Les coeurs brûlés avec Mireille Darc. Au cinéma, Gains­bourg et Birkin n’au­raient pas formé le couple mythique qu’ils sont deve­nus si Pierre Grim­blat n’avait pas parti­cipé à leur rencontre en 1969 avec le film Le Slogan.

Le talent de l’au­teur n’at­tend pas le poids des années pour s’ex­pri­mer. Il n’a pas 20 ans quand il se révèle, derrière les barreaux de sa cellule où la Milice l’en­ferme pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il y rédige ses premiers poèmes qu’il ira réci­ter aux terrasses des cafés pari­siens à sa libé­ra­tion. Là aura lieu une rencontre déci­sive, celle de deux autres amou­reux des mots, deux hyper­ac­tifs du verbe et du rêve, Boris Vian et Raymond Queneau qui détectent le poten­tiel du jeune homme et lui ouvrent les portes de la télé­vi­sion en 1947. Fort de ses très nombreux succès, il lance sa propre société de produc­tion, Hamster Films à la fin des années 1960, reven­due en 1997 à AB Produc­tions dirigé par Jean-Luc Azou­lay.

Depuis l’an­nonce de sa dispa­ri­tion hier après-midi, les hommages se multi­plient. Tandis que Gilles Jacob salue “un as”, Jean-Luc Azou­lay évoque “un très grand monsieur” dont la dispa­ri­tion suscite chez lui “tris­tesse, souve­nirs et respect”. Quant à Alexia Laroche-Joubert, elle souligne un aspect plus person­nel de Pierre Grim­blat, “produc­teur comme il n’en existe plus, nabab et grand séduc­teur”.

 

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