Suzanne Monory, une femme " discrète, mais pas effacée "

Publié le par Mémoires de Guerre

Suzanne Monory, une femme " discrète, mais pas effacée "

Ils sont quelques-uns à l'avoir fréquentée, son mari était à l'époque une personnalité incontournable du monde politique : Suzanne Monory née Cottet, est décédée, dimanche 3 juillet, à l'âge de 95 ans.

 Suzanne Monory

Suzanne Monory

Bruno Belin, son lointain successeur à la tête du département et voisin géographique passait saluer Mme Monory, après la mort de son mari, chez elle, à Beaurepaire, à Loudun : « C'est une femme qui est restée attachée à son territoire, proche de la terre. » Ajoutant : « Elle ne s'est jamais enflammée pour le parisianisme de son mari. Elle l'accompagnait à la présidence du Sénat, elle jouait son rôle. »

Le maire de Châtellerault, élu au conseil départemental, Jean-Pierre Abelin, parle « d'une femme extraordinaire », « à l'aise, dans les palais de la République et, en même temps, d'une fraîcheur et d'une simplicité, chez elle, dans le loudunais. » « Elle s'adaptait à toutes les situations avec une gentillesse et une amabilité permanente. » L'élu centriste l'invitait « tous les ans » à ses vœux.

L'ancien Premier ministre, sénateur de la Vienne dit de cette épouse « discrète et bienveillante, toujours généreuse » que « c'est une force très stabilisatrice pour la famille, une belle personne qui n'avait jamais une attitude médiocre. » Suzanne Monory était empreinte « d'une grande sagesse » qui a « protégé René Monory du milieu parisien ».

Alain Fouché, qui a succédé à René Monory à la tête du département, sénateur de la Vienne, est celui qui connaît le mieux Suzanne Monory : « Pierre Abelin a lancé la carrière de René Monory, devenu plusieurs fois ministres ; son épouse est restée discrète, naturelle mais n'était pas une femme effacée. Elle était bien intégrée dans la vie loudunaise. René Monory l'écoutait. »

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