Baurès Raphaël

Publié le par Mémoires de Guerre

Raphaël Etienne Baurès est né le 2 janvier 1883 à Calmont (département de la Haute-Garonne). 

Des membres de la milice sur le champs de Mars à Foix

Des membres de la milice sur le champs de Mars à Foix

Curé de Rieucros depuis 1927. Il était surnommé "l'abbé Maurel". Chaud partisan de la Révolution Nationale, il se fera mal voir des opposants gaullistes et communistes de Rieucros. Un beau jour de décembre 1943, l'abbé Baurès, alors qu'il se trouvait en salle d'attente de la préfecture, tient ces propos à un autre homme : "Les français n'ont rien compris, on devrait les faire marcher à la matraque ; et tant que la Maréchal ne fera pas ainsi, il n'arrivera à aucun résultat. D'ailleur j'ai fait part à un ami qui approche le Maréchal, des conditions que le Maréchal aurait à employer. Que si un jour, il rencontrerait Hitler, il serait persuadé qu'il s'entendrait avec lui."

Il reçoit une lettre de menaces de mort le 7 juin 1944, de la part des FFI. Craignant pour sa vie, il part trouver aide et protection à Pamiers, puis à Foix, auprès du chef départemental de la Milice, Meyniel. Après quelques jours sans activité précise, Baurès accepte de devenir inspecteur de la Milice, avec la fonction officieuse de "juge d'instruction de la Milice" ! Il sera connu pour son utilisation, durant les interrogatoires, du supplice de la machine électrique. Il participera également à des arrestations, dont celle du sujet espagnol Herrero, qui fut fusillé, après jun jugement sommaire de la Cour martiale milicienne. Une femme et sa fille de Montgaillard vinrent voir la Milice pour leur dire que l'espagnol voulait amener de force la fille à Perpignan, la menaçant de mort si elle n'obéissait pas. Réputé violent (il aurait avoué trois ou quatre crimes en Espagne, durant son interrogatoire par la Milice), il fut finalemet abattu dans un bois par le chef Mahenc et quelques Francs-Gardes. Il fréquenta aussi à diverses reprises la police allemande, ce qui lui fut reproché plus tard.

Condamné à mort et à la confiscation de ses biens par la Cour de justice de l'Ariège, le 30 novembre 1944. Pour sa défense, Baurès argua avoir saboter la génératrice électrique manuelle "gégène" pour que le courant soit de basse intensité. Il déclara aussi avoir tout fait pour contrôler un minimum les penchants sadiques du milicien Martinez, spécialiste des interrogatoires. Son pourvoi est rejeté quelques jours après. Il est passé par les armes le 28 décembre 1944 à l'aube.

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