Chouchkievitch Stanislaw

Publié le par Mémoires de Guerre

Stanislaw Stanislavavitch Chouchkievitch (Stanislav Stanislavovitch Chouchkievitch), né le 15 décembre 1934 à Minsk, alors en Biélorussie soviétique, est un scientifique et homme politique biélorusse, premier chef d'État de la République de Biélorussie, en tant que président du Conseil suprême, de 1991 jusqu'à sa destitution en 1994.

Chouchkievitch Stanislaw
Chouchkievitch Stanislaw
Chouchkievitch Stanislaw

Scientifique, membre de l'Académie biélorusse des sciences, Chouchkhievitch est docteur en mathématiques et en physique. De 1969 à 1986, il est professeur puis chef du département de physique nucléaire de l'université d'État de Biélorussie, puis recteur de cette même université de 1986 à 1990. Chouchkievitch entre en politique en 1990 en étant élu député au Conseil suprême de la République socialiste soviétique de Biélorussie dont il devient président par intérim le 25 août 1991, après la destitution de Nikolaï Diementsev. Le 18 septembre suivant, il est élu à la tête du Conseil suprême et devient chef de l'État à la suite de la proclamation de l'indépendance de la République de Biélorussie, quelques semaines après l'échec du putsch de Moscou contre Gorbatchev qui précipite la fin de l'URSS.

À ce titre, il est l'un des artisans de la dissolution de l'URSS en signant à Minsk le 8 décembre 1991 avec ses homologues de Russie, Boris Eltsine, et d'Ukraine, Leonid Kravtchouk, la déclaration mettant fin à l'existence de l'Union et donnant naissance à la Communauté des États indépendants (CEI). Dirigeant un État désormais indépendant, Chouchkievitch tente de mener une politique de rapprochement avec l'Occident et non avec la Russie, mais se heurte à l'hostilité de la classe politique pro-russe. Le 26 janvier 1994, les députés votent sa destitution comme président du Conseil suprême, à la suite d'un rapport d'Alexandre Loukachenko condamnant la corruption à la tête de d'État. 

Peu après, une nouvelle constitution est adoptée et il décide de se présenter quand même à l'élection présidentielle du mois de juillet. Il obtient 10 % des suffrages, loin derrière les 45 % de Loukachenko qui est élu au second tour. Il dirige depuis 1998, l'Assemblée sociale-démocrate biélorusse. En 2004, il tente de participer aux élections législatives, mais la commission électorale l'en empêche. En tant qu'ex-chef d'État biélorusse, il touche une pension mensuelle de 1,80 $. Il organise aujourd'hui de nombreuses conférences dans divers pays du monde, dont la France.

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