Décès de l’ex-braqueur et écrivain Roger Knobelspiess

Publié le par Livres Hebdo par Cécilia Lacour

Décès de l’ex-braqueur et écrivain Roger Knobelspiess

L’ancien délinquant, devenu écrivain et comédien, Roger Knobelspiess est décédé le 19 février à l’âge de 69 ans.

Roger Knobelspiess

Roger Knobelspiess

Roger Knobelspiess, ancien braqueur devenu comédien et auteur de huit ouvrages consacrés à l’univers carcéral, est décédé à l’âge de 69 ans, le 19 février.
 
Né le 15 septembre 1947 à Elbeuf (Seine-Maritime), dans une famille pauvre de huit enfants, Roger Knobelspiess vole, à l'âge de 17 ans, un magnétophone et fait face à la justice pour la première fois. Dès lors, il effectue des allers-retours dans différents établissements pénitenciers. En 1972, il est condamné à quinze ans de réclusion pour un braquage qu’il nie avoir commis. En 1980, alors en prison, il publie son premier ouvrage QHS, quartier haute sécurité chez Stock.
 
Gracié en 1981 par François Mitterand, le délinquant est de nouveau envoyé en prison pour un cambriolage deux ans plus tard, puis pour une fusillade contre des policiers à Saint-Pierre-les-Elbeuf en 1987. Entre deux condamnations, il continue de publier des ouvrages comme Le roman des Ecameaux, paru en 1984 chez Grasset puis réédité chez Buchet Chastel en 2015.

Reconversion dans le cinéma et la littérature

En 1985, Serge Quadruppani lui consacre Un coupable idéal, Roger Knobelspiess (Maurice Nadeau). Trois ans plus tard, la comédienne Marie Rivière, sa compagne de l’époque, publie Un amour aux assises (Barrault) dans lequel elle raconte son combat pour le faire sortir de prison. 
 
En août 1990, il est définitivement libéré de prison après avoir passé, au total, 26 années derrière les barreaux. Dès lors, Roger Knobelspiess se consacre à l’écriture et à la comédie. Il multiplie les seconds rôles au cinéma, notamment dans les films de Jean-Pierre Mocky comme Le Cabanon rose (2016) et publie de nouveaux textes consacrés à l’univers carcéral dont Voleur de poules, paru en 1991 chez Flammarion et réédité en bande dessinée en 2007 chez Carabas, Désordres de mémoires (Rocher, 2004) dans lequel il revient sur les rencontres qu’il a faites, ou encore Mesrine, l’évasion impossible, une bande dessinée illustrée par Lounis Chabane (Casterman, 2008) sur Jacques Mesrine qu'il a rencontré en prison. 

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