Les noms de près de 10 000 gardiens SS d’Auschwitz mis en ligne sur le Net

Publié le par L'Union par Hervé Chabaud

Les noms de près de 10 000 gardiens SS d’Auschwitz mis en ligne sur le Net

Il s’agit du commencement d’un grand projet comme l’a détaillé le lundi 30 janvier 2017, Jaroslaw Szarek directeur de l’Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) en annonçant la mise en ligne de 9 686 noms de membres du personnel du camp de concentration et d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau.

Les noms de près de 10 000 gardiens SS d’Auschwitz mis en ligne sur le Net

La liste, une compilation de renseignements qui concernent pour l’instant les camps d’Auschwitz et Auschwitz II (ou Auschwitz-Birkenau), et sur les kommandos, camps secondaires associés, doit être enrichie par celles des autres lieux de détention et d’extermination mis en place par l’Allemagne nazie. Le nombre de noms déjà réunis est d’environ 25 000. La liste de noms a été constituée en grande partie grâce au travail d’un historien universitaire, le professeur Aleksander Lasik, qui y a travaillé depuis 1982, en commençant par l’identification des SS d’Auschwitz.

Les recherches n’ont pas été simples insiste le directeur du Musée d’Auschwitz, Piotr Cywinski, car à la veille de la défaite les Allemands ont brûlé un grand nombre de documents. « Nous disposons aujourd’hui de plus de renseignements sur les prisonniers que sur les SS », commente-t-il.

C’est la raison pour laquelle le musée a lancé récemment un appel aux Allemands et aux Autrichiens pour les solliciter afin qu’ils transmettent tous les souvenirs des soldats Waffen-SS, mémoires, lettres privées ou photos, qu’ils pourraient avoir en leur possession et permettraient de « mieux comprendre la mentalité des bourreaux ».

Le numéro deux de l’IPN, Mateusz Szpytma précise que si l’on a identifié quelques employés des camps de nationalité ukrainienne, lituanienne ou lettonne, on ne trouvait pas parmi eux de Polonais. Jaroslaw Szarek a redit l’importance de cette initiative en raison de l’usage inapproprié de l’expression « camps polonais », une erreur combattue par les autorités et en particulier la diplomatie polonaise.

Si la raison est souvent l’ignorance des auteurs, « il s’agit parfois de mauvaise volonté, voire de politique historique antipolonaise », a-t-il affirmé. La base de données, accessible en cinq langues, « est un instrument pour lutter contre le mensonge », a ajouté le chef de l’IPN. « Nous n’y exprimons pas d’opinion, nous ne faisons que rapporter des faits secs. »

Ces archives électroniques contiennent aussi quelque 350 sentences prononcées après la guerre contre les gardiens, mais ces documents n’ont pas encore été traduits.

Publié dans Articles de Presse

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