La double vie d’une survivante de l’Holocauste de 90 ans

Publié le par Renee Ghert-Zand

La double vie d’une survivante de l’Holocauste de 90 ans

Au cours des 30 derniers étés, Karla Raveh de Kiryat Tivon est retournée dans sa ville natale de Lemgo, où elle est devenue une célébrité inattendue

Karla Raveh à son domicile de Kiryat Tiv'on, en Israël , le 21 février 2017

Karla Raveh à son domicile de Kiryat Tiv'on, en Israël , le 21 février 2017

Karla Raveh est une survivante de l’Holocauste âgée de 89 ans qui mène une double vie.

Une grande partie de l’année, Raveh, qui aura 90 ans au mois de mai, est une modeste femme d’intérieur qui s’occupe passionnément de ses cinq petits-enfants et de ses 10 arrière-petits-enfants à Kiryat Tivon, à proximité de Haïfa, dans le nord d’Israël. Mais, durant l’été, elle part à Lemgo, en Allemagne, où elle est pratiquement une célébrité – impossible pour elle de se rendre quelque part sans être apostrophée dans la rue par les gens.

A Lemgo, où est née Raveh, une école porte son nom. Elle habite dans un appartement au-dessus d’un musée consacré à son histoire et à celle de sa famille dans leur maison d’enfance, une demeure d’époque dans le centre de la ville. Son agenda est plein, elle est intervenante sur toute une série de conférences, elle tient également des réunions avec des dignitaires ainsi qu’avec de nouvelles et anciennes relations.

Et pourtant, presque personne en Israël ne se doute de quoi que ce soit. Raveh n’a raconté qu’à quelques amis et voisins la vie qu’elle menait l’été à Lemgo au cours de ces trente dernières années, car « les anciens survivants de l’Holocauste en particulier ne pourraient pas comprendre ».

Karla Raveh, à gauche, et Lilach Naishtat Bornstein

Karla Raveh, à gauche, et Lilach Naishtat Bornstein

Lilach Naishtat Bornstein, universitaire post-doctorante à l’Institut MOFET et enseignante au Kibbutzim College of Education, a entendu parler de la double vie de Raveh et a voulu comprendre. Avec la permission de Raveh, elle l’a suivie à Lemgo et a réalisé en 2012 un court-métrage qui lui est consacré en partenariat avec le réalisateur Hans-Peter Lübke, une production israélo-allemande intitulée « Entre foyer et pays natal ».

Intrigué par ce qui est permis – ou pas – dans la société israélienne lorsqu’il est question de témoigner de l’Holocauste, Bornstein a également utilisé l’histoire de Raveh comme matériel de recherche dans son livre qu’elle a a nommé “Leurs juifs: Le bien et le mal dans les témoignages de l’Holocauste », publié en 2016 par le centre Melton de l’Institut hébraïque d’études juives et l’Institut MOFET.

« Il y a une tendance chez les survivants à retourner là d’où ils viennent pour témoigner mais le cas de Karla est unique », dit Bornstein.

Mémorial en souvenir de la famille Frenkel aux abords du domicile de Karla Raveh Gesamtschule à Lemgo, en Allemagne

Mémorial en souvenir de la famille Frenkel aux abords du domicile de Karla Raveh Gesamtschule à Lemgo, en Allemagne

« Un projet d’éducation formidable et phénoménal a grandi autour se son témoignage. Des douzaines, si ce n’est des centaines de produits culturels ont été élaborés sur la base de son témoignage comme ce qui semble être une obsession allemande étrange », explique-elle.

Bornstein, 51 ans, souhaitait particulièrement tenter de comprendre pourquoi le témoignage de Raveh avait été reçu avec tant d’intérêt en Allemagne et non en Israël, notamment parmi les propres membres de sa famille.

« Les Juifs allemands ont une forte envie de conserver leur culture allemande qu’ils adorent, et Karla s’est sentie autorisée à chercher une compensation pour son enfance perdue. Cela a été un peu désagréable pour ses enfants de redécouvrir son histoire avec l’Allemagne qu’ils avaient seulement associée aux nazis », ajoute Bornstein.

Une lettre qui change la vie

Pendant une grande partie de sa vie, Lemgo, une petite ville universitaire située au sud-ouest de Hanovre, à une heure et demi en voiture, n’est resté qu’un souvenir gravé dans la mémoire de Karla. C’est l’endroit où elle est née et où elle avait grandi. C’est là aussi que sa famille avait été déportée par les nazis vers le camp de concentration de Theresienstadt en juillet 1942.

Seules Raveh et l’une de ses grand-mères ont survécu à l’Holocauste. Après la guerre, âgée de 18 ans, Raveh est retournée brièvement à Lemgo pour vivre une convalescence et réclamer les biens de sa famille. Après cela, elle a quitté cette ville qui l’avait vu naître – d’abord pour la Suisse, et plus tard pour Israël – avec l’intention de ne plus jamais y revenir.

Lemgo serait resté gravé pour l’éternité dans le passé de Revah s’il n’y avait eu une lettre reçue au milieu des années 1980, écrite par un enseignant local, du nom de Hanne Pohlmannn et lui demandant, en tant que seule survivante juive originaire de Lemgo, de partager son témoignage avec les habitants de la municipalité et en particulier les plus jeunes. Raveh avait accepté avec réticence, donnant des détails jusqu’alors inconnus même de ses deux fils, Michael et Danny. Le mari de Raveh, Shmuel, était devenu le moteur du projet, encourageant son épouse à écrire l’histoire entière de sa famille en allemand, prenant le rôle de secrétaire.

Raveh a soumis son témoignage à Pohlmann, qui l’a remanié de manière à pouvoir en faire un livre dont la première édition s’est rapidement vendue. Raveh a été invitée à Lemgo au cours de l’été 1986 pour le lancement de l’ouvrage, ce qui l’a réintroduite d’une manière inattendue au coeur de la vie de Lemgo, 40 ans après. Ce voyage initial s’est transformé en visites annuelles de plusieurs mois et en un vrai retour aux sources.

“Je suis chez moi ici, en Israël, et je suis aussi chez moi là-bas, à Lemgo. C’est quelque chose de difficile à expliquer », déclare Raveh au Times of Israël au cours d’un entretien réalisé autour d’un déjeuner dans sa cuisine de Kiryat Tivon.

Avant sa déportation, Raveh et ses frères et soeurs étaient les seuls jeunes Juifs de Lemgo. Aujourd’hui, elle est la seule Juive là-bas. Accueillie avec chaleur et sincérité par les habitants de la municipalité, Raveh est devenue « leur Juive », une identité qu’elle adopte avec ambivalence.

Du bonheur à l’enfer

Raveh est née Karla Frenkel à Lemgo le 15 mai 1927 de Herta (née Rosenberg) et Walter Frenkel. Elle avait une soeur aînée, Helga, et deux frères plus jeunes, Ludwig et Uriel. Walter était un homme d’affaires, et la famille vivait dans la maison familiale, qui avait été achetée et rénovée par la grand-mère de Walter, veuve d’entrepreneur, à la fin du 19e siècle. Cela faisait des générations que les Frenkel et les Rosenberg, originaires de Hambourg, vivaient en Allemagne.

« Je me souviens que mon grand-père était un vrai Yekke », dit Raveh, utilisant le terme désignant un Juif d’origine germanophone.

Lorsque Karla et ses frères et soeurs étaient enfants, Lemgo comptait une population de 13 500 personnes, parmi laquelle il n’y avait que 60 Juifs. La fratrie Frenkel représentait les plus jeunes Juifs de la ville et Karla et ses frères et sœurs s’étaient parfaitement intégrés socialement aux côtés des autres enfants. Les membres les plus âgés de la famille étaient eux aussi bien acceptés et impliqués dans la vie civile. Walter Frenkel et son père (décédé lorsque Karla était âgée de sept ans) étaient ainsi, entre autres, pompiers volontaires.

La situation familiale a changé avec l’arrivée des nazis. Dès 1938, les enfants n’ont plus eu l’autorisation d’aller à l’école. Raveh et sa sœur ont intégré le foyer d’une famille juive qui habitait Detmold, situé à proximité, et où se trouvait une école juive régionale. Ce compromis s’est achevé en 1941.

Karla Frenkel Raveh à l’âge de 7 ans en 1934 - Photographie de Karla Frenkel Raveh prise à Lemgo, en Allemagne, peu de temps après sa libération, en 1945 - Herta Rosenberg Frenkel, morte à Auschwitz en 1944
Karla Frenkel Raveh à l’âge de 7 ans en 1934 - Photographie de Karla Frenkel Raveh prise à Lemgo, en Allemagne, peu de temps après sa libération, en 1945 - Herta Rosenberg Frenkel, morte à Auschwitz en 1944
Karla Frenkel Raveh à l’âge de 7 ans en 1934 - Photographie de Karla Frenkel Raveh prise à Lemgo, en Allemagne, peu de temps après sa libération, en 1945 - Herta Rosenberg Frenkel, morte à Auschwitz en 1944

Karla Frenkel Raveh à l’âge de 7 ans en 1934 - Photographie de Karla Frenkel Raveh prise à Lemgo, en Allemagne, peu de temps après sa libération, en 1945 - Herta Rosenberg Frenkel, morte à Auschwitz en 1944

Hélène et Théodore Rosenberg. Hélène a survécu à Theresienstadt et est morte deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale en Suisse. Théodore a été tué près de Hambourg, an Allemagne, durant la Nuit de cristal en 1938

Hélène et Théodore Rosenberg. Hélène a survécu à Theresienstadt et est morte deux ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale en Suisse. Théodore a été tué près de Hambourg, an Allemagne, durant la Nuit de cristal en 1938

La grand-mère maternelle de Raveh, Hélène Rosenberg, était venue vivre avec la famille Frenkel à Lemgo après que son mari Théodore a été tué par les nazis à côté de Hambourg durant la nuit de cristal, en novembre 1938.

Pour leur part, le frère et les trois soeurs de Walter Frenkel ainsi que leurs familles ont été déportés depuis Lemgo vers le ghetto de Varsovie où ils sont morts de faim.

Le 28 juillet, Raveh et sa famille – ses parents, ses frères et soeurs et ses deux grand-mères – ont été déportées à Theresienstadt en Tchécoslovaquie.

« Lorsque nous sommes arrivés au camp, nous avons dû marcher depuis la plate-forme du train et les gardiens ont mis les personnes âgées comme ma grand mère, la mère de mon père, Laura Frenkel, sur un chariot, poussé par des hommes jeunes, qui transportaient aussi des sacs. Je me souviens être allée vers ma grand-mère et elle m’a dit : « Le Dieu des vieux n’existe plus ». Elle a tenu pendant environ deux mois puis elle est morte », raconte Raveh.

La famille a été emprisonnée à Theresienstadt pendant deux ans et demi. Raveh et sa soeur Helga, toutes les deux adolescentes, travaillaient dans les champs et vivaient dans des maisons pour les jeunes, surveillées par des organisations sionistes tchèques.

« C’est là que j’ai attrapé le goût du sionisme et de l’alyah. Je disais à mes parents que je voulais aller en Palestine et je me rappelle qu’ils ne me prenaient pas très au sérieux », ajoute-t-elle.

La famille de Raveh a été emmenée à Auschwitz-Birkenau sous ses yeux. Elle a alors tenté de trouver un moyen de transport pour les rejoindre et rester à leurs côtés.

« Je me suis portée volontaire pour être emmenée à Auschwitz. Je n’avais honnêtement aucune idée d’où j’allais. Je suis allée parler personnellement au [Rabbin] Leo Baeck, qui dirigeait la Judenrat pour lui demander de m’aider à figurer sur la liste de ceux qui partaient », dit Raveh.

Raveh a fini par pouvoir intégrer le dernier véhicule du dernier transport reliant Theresienstadt à Auschwitz en octobre 1944. Non préparée à voyager, elle n’avait pas d’eau. Alors lorsqu’un jeune homme assis à ses côtés s’est endormi, elle a volé sa gourde. C’était de l’alcool fort – elle l’a bu malgré tout.

A son arrivée à Auschwitz, la seule chose qui a permis à Raveh de ne pas être envoyée directement à la chambre à gaz a été sa chutzpah. Plutôt que de rejoindre la file principale des femmes, elle a erré autour de la plate-forme. Quand un gardien lui a demandé où elle pensait aller, elle a donné une réponse incohérente, et elle s’est alignée dans les rangs d’un groupe moins important, sur le côté qui, devait-elle découvrir, était celui d’un groupe de travailleurs.

« J’ai été totalement sous le choc lorsque je suis arrivée là-bas. Je ne savais pas ce qui m’était tombée sur la tête. J’ai appris que ma famille entière avait été gazée avant que je n’arrive. Une bonne amie m’a dit que Mengele avait remarqué, pendant une sélection, que ma soeur avait un abcès à la hanche et qu’elle avait été envoyée à la chambre à gaz. Elle avait eu cet abcès à cause d’une aiguille non-stérilisée dans le cadre d’un traitement contre la typhoïde à Theresienstadt. Mon père avait échangé le médicament contre du pain et elle allait mieux, mais elle avait encore cet abcès », dit Raveh.

Raveh se souvient être restée nue au cours de sa première nuit à Auschwitz et avoir demandé aux femmes juives qui avaient la responsabilité des prisonnières à quoi servaient les usines. Ces dernières s’étaient contentées de rire.

“Cela m’importait peu d’être envoyée à la chambre à gaz. J’étais déjà en enfer et je ne me cramponnais à la vie plus qu’avec mes ongles », dit-elle.

Plus tard, lors d’un transport entre Auschwitz et Bergen-Belsen, une femme assise à côté de Raveh s’est suicidée en s’ouvrant les veines. Recouverte de son sang, Raveh a traîné le corps à travers le camion à bestiaux.

“Lorsque la porte s’est ouverte et que l’air est entré, c’était comme boire un grand verre d’eau. Je n’oublierai jamais cette sensation », dit Raveh.

Raveh a quitté Bergen-Belsen pour intégrer une usine de munitions à Salzwedel, en Allemagne. Elle a été libérée là-bas par les forces alliées le 14 avril 1945. C’était un mois avant qu’elle ne fête ses dix-huit ans.

Helga Frenkel, tuée à Auschwitz en 1944 - Walter Michael Frenkel, tué à Auschwitz en 1944 - Ludwig Frenkel, mort à Auschwitz en 1944
Helga Frenkel, tuée à Auschwitz en 1944 - Walter Michael Frenkel, tué à Auschwitz en 1944 - Ludwig Frenkel, mort à Auschwitz en 1944
Helga Frenkel, tuée à Auschwitz en 1944 - Walter Michael Frenkel, tué à Auschwitz en 1944 - Ludwig Frenkel, mort à Auschwitz en 1944

Helga Frenkel, tuée à Auschwitz en 1944 - Walter Michael Frenkel, tué à Auschwitz en 1944 - Ludwig Frenkel, mort à Auschwitz en 1944

Déterminée à récupérer les biens de sa famille, Raveh est retournée à Lemgo, où elle a été hospitalisée car elle était atteinte de tuberculose. Elle a là-bas rencontré celui qui allait devenir son mari, le survivant polonais Shmuel Rubin (qui a plus tard opté pour le nom hébreu de Raveh).

Rubin avait survécu à Mittelbau-Dora, un sous-camp de Buchenwald où les travailleurs esclaves étaient chargés de la fabrication de missiles V-2 et autres armements expérimentaux dans des conditions souterraines extrêmement dangereuses.

Il avait été blessé par balles alors qu’il tentait de fuir une marche au départ du camp de la mort et s’était effondré dans la forêt, où il avait été trouvé par un soldat afro-américain. Rubin avait alors été emmené à l’hôpital de Lemgo, mais il avait refusé d’accorder sa confiance à son sauveteur jusqu’à ce qu’un autre soldat américain vienne s’entretenir avec lui en yiddish.

La grand-mère maternelle de Raveh, Hélène Rosenberg, avait survécu à la guerre grâce à un accord particulier entre Heinrich Himmler, autorité chez les SS, le chef de la police sécuritaire Ernst Kaltenbrunner, et d’autres dirigeants SS de libérer 1 200 prisonniers détenus à Theresienstadt en échange de cinq millions de francs suisses réunis par les organisations juives sur un compte placé sous séquestre.

Rosenberg a retrouvé Raveh grâce à la Croix rouge, et l’a faite venir en Suisse où elle a vécu sa convalescence avant de rejoindre Rubin en Israël à la fin de l’année 1949. (Rubin est mort d’un cancer en décembre 1986, et n’a pas vécu suffisamment longtemps pour voir son épouse retourner à Lemgo).

“Ma grand-mère a refusé de me croire lorsque je lui ai dit ce qui était arrivé au reste de la famille », se souvient Raveh.

Une relation ambivalente

Raveh reconnaît vivre une relation faite d’amour et de haine avec Lemgo.

Raveh indique qu’elle refuse d’offrir son témoignage à des groupes d’adultes plus âgés car certains d’entre eux auraient peut-être été des complices de nazis, voire même des nazis eux-mêmes. Elle a donc décidé de consacrer son énergie à éduquer la jeune génération.

“Les jeunes Allemands assument cette responsabilité et ils ont honte. Les anciennes générations ne l’assument pas et je ne m’adresse donc pas à eux », dit-elle.

C’est un peu contradictoire mais elle est ravie lorsque d’anciens amis et relations d’école la reconnaissent et l’invitent à boire un café pour se retrouver.

“Qu’est-ce que je peux dire ? A mon grand regret, j’aime encore ma ville natale. Pas l’Allemagne, mais ma ville natale », explique-t-elle.

Bornstein observe qu’en dépit des sentiments qui animent Raveh lorsqu’elle se trouve à Lemgo, elle se limite dans sa manière d’échanger avec les Allemands. Bornstein pense que cette retenue est liée au fait que Lemgo a adopté « Sa Juive », mais non « son Israélienne », la privant d’une partie de son identité.

« Le seul tabou dans la conversation avec les Allemands porte sur le fait qu’elle soit israélienne. Ils veulent la voir en tant que victime juive. Ils veulent la voir comme une Juive allemande, et non comme une Israélienne », explique Bornstein.

Raveh est retournée à Lemgo pour la fête organisée par la municipalité à l’occasion de son 90e anniversaire. Elle a toutefois la certitude qu’il s’agira de son dernier voyage là-bas. Le déplacement est devenu trop difficile.

Elle a continué à faire le voyage toutes ces années par amour et par sens du devoir pour sa famille assassinée. Entrer par la même porte, dans la maison de Frenkel Haus, que celle qu’elle franchissait enfant a été difficile au niveau émotionnel. Elle a toutefois eu le sentiment qu’il fallait qu’elle continue à le faire.

“J’ai montré au « Dieu des vieux » dont ma grand-mère avait dit qu’il était mort que je suis encore là », conclut-elle.

Shmuel (Rubin) Raveh, photographié après sa libération des camps de concentration nazis en 1946 - Les étudiants de la Karla Raveh Gesamtschul, à Lemgo, fête le vingtième anniversaire du changement de nom de l’école en 2016 - Le témoignage sur l’Holocauste de Karla Raveh et son autobiographie, publiés en Allemand, avec une image de Frenkel Haus à Lemgo, en Allemagne, sur la couverture
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