Les scandaleux carnets secrets de Sissi

Publié le par Le Point

Les scandaleux carnets secrets de Sissi

VIDÉO. Francois-Joseph en âne, Alexandre III en babouin et le viol arrangé de sa nuit de noces, "Libération" revient sur les sulfureux carnets de l'impératrice.

Les scandaleux carnets secrets de Sissi

C'est une part méconnue de la plus célèbre impératrice du monde, immortalisée sous les traits de Romy Schneider, que dévoile Les 400 culs, l'un des blogs de Libération, dans deux posts. Pendant trente-neuf ans, jusqu'au suicide de son fils Rodolphe à Mayerling, Sissi a écrit des poèmes qu'elle a ensuite fait recopier et imprimer. Dans son testament rédigé en 1890, elle précise que les coffrets contenant les manuscrits devront être légués à la Suisse et ouverts soixante ans plus tard. Huit ans avant d'être assassinée par un anarchiste à Genève, elle précise aussi qu'ils doivent être publiés « au profit des condamnés politiques les plus méritants et de leurs proches dans le besoin ». Mais lorsque le président de la Confédération helvétique découvre les poèmes le 3 juillet 1951, il est surpris du contenu.

L'impératrice d'Autriche y expose sans fard sa vie privée et ne se prive pas de ridiculiser ses contemporains, anticonformiste jusque dans l'intimité. Dans ces poèmes signés Titania, du nom de l'un des personnages du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare qui tombe amoureuse d'un âne précise Libération, elle y décrit sa belle-sœur comme un « gros crapaud jaune », le tsar Alexandre III en babouin et sa femme en « petite guenon [qui] fait gentiment la révérence au peuple qui l'acclame » et conclut ainsi la journée de célébrations : « La pièce est terminée – Slava ! Vive les singes ! Vite la cuvette, je vais vomir. »

Viol organisé

Mais Libération souligne que ces carnets reviennent aussi sur un épisode particulièrement douloureux pour la jeune Sissi : sa nuit de noces avec François-Joseph alors qu'elle a tout juste 16 ans. Éprouvée par la lourde étiquette qui règle la cour de Vienne, la jeune fille parvient à obtenir que celle-ci n'ait pas lieu en public, mais, explique Les 400 culs, c'est la mère du marié qui « prépare elle-même la jeune vierge pour cette nuit de dépucelage », dans ce qui ressemble à un viol arrangé. Avant de lui remettre le lendemain de l'or pour la remercier du don de sa virginité à l'Autriche.

Une nuit de noces dont elle ne se remettra pas, comme en témoigne l'un de ses poèmes, rédigé trente et un ans après : « Mon cœur était de pur cristal, / Ton aiguille un diamant ; / Ce qu'elle y a gravé pour mon supplice / Mieux vaut ne pas le nommer. / Tous deux, nous essayons de l'effacer / Mais cela ne veut pas s'en aller... / Passer l'éponge ! est souvent utile / Mais reste ici sans effet. » Les poèmes de l'Impératrice d'Autriche ne seront finalement publiés que vingt-quatre ans après la date prévue sous le nom de Titania.

Publié dans Articles de Presse

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