Parti socialiste : Élisabeth Guigou "tourne la page" de la politique

Publié le par Le Point

Parti socialiste : Élisabeth Guigou "tourne la page" de la politique

L'ancienne garde des Sceaux a été battue en juin dernier lors des élections législatives. Elle annonce, mardi soir, qu'elle arrête la politique.

La socialiste a été garde des Sceaux de Lionel Jospin, la première femme à obtenir ce ministère, et était jusqu'en 2017 présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée. © NurPhoto/ Julien Mattia

La socialiste a été garde des Sceaux de Lionel Jospin, la première femme à obtenir ce ministère, et était jusqu'en 2017 présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée. © NurPhoto/ Julien Mattia

L'hécatombe au Parti socialiste continue. Dans un entretien au Parisien, Élisabeth Guigou explique mardi soir qu'elle a décidé de tourner une large page de sa vie, celle de la politique. L'ancienne garde des Sceaux sous le gouvernement de Lionel Jospin a été battue lors des élections législatives de juin dernier, comme d'autres grandes figures de la gauche socialiste, dont Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis. « Aujourd'hui, je tourne une page », confie-t-elle au quotidien. « J'arrête la politique d'un point de vue électoral, mais je continuerai à m'exprimer, notamment via ma Fondation Anna-Lindh dont je suis présidente, qui œuvre pour le dialogue euro-méditerranéen », précise l'ancienne ministre socialiste âgée de 70 ans, battue en Seine-Saint-Denis dès le premier tour aux législatives après trois mandats consécutifs.

Analyse d'une défaite

« Les circonscriptions de gauche [dont la sienne, NDLR] ont été gagnées par un candidat de La France insoumise. Cela a été une forme de vague, les gens ont eu envie d'essayer autre chose. C'est comme ça, il n'y avait rien à faire d'autre », juge Élisabeth Guigou, « heureuse » d'avoir, selon elle, « réussi à donner une image positive et dynamique de la Seine-Saint-Denis ». À propos de la nouvelle Assemblée, elle dit « souhaiter que cette nouvelle génération, qui doit construire sa propre vision de la démocratie, mette davantage en avant les travaux dans les commissions, dans les groupes politiques, et casse l'image du député qui se met parfois en scène deux fois par semaine à l'Assemblée ».

Élisabeth Guigou porte aussi un regard sévère sur la décision de Benoît Hamon de quitter le Parti socialiste : « C'est n'importe quoi. Il ferait mieux de s'interroger sur les raisons de sa défaite, qui n'a jamais été aussi lourde pour le PS depuis 1969 ! Son erreur stratégique a été de courir après Mélenchon au lieu de rassembler ses propres amis. » De son action politique, elle « retien[t] [son] action pour l'Europe, pour la justice avec le retour au droit du sol pour les enfants étrangers de parents nés en France, la présomption d'innocence, le pacs, la parité, et sur le social, l'allocation pour les personnes âgées en perte d'autonomie ».

Publié dans Articles de Presse

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