Strasbourg: Des restes humains issus d'expérimentations nazies découverts à la fac

Publié le par 20Minutes

Strasbourg: Des restes humains issus d'expérimentations nazies découverts à la fac

RECHERCHE Des restes humains issus d’expérimentations nazies réalisées entre 1941 et 1944 ont été découverts à la fac de Strasbourg… 

  Université de Strasbourg. (Archives) — G.Varela / 20Minutes

Université de Strasbourg. (Archives) — G.Varela / 20Minutes

Les couloirs de l’université de Strasbourg ont été le théâtre d’atrocités perpétrées par Auguste Hirt, un médecin SS, entre 1941 et 1944.

Une commission historique et indépendante, présidée par deux professeurs de Berlin et d’Oxford, est chargée de retrouver les traces de ces expérimentations, relaye France Bleu.
Des expériences menées pendant 3 ans

Pendant la Seconde guerre mondiale, 86 juifs gazés au camp de Struthof, ont été disséquées sur ordre du professeur Hirt.

Ces expériences ont été menées pendant 3 ans au sein de la « Reichsuniversität » (Université du Reich) alors que les étudiants et professeurs de l’université de Strasbourg s’étaient réfugiés à Clermont-Ferrand.

Une commission indépendante

En janvier 2015, le livre de Michel Cymes, Hippocrate aux enfers, avait déclenché la polémique. Il affirmait dans cet ouvrage qu’il restait des victimes juives dans les locaux de l’université.

Cette déclaration avait suscité la colère des scientifiques et universitaires. Face à une telle affirmation, l’université de Strasbourg a fait appel à une commission indépendante sous l’égide de deux professeurs de Berlin et d’Oxford.

Un travail « colossal »

Cette commission historique a pour objectif de passer au peigne fin des dizaines de milliers d’objets et de les analyser de façon minutieuse pour réécrire l’histoire rigoureusement.

Ce travail est « colossal », souligne Christian Bonah, professeur d’histoire des sciences à l’université de Strasbourg à la radio.

De nouvelles découvertes

Les équipes de chercheurs ont déjà découvert une vingtaine de boîtes avec des restes humains au nom de Hirt, des dizaines de lames d’étude, ainsi que 160 thèses de médecine inconnues.

Pour le vice-président de l’université de Strasbourg, Mathieu Schneider, ces découvertes témoignent en tout cas « d’une intensification de la recherche nazie entre 1943 et 1944 destinée à servir les thèses raciales. »

Publié dans Articles de Presse

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