La face cachée de Hugh Hefner, le fondateur de Playboy

Publié le par Titouan Gourlin

La face cachée de Hugh Hefner, le fondateur de Playboy

VIDÉO - La playmate Holly Madison, qui a été fiancée au magnat de la presse, a témoigné dans un livre autobiographique les humiliations qu'elle avait subies. Down The Rabbit Hole raconte l'envers du décor et la vie au Playboy Mansion, le manoir du magazine érotique, où «Hef» régnait en maître.

Hugh Hofner et Holly Madison en 2005. Khayat Nicolas/ABACA

Hugh Hofner et Holly Madison en 2005. Khayat Nicolas/ABACA

Dans le manoir du «prophète de l'hédonisme pop», comme l'appelle le Time, ce n'était pas toujours une grande partie de plaisir. Le livre Down the Rabbit Hole (Dans le terrier du lapin) a été écrit par Holly Madison, une ancienne petite amie du magnat de la presse décédé le jeudi à 91 ans. Le lapin en question, c'est bien sûr le logo de Playboy et le terrier, le manoir du créateur de Playboy où tout ce petit monde se croisait.

Du propre aveu de la jeune femme, elle était extrêmement naïve à l'époque où elle pénétrait dans le manoir pour la première fois en 2001. «Je n'avais pas tout de suite compris que toutes les girlfriends devaient coucher avec Hef», écrit-elle dans son livre paru en 2015. Certaines des anecdotes qu'elle raconte sont à vous glacer le sang. Hugh Hefner s'était défendu contre ces attaques en prétextant que la jeune femme était jalouse qu'il n'ait pas voulu se marier avec elle.

Un catalogue de playmates

Parmi les petites habitudes du vieux monsieur que Holly Madison déplore, le catalogue de toutes les filles passées par le manoir. Dans son livre, elle explique qu'un employé avait pour unique tâche de prendre ces clichés. Le lendemain, Hefner avait pour manie d'examiner les photos. «Il les étiquetait A, B ou C (en se basant en premier lieu sur leur look, mais aussi en fonction d'à quel point elles étaient dévêtues).» Puis le maître de maison gardait ces polaroids dans un catalogue, stocké dans le bureau de son secrétaire particulier. Madison avait reçu un A, cela va sans dire. 

«Hef prenait des photos de ses copines chaque soir avant de sortir. Puis les clichés étaient déposés devant les portes de chacune d'entre elles chaque matin», explique encore Holly Madison. Selon l'ex-playmate, cela ne faisait qu'accentuer la pression qui pesait sur les épaules des filles.

Les soirées du «playboy» n'étaient jamais loin de la partie fine. «La première nuit que j'ai passée là-bas a été très révélatrice. Il était clair que l'on attendait certaines choses de moi. Il était également clair qu'il y avait une sorte de mode d'emploi et tout cela était très bizarre, se remémore Holly Madison. Ce n'était absolument pas ce à quoi je m'attendais. C'était vraiment flippant.»

    «D'habitude, je n'approuve pas les drogues. Mais dans les années 1970, ils avaient l'habitude d'appeler ces pilules des “ouvre-cuisses”»

Hugh Hefner, cité par Holly Madison

La playmate se voit proposer des cachets qu'elle refuse: «je ne prends pas de drogue». Ce à quoi le fondateur de Playboy répond comme une blague: «D'habitude, je n'approuve pas les drogues. Mais tu sais, dans les années 1970, ils avaient l'habitude d'appeler ces pilules des “ouvre-cuisses”».

«Deux écrans géants projetaient des films pornos. Au milieu du lit, Hugh Hefner, très pâle, faisait sa petite affaire - si vous voyez ce que je veux dire - et tirait sur un joint, avant de le passer à la blonde la plus proche. Les autres “girlfriends”, à des stades divers de nudité, étaient assises en demi-cercles sur le bord du lit. L'une d'elle était à genoux, une autre debout et certaines allongées…»

Contrôle total et jalousies

Plus tard, la jeune femme comprend que ces soirées suivent un protocole très strict. «Nous devions rester à sa table toute la nuit. Nous pouvions danser tant que c'était en face de lui. Les girlfriends n'étaient autorisées à s'absenter que pour aller aux toilettes», témoigne Holly Madison.

Non content de contrôler leurs faits et gestes, l'abusif patron montait ses girlfriends les unes contre les autres. Il critiquait par exemple avec des mots extrêmement durs le rouge à lèvres de Maddison, puis couvrait de compliments une autre playmate... qui portait le même rouge à lèvres. 

Publié dans Acteurs et Actrices

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