« L’héroïsme face à la barbarie »

Publié le par Bernard Couzinou

« L’héroïsme face à la barbarie »

Tous les ans, c’est avec beaucoup de solennité que les cérémonies commémoratives sont organisées le 16 août, à Bassillac et Eyliac. Mercredi dernier, beaucoup de monde était encore une fois rassemblé autour des élus, pour ne pas oublier cette dramatique journée de l’été 1944 lors de laquelle 18 maquisards ont été torturés et assassinés.

Dépôt de gerbes à la Roquette, 73 ans après l’assassinat de 18 résistants. Photo Bernard Couzinou

Dépôt de gerbes à la Roquette, 73 ans après l’assassinat de 18 résistants. Photo Bernard Couzinou

À La Roquette, devant l’ancienne écurie de la boulangerie, où les résistants furent torturés pendant plusieurs heures, le maire Michel Beylot et le président des anciens combattants de Bassillac Jacques Audy (qui avait 5 ans et demi au moment du drame), ont déposé une gerbe devant la plaque de marbre rose qui rappelle les faits, en présence de Jacques Auzou et Marie-Claude Varaillas, vice-présidents du Conseil départemental. Comme il y a deux ans, l’artiste peintre Dominique Desorges, petit-fils de Vincent Le Goff, un des martyrs, était venu de la région parisienne, avec ses enfants, Virgil et Andréa, déposer un bouquet de sept roses blanches. Le texte de Jacques Audy, lu par Jean-Pierre Bouilleau, retrace ces actes de barbarie de la Division Das Reich, trois jours avant la Libération de Périgueux.

Les familles présentes

Au lieu-dit Le Chaubier à Eyliac, devant la stèle qui rend hommage aux 18 résistants, sur les lieux de leur assassinat, Jean-Pierre Bonnet, maire délégué d’Eyliac, a lu un article de « Sud Ouest » de 1994, le témoignage d’une Eyliacoise dont la famille et surtout le père qui aidait les résistants ont échappé à la mort le 16 août, grâce à l’engagement d’une jeune juive alsacienne réfugiée, qui s’est opposée à l’officier allemand, au risque de faire découvrir sa véritable identité. « Elle avait 18 ans, et s’appelait Lili Lewi. » Plusieurs familles de résistants ont aussi posé des fleurs : Daniel Roche, Thérèse Andrieux, fils et sœur de Coco Roche, Dominique Desorges, Sarah Champeval, 9 ans, arrière petite fille de Louis, et petite-fille le grand-père est porte-drapeau des fils de tués. « Nous sommes, vous êtes toujours aussi fidèles, et nombreux, pour rappeler l’héroïsme des uns, face à la barbarie des autres », indiqua Raymonde Gégo, présidente de la section d’anciens combattants, avant deux émouvantes interprétations a cappella du « Chant des partisans » et de « La Marseillaise », par Danie Delavie. Un dernier dépôt de gerbe au monument aux morts d’Eyliac et le verre de l’amitié ont conclu ce moment de mémoire.

Publié dans Articles de Presse

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