La stèle de la Traction Avant a disparu

Publié le par Léa Sanchez

La stèle de la Traction Avant a disparu
Passionné d’histoire, Ronald Knoth a beaucoup voyagé pour recueillir témoignages et documents sur la Résistance en Périgord. Il prépare un film à ce sujet. photo léa sanchez

Passionné d’histoire, Ronald Knoth a beaucoup voyagé pour recueillir témoignages et documents sur la Résistance en Périgord. Il prépare un film à ce sujet. photo léa sanchez

En 2014, Ronald et Hélène Knoth ont offert une stèle en marbre à l’entrée du pont du Garrit, côté Saint-Cyprien, pour commémorer l’action des résistants français et la légendaire Traction Avant. En août, Ronald a constaté la disparition de la petite stèle. Perplexe, il a relevé d’autres dégâts, comme un banc jeté dans la Dordogne, des dégradations sur un arbre et le banc en bois que le couple avait également offert pour ses 50 ans de mariage. Ronald Knoth a édité un avis de recherche avant de porter plainte à la gendarmerie.

Après une carrière d’officier dans la marine royale néerlandaise, il a découvert avec sa femme, Hélène, les charmes de la Dordogne. Ils se sont installés dans le petit village d’Alles en 1978. Très impliqués dans la vie locale, les Knoth sont devenus des piliers des associations du don du sang de Saint-Cyprien et du pont du Garrit.

Un film en préparation

Ronald Knoth a commencé à apprendre le français dès l’âge de 10 ans, ce qui explique son niveau linguistique. Passionné d’histoire, il s’intéresse surtout à la Seconde Guerre mondiale. Né à Rotterdam en 1943, il a gardé en mémoire la reconstruction de sa ville natale, presque entièrement détruite. En 2000, les Knoth ont acheté leur première Traction Avant et commencé à voyager. Leur première destination, le camp de concentration de Struthof en Alsace, a été un choc. Ils n’ont eu de cesse de recueillir les témoignages des héros de cette époque. C’est ainsi qu’ils ont parcouru la Route 66 pour retrouver des vétérans américains et les remercier au nom de la France.

Depuis, le couple a multiplié les voyages et recueilli témoignages et documents sur la Résistance en Périgord. Après sa rencontre avec le réalisateur Simon Holland, qui a notamment travaillé pour la BBC et habite désormais à Siorac-en-Périgord, l’idée de faire un film est née. « L’opération Percy Pink », du nom de code utilisé par les Américains pour les commandos envoyés en Dordogne, prend forme. Une projection gratuite est prévue en 2018… Le temps, d’ici là, de retrouver la stèle ?

Publié dans Articles de Presse

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