Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE)

Publié le par Mémoires de Guerre

La direction générale de la Sécurité extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE, est le service de renseignement extérieur de la France depuis 1982, succédant au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Placée sous l'autorité du ministre français des Armées, la DGSE est dirigée depuis le 26 juin 2017 par Bernard Émié. Sa devise serait « Partout où nécessité fait loi », qui exprime l'impératif de la raison d'État ou, selon d'autres sources, « Ad augusta per angusta » (« À des résultats grandioses par des voies étroites »).

Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE)

Les missions générales de la DGSE sont définies par les articles D 3126-1 à D 3126-4 du Code de la défense, qui disposent notamment que le Service « a pour mission, au profit du gouvernement et en collaboration étroite avec les autres organismes concernés, de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences ». Avant le décret du 2 avril 1982 qui a procédé à son changement d'appellation sans que les personnels soient changés ni mutés, cet organe portait le nom de Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE). Les activités de la DGSE sont :

la recherche et le recueil du renseignement :

  • d'origine humaine (agents, « honorables correspondants », etc.)
  • d'origine opérationnelle : copie de documents, piégeage d'un système de communication

d'origine technique :

  • Interceptions électromagnétiques : « Frenchelon » et le « Pôle national de cryptanalyse et décryptement » (PNCD)
  • Renseignement d'origine image : satellite Helios
  • Surveillance de réseaux informatiques grand public

d'origine source ouverte 

  • Échanges de renseignements entre services, français ou étrangers
    • l'analyse et l'exploitation du renseignement
    • les opérations clandestines

Le contre-espionnage sur le territoire français n’est pas assuré par la DGSE mais par la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), placée sous l’autorité du ministre de l’Intérieur. La DGSE est membre de la communauté française du renseignement. Le siège de la DGSE, officiellement désigné Centre administratif des Tourelles (CAT), se trouve en partie à Paris, au 141 boulevard Mortier, à proximité de la Porte des Lilas, dans le 20e arrondissement (48° 52′ 28″ N, 2° 24′ 25″ E). Ses membres la désigneraient sous le nom de « centrale » ou de « Mortier » en raison de son adresse. Les médias l'ont surnommé la « piscine » en raison de sa proximité avec la piscine des Tourelles, tandis que le surnom donné à l'intérieur de la DGSE serait plutôt la « boîte ». Le quartier général du service Action est au fort de Noisy à Romainville. L'unité qui regroupe le personnel militaire affecté à la DGSE est le 44ème régiment d'infanterie. Site d'écoute électronique de Domme, dans le Périgord.

Le projet « Fort 2000 », lancé en 1992, devait permettre de déménager le siège de la DGSE au fort de Noisy. Cependant, celui-ci a été perturbé par le manque de budget : les crédits d’études n’ont été débloqués dans le budget de la défense qu’en 1994, suivis des crédits des premiers travaux en 1995. Le financement du projet a été revu à la baisse, passant de 2 milliards de francs à 1 milliard, et a subi l'opposition des riverains du fort qui craignaient les nuisances sonores dues à l’augmentation des survols d’hélicoptères, ainsi que de mouvements écologiques, car la zone du fort abrite une espèce rare de crapauds. Finalement, le projet a été abandonné en mai 1996. À la place, la DGSE a reçu des locaux supplémentaires, ceux occupés auparavant par une unité du train en face de la « Piscine ». Le boulevard Mortier où se situent les principaux locaux administratifs étant dangereux pour les piétons, un tunnel a été mis en place pour faciliter les mouvements du personnel d'un côté à l'autre du boulevard. La DGSE partage en outre certaines de ses bases vouées au renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) avec le Service fédéral de renseignement allemand (Bundesnachrichtendienst ou BND), comme à Kourou, en Guyane française, et gère certaines de ses installations avec la direction du Renseignement militaire (DRM). En 2011, la DGSE employait 4 747 agents à temps plein. Ces effectifs se répartissaient ainsi :

  • 1 259 personnels de catégorie A,
  • 855 personnels de catégorie B,
  • 1 308 personnels de catégorie C,
  • 558 officiers,
  • 750 sous-officiers,
  • 17 militaires du rang.

Les fonctionnaires de la DGSE relèvent ou relevaient d'un statut autonome fixé par voie réglementaire (décret du 1er septembre 1954) non publié au Journal officiel. En 2015 a été adopté un nouveau statut, qui confirme notamment l'interdiction de l'exercice du droit de grève, du droit syndical et, « dans l'exercice d'activités ou de missions opérationnelles », du droit de retrait. Le personnel est néanmoins représenté par des élus au sein de deux instances : le Centre d'entraide social et culturel (qui publie le journal interne, L'Échauguette) et le Comité du dialogue social. Le personnel est en majorité de sexe masculin : en 2012, les femmes ne représentent que 20 % des effectifs et sont peu présentes aux postes de management. Par ailleurs, peu de personnes originaires de l'immigration récente sont recrutées. Enfin, si les militaires constituent 30 % de l'effectif (hors service action), ils constituent environ 50 % de la hiérarchie. La DGSE bénéficie également d’un réseau de correspondants bénévoles, basés en France ou à l’étranger, appelés « honorables correspondants ». De 2009 à 2014, la loi de programmation militaire établie d'après le Livre blanc sur la Défense prévoit l'augmentation des effectifs de la DGSE de près de 690 personnes. Fin 2013, les effectifs de la DGSE s'élevaient à 5 008 agents (hors service action). En 2015, le plafond d'emploi est fixé à 5302, pour 5161 ETPT réalisés.

La loi de programmation militaire 2014-2019 a successivement prévu le recrutement de 284 agents, puis de 185 nouveaux agents (après les attentats de janvier 2015), auxquels devraient encore s'ajouter 140 agents dans le cadre de l'ultime révision de la LPM, qui prévoit 650 nouveaux postes pour les services de renseignement du ministère de la Défense (DRM, DPSD et DGSE). Les effectifs de la DGSE prévus pour 2019 sont de 5840 agents. La DGSE recrute son personnel civil titulaire selon des modalités semblables à celles du reste de la fonction publique française. Cependant, tout candidat est testé sur son habilitation à connaître des informations classifiées. Une série d'enquêtes est menée sur chaque candidat et son environnement pour identifier le potentiel de fuite d'information de chaque future recrue. Outre les concours de la fonction publique, le recrutement de la DGSE soumet plusieurs autres tests aux candidats avant de peut-être les embaucher : épreuves théoriques, journée entière de tests et d'entretiens psychologiques, longue enquête de moralité. L'habilitation secret défense est délivrée aux candidats ayant passé ces tests avec succès. Le recrutement se fait à 50 % par les concours de la fonction publique, dans les trois catégories (A, B et C). Un quart des recrues est issue de candidatures spontanées qui ont ensuite un statut de contractuel de trois ans renouvelable une fois. Enfin, le dernier quart est recruté au sein des personnels militaires.

Corps de fonctionnaires de la DGSE

Catégorie A

  • administrateurs de la direction générale de la Sécurité extérieure, recrutés par l'ENA ou parmi les agents de catégorie A de la DGSE remplissant des conditions de grade et d'ancienneté
  • attachés de la direction générale de la Sécurité extérieure (anciennement délégués de la direction générale de la Sécurité extérieure)
  • inspecteurs (chargés de missions techniques)

Catégorie B

  • secrétaires administratifs spécialisés
  • contrôleurs spécialisés de la direction générale de la Sécurité extérieure

Catégorie C

  • adjoints administratifs de la direction générale de la Sécurité extérieure
  • agents techniques de la direction générale de la Sécurité extérieure
  • personnel de surveillance de la direction générale de la Sécurité extérieure
Pierre Marion - Pierre Lacoste - René Imbot - François Mermet - Claude Silberzahn - Jacques Dewatre - Jean-Claude Cousseran - Pierre Brochand - Erard Corbin de Mangoux - Bernard Bajolet - Jean-Pierre Palasset - Bernard Émié
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Pierre Marion - Pierre Lacoste - René Imbot - François Mermet - Claude Silberzahn - Jacques Dewatre - Jean-Claude Cousseran - Pierre Brochand - Erard Corbin de Mangoux - Bernard Bajolet - Jean-Pierre Palasset - Bernard Émié

Organisation

La DGSE comprend six directions :

  • la direction générale (DG) ;
  • la direction de l'administration (DA) ;
  • la direction des opérations (DO) ;
  • la direction du renseignement (DR) ;
  • la direction de la stratégie (DS) ;
  • la direction technique (DT).

Alliance Base, service de contre-terrorisme mis en place par Jacques Chirac, alors président de la République, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, qui s’occupait d’opérations conjointes avec la CIA et d’autres services étrangers, a été dissous à l'été 2009.

Direction générale

  • René Imbot, directeur général de la Sécurité extérieure de 1985 à 1987.

Le directeur général de la Sécurité extérieure a sous son autorité directe :

  • le cabinet ;
  • le service de l’inspection générale qui évalue et conseille l'ensemble des structures de la direction générale de la Sécurité extérieure ;
  • le service de sécurité ;
  • le service des liaisons extérieures qui gère, coordonne et assure le suivi de l'ensemble des relations de la direction générale de la Sécurité extérieure avec ses partenaires.
  • le centre de situation, créé en 2000, chargé de traiter les crises en temps réel. Il a pour but de rassembler le renseignement de toutes sources et de permettre au directeur général de diriger la recherche et la production de renseignement.

Le directeur général de la Sécurité extérieure est un haut fonctionnaire civil ou militaire.

Directeurs généraux de la Sécurité extérieure 

  • Pierre Marion - ancien directeur général d'une entreprise nationale - 22 juin 1981
  • Pierre Lacoste - amiral - 12 novembre 1982
  • René Imbot - général d'armée - 25 septembre 1985
  • François Mermet - général de corps aérien - 2 décembre 1987
  • Claude Silberzahn - préfet - 23 mars 1989
  • Jacques Dewatre - préfet - 4 juin 1993
  • Jean-Claude Cousseran - diplomate - 14 février 2000
  • Pierre Brochand - ambassadeur de France - 25 juillet 2002
  • Erard Corbin de Mangoux - préfet - 9 octobre 2008
  • Bernard Bajolet - ambassadeur de France - 11 avril 2013
  • Jean-Pierre Palasset (intérim) - général de corps d'armée - 27 avril 2017
  • Bernard Émié - diplomate - 26 juin 2017

Direction de l'administration

« La direction de l'administration est chargée des missions d'administration générale pour l'ensemble des directions et services. » Elle gère le budget, les ressources humaines, l’acquisition et l’entretien des matériels et infrastructures, et les questions juridiques de la DGSE9. Elle comprend cinq services :

  • le service de la gestion des emplois ;
  • le service de l'administration des ressources humaines ;
  • le service de la formation ;
  • le service des finances et du budget ;
  • le service du soutien aux opérations.

Depuis le mois de juin 2008, le directeur de l'administration est le préfet Pierre Pouëssel, énarque, ancien membre des cabinets de Pierre Joxe à l'Intérieur et à la Défense.

Direction des opérations

« La direction des opérations participe à la recherche du renseignement. Elle est chargée d'effectuer, dans le cadre des attributions fixées par les articles D. 3126-1 à D. 3126-3 du code de la défense, toute action confiée par le Gouvernement. » Elle est née de la volonté de Claude Silberzahn de placer le Service Action dans un ensemble plus vaste qui « outre l'action clandestine, est en charge de l'ensemble de la recherche du renseignement par voie opérationnelle ». En l'an 2000, la direction des opérations comprenait les services suivants :

  • le service Action (SA), chargé de la planification et de la mise en œuvre des opérations clandestines ;
  • le service Mission (DO SM), chargé de la recherche de renseignement par moyens humains (officiers traitants) dans les zones où la DGSE n’a pas de poste normal ;
  • le service Assistance (DO ASS), spécialisé de la formation de services spéciaux étrangersnom ;
  • le service Opérations (SO), spécialisé dans le vol d’informations étrangères mais sur le territoire français (cambriolage de chambres d'hôtels, surveillance de courrier, ouverture de valise diplomatique, etc.).

Directeurs des opérations 

  • Général Jean Heinrich - 1989
  • Général Pierre-Jacques Costedoat - 1992
  • Général Dominique Champtiaux - 1995
  • Général Xavier Bout de Marnhac - 1999
  • Général Didier Bolelli - 24 novembre 2004 
  • Général Christophe Rastouil - 20 juin 2008 
  • Général Éric Bucquet - 20 août 2012 

Direction du renseignement

« La direction du renseignement est chargée de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences, d'assurer les liaisons nécessaires avec les autres services ou organismes concernés et de fournir la synthèse des renseignements dont elle dispose ». La direction du renseignement exploite le renseignement quelle que soit son origine (humaine, opérationnelle, technique) et supervise la recherche par moyens humains. Considérée comme le cœur de la DGSE, elle regroupe environ un tiers des effectifs. Les analystes qui y travaillent ont notamment pour tâche de réunir des informations, qui font l'objet d'environ 7 000 diffusions par an. Ces fiches de renseignements "peuvent être transmises à 124 destinataires (président de la République, ministère de la défense, premier ministre…) pour aider ces décideurs politiques à prendre leurs décisions et entraver les diverses menaces internationales".

Organisation jusqu'à l'an 2000

Jusqu'à l’an 2000, la DR était organisée comme suit :

  • le service de Recherche (SR), chargé de la recherche du renseignement, organisé en secteurs géographiques : secteur Monde arabe, secteur Afrique (N)19, etc.), thématiques (renseignement militaire) ou opérationnels (avant la création de la direction des opérations). Les secteurs géographiques étaient sous-divisés en sous-sections d’exploitation, qui s’organisent selon une filière Recherche (gestion du recrutement et de la manipulation des sources) et une filière Exploitation (traitement des informations et production de notes de renseignement).
  • le Contre-Espionnage (CE), chargé de la surveillance des services adverses, de détecter en particulier leurs actions contre le SDECE/DGSE, et de contrôler les sources clandestines du SR pour éviter une intoxication. Ces missions comprennent le recrutement de sources humaines spécifiques, notamment d'agents doubles. Le soutien clandestin de services secrets étrangers à des mouvements de guérilla et terroristes a entraîné l’extension des activités du CE au renseignement sur ces mouvements.

Les officiers traitants (OT) de la DGSE agissent généralement sous couverture, parfois sous fausse identité, soit en étant affecté à un poste à l’étranger, soit en mission de courte durée. Les postes de la DGSE à l’étranger sont rattachés aux secteurs géographiques du SR pour des raisons administratives et fonctionnelles, mais la direction générale a prééminence sur eux car ils ont aussi à traiter des questions dépassant le cadre de leur secteur d’appartenance (affaires transcontinentales, transdisciplinaires ou relations avec des services étrangers). Ces postes sont généralement situés dans les ambassades françaises.

La réforme de l'an 2000

En 2000, la direction du renseignement est réorganisée pour donner naissance à deux services, le service de renseignement politique (SRP), avec à sa tête Vincent Nibourel, et le service de renseignement de sécurité (SRS), spécialisé en matière de contre-criminalité, de contre-espionnage, de contre-prolifération d'armes de destruction massive et de contre-terrorisme et dont le premier directeur fut Alain Chouet jusqu’en 200224. Dans cette nouvelle organisation, les postes à l’étranger reçoivent des instructions des deux services. Un département central de la recherche (DCR) a ensuite été créé pour diriger les postes. La DR comprend également un service des relations extérieures (SEREX), renommé par la suite service des liaisons, chargé d’entretenir les relations avec les services de renseignement étrangers. La DGSE est néanmoins réorganisée en 2012. Le directeur du renseignement est désormais assisté d'un adjoint qui le supplée en cas d'absence ou d'empêchement, d'un adjoint chargé de la recherche et d'un adjoint chargé de l'exploitation. La direction du renseignement se compose de quatre services :

  • le service de contre-prolifération ;
  • le service de contre-terrorisme ;
  • le service de sécurité économique ;
  • le service de renseignement géopolitique et de contre-espionnage.

Directeurs du renseignement 

  • Michel Lacarrière - 1989
  • André Le Mer - 1999
  • Jean-Pierre Pochon - 2000
  • Alain Juillet - 2002
  • André Le Mer - 31 décembre 2003
  • Patrick Calvar - 24 décembre 2009
  • François Sénémaud - 6 septembre 2012

Direction de la stratégie

« La direction de la stratégie est chargée de la transmission et du suivi des orientations recueillies auprès des interlocuteurs officiels de la direction générale de la Sécurité extérieure ainsi que de l'animation et de l'évaluation de la production de renseignements » et elle serait chargée (depuis 2014) des relations avec les services étrangers, tâche auparavant confiée au cabinet du directeur. Les directeurs de la stratégie proviennent toujours du ministère des Affaires étrangères (ministres plénipotentiaires de 2e classe).

Directeurs de la stratégie 

  • Jean-Claude Cousseran - 1989
  • Patrick Gautrat - 1992
  • Guy Azaïs - 1993
  • Bruno Joubert - 1997
  • François-Xavier Deniau - 2001 
  • Pascal Teixeira da Silva - 3 août 2005
  • Rémi Maréchaux - 3 août 2010 
  • Christophe Bigot - 22 août 2013

Direction technique

« La direction technique est chargée de rechercher et d'exploiter les renseignements d'origine technique ainsi que de proposer et de mettre en œuvre les orientations de la direction générale de la Sécurité extérieure dans les domaines techniques. »

En 2000, elle était organisée en trois services :

  • le service technique de recherche (STR) : renseignement d’origine électromagnétique, pénétration informatique, chiffrement et décryptage ;
  • le service informatique et communication (SIC) ;
  • le service technique d'appui (STA) : soutien technique, techniques spéciales, renseignement d’origine image, gestion des marchés publics de la DT.

Même si sa mission est restée la même, l'organisation de la direction technique a évolué. Depuis 2012, la direction technique se compose ainsi de trois divisions :

  • la division des systèmes d'information et du support ;
  • la division des technologies du renseignement ;
  • la division production et actions de renseignement technique.

Directeurs techniques 

  • Jérôme Ventre - 1989
  • Jean-François Sillière -  ? 
  • Général de brigade Yves Mathian - 2001 
  • Bernard Barbier - 13 juillet 2006 
  • Patrick Pailloux - 17 février 2014 

Membres publiquement connus

  • Alain Chouet, conseiller technique pour les affaires touchant à l'islam et au terrorisme auprès du directeur du renseignement (1996-1999) puis chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE de 2000 à 2001 ;
  • Claude Faure, au SDECE à partir de 1972, puis à la DGSE jusqu'en 2002. Auteur de Aux Services de la République, du BCRA à la DGSE.
  • Alain Juillet, directeur du renseignement de la DGSE (2002-2003) ;
  • Colonel Alain Mafart (alias Alain Turenge), ayant participé à l'affaire du Rainbow Warrior ;
  • Gérard Royal, frère de Ségolène Royal, membre du Service Action ayant participé à l'affaire du Rainbow Warrior ;
  • Xavier Maniguet, médecin-colonel, ayant participé à l'affaire du Rainbow Warrior ;
  • Pierre Martinet, ancien membre du Service Action, dit Florent (alias Vincent Cassard et Vincent Seyriès), auteur de Un agent sort de l'ombre ;
  • Lieutenant-colonel Bernard Nut, chef de mission à Nice, mort en service à Rigaud, le 15 février 1983 ;
  • Lieutenant-colonel Dominique Prieur (en) (alias Sophie Turenge), ayant participé à l'affaire du Rainbow Warrior ;
  • Maurice Dufresse, auteur de 25 ans dans les services secrets sous le pseudonyme de Pierre Siramy ;
  • Éric Filiol, cryptanalyste militaire au 44e régiment d'infanterie de 1991 à 1997.
  • Arnaud Danjean, député européen UMP.
  • Tony Bachus (pseudonyme) ancien membre du Service Action, auteur de Section Gamma, parcours atypique au service de la France.
  • Colonel Thierry Jouan, ancien membre du Service Action de la DGSE, auteur de Une vie dans l'ombre.

Opérations connues

  • Exploitation du réseau « Nicobar » qui permit à la France de vendre 43 Mirage 2000 à l'Inde et de connaître la composition du blindage du char T-72 soviétique.
  • Opération « Satanic » : le 10 juillet 1985, une équipe de la DGSE fait exploser dans le port d’Auckland le Rainbow Warrior, bateau de l'organisation Greenpeace, faisant une victime, le photographe néerlandais d'origine portugaise Fernando Pereira (Affaire du Rainbow Warrior).
  • Dans les années 1980, la DGSE s'est lancée dans l'espionnage économique. En 1989, le FBI a démantelé un réseau d'agents infiltrés dans des compagnies américaines dont IBM, Texas Instruments et Corning Glass Works.
  • Libération d'otages : journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot en Irak le 21 décembre 2004, journaliste Florence Aubenas en Irak le 12 juin 2005
  • Le 14 juillet 2009, deux « conseillers » de la DGSE en mission à Mogadiscio, où ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement somalien, sont enlevés dans leur hôtel par des shebab, miliciens islamistes. Après un mois et demi de détention, l'un des deux hommes, affirmant se nommer Marc Aubrière, réussit à s'évader dans des circonstances obscures.
  • Raid de la DGSE en Somalie, le 12 janvier 2013, pour libérer son agent Denis Allex, détenu en captivité depuis trois ans. L'opération se solde par un échec : l'otage français aurait perdu la vie au cours de l'opération, ainsi que deux militaires du Service Action de la DGSE lors de l’assaut. Dix-sept miliciens d'Al-Shabbaab ont également été tués dans l'action.
  • François Hollande confie dans le livre Un président ne devrait pas dire ça... avoir ordonné au moins quatre « opérations homo » (homicides) sur des terroristes.
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