Ingvar Kamprad, le fondateur d’IKEA, est mort à 91 ans

Publié le par Le Temps

Ingvar Kamprad, le fondateur d’IKEA, est mort à 91 ans

Ingvar Kamprad est décédé à l’âge de 91 ans des suites d’une courte maladie. Le fondateur d’Ikea, fils de paysan, était devenu l’un des hommes les plus riches du monde. Il était très apprécié à Epalinges

Ingvar Kamprad, le fondateur d’IKEA, est mort à 91 ans

Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea, est mort à 91 ans, annonce l’ATS. Il est décédé samedi des suites d’une courte maladie, a indiqué le géant suédois de l’ameublement dans un communiqué. L’entrepreneur, fils de paysan, était l’un des hommes les plus riches du monde.

«Nous sommes profondément attristés par le décès d’Ingvar. Nous nous souviendrons de son implication et de son dévouement auprès de nombreuses personnes», a souligné le directeur général d’Inter Ikea, Torbjörn Lööf, cité dans le communiqué.

Né en 1926 dans une région pauvre de Suède, il vend des allumettes puis des décorations de Noël dans sa jeunesse. C’est en 1943 qu’il crée Ikea, appellation formée à partir des initiales de son nom, Ingvar Kamprad, de celui de la ferme familiale, Elmtaryd, et de celui de son village natal, Agunnaryd.

Après avoir débuté dans les stylos, la petite maroquinerie et les bijoux, l’entreprise se lance dans la vente par correspondance en 1945, puis ajoute les meubles en 1947. Elle se spécialise dans ce dernier segment en 1951.

Selon ses propres déclarations, Ingvar Kamprad ne voulait pas payer d’impôts élevés dans son pays natal. Longtemps habitant d’Epalinges (VD), il a figuré à de nombreuses reprises en tête du classement des 300 personnes les plus riches de Suisse publié chaque année par le magazine économique Bilan.

La famille Kamprad dominait toujours ce classement l’an dernier. Le patrimoine de ses trois fils, Peter, Jonas et Mathias, qui détiennent le passeport suisse, est estimé entre 48 et 49 milliards de francs, selon l’enquête de Bilan.

Début mai 2013, le fondateur alors âgé de 87 ans du numéro un mondial de l’ameublement communiquait son retrait officiel du conseil d’administration d’Inter Ikea. Il avait alors précisé qu’il ne s’arrêterait pas pour autant de travailler.

Ingvar Kamprad est devenu l’un des hommes les plus riches du monde sur une simple promesse à laquelle ont cru des millions de consommateurs: «Une maison de rêve à des prix de rêve.» Son empire emploie aujourd’hui 190 000 personnes dans le monde et génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 38 milliards d’euros (35,5 milliards de francs).

Réactions à Epalinges

Le syndic d’Epalinges (VD), Maurice Mischler, s’est déclaré «très touché» dimanche par le décès du fondateur d’Ikea, qui avait vécu de 1976 à 2013 dans la commune. «C’est quelqu’un que nous avons beaucoup apprécié à Epalinges», a-t-il relevé.

«Ingvar Kamprad est rentré en Suède en nous laissant un bon souvenir. D’ailleurs, les appartements protégés pour aînés qu’il a financés par un don de 10 millions sont en passe d’être terminés. La maison va ouvrir dans quelques semaines», a déclaré Maurice Mischler dimanche à l’ATS.

«On savait qu’il n’était pas très bien mais on voulait essayer de faire peut-être quelque chose par téléphone pour marquer le coup», a relevé le syndic, qui a adressé les condoléances de la commune à sa famille. «Ses trois enfants ont fait l’école à Epalinges», a-t-il rappelé.

Corps avec son entreprise

Ingvar Kamprad parlait mal le français, malgré des cours. Sa professeure disait qu’il était un cas désespéré, ce dont il riait, raconte Maurice Mischler. Surtout, il faisait corps avec son entreprise, il avait toujours plein d’anecdotes à raconter à son sujet.

S’il comptait parmi les hommes les plus riches du monde, «ça se voyait très peu. C’est vrai qu’il était regardant. Quand il vous invitait, il faisait le café. Il ne vivait pas dans le luxe. Mais on voyait que c’était naturel chez lui», se remémore le syndic, qui a rappelé qu’Ingvar Kamprad était taxé au forfait fiscal, comme beaucoup d’autres étrangers.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article