Le Bossu

Publié le par André Hunebelle

Le Bossu est un film français réalisé par André Hunebelle sorti en 1959, adapté du roman feuilleton homonyme de Paul Féval (1857). 1701. Le duc Philippe de Nevers a épousé secrètement Isabelle de Caylus, dont il vient d'avoir une petite fille, Aurore. Philippe de Gonzague, son cousin, convoite sa fortune. Il lui tend un traquenard dans les fossés du château de Caylus et le tue par traîtrise. Le chevalier Henri de Lagardère, venu au secours de Philippe, sauve le bébé et s'enfuit. Seize ans plus tard, à Paris, sous la Régence, le prince de Gonzague tente de prouver la mort de l'héritière de Nevers afin de s'approprier ses biens. Tandis que la spéculation déclenchée par la politique financière de Law bat son plein rue Quincampoix, un étrange bossu s'immisce dans l'intimité du prince de Gonzague, en prétendant que sa bosse porte bonheur...

Le Bossu de André Hunebelle
Le Bossu de André Hunebelle

Le Bossu de André Hunebelle

Fiche technique

  • Titre original : Le Bossu
  • Réalisation : André Hunebelle
  • Assistants : Bernard Toublanc-Michel, Yves Prigent, Sigmund Graa
  • Scénario : Jean Halain, Pierre Foucaud, André Hunebelle d'après le roman éponyme de Paul Féval
  • Décors : Georges Lévy, assisté de Pierre Guffroy, Jacques Brizzio
  • Costumes : Mireille Leydet, assisté de Paul Junker et exécutés par Marie Grontzeff
  • Maquillage : Alexandre et Eliane Marcus, Roger Chanteau (perruques)
  • Photographie : Marcel Grignon
  • Son : Monophonique (René-Christian Forget et Jacques Lebreton)
  • Montage : Jean Feyte
  • Musique : Jean Marion (Éditions Hortensia)
  • Maître d'armes : André Gardère
  • Chorégraphie : Jean Guélis
  • Affiche de Gilbert Allard
  • Production : André Hunebelle
  • Sociétés de production : France Production Artistique et Cinématographique et Italie Globe Film International
  • Société de distribution : Lux Compagnie Cinématographique de France
  • Pays d’origine : France, Italie
  • Langue originale : français
  • Format : Couleur (Eastmancolor) — 35 mm — 2.35:1 (Dyaliscope)
  • Genre : film de cape et d'épée
  • Durée : 105 minutes
  • Dates de sorties : Allemagne de l'Ouest : 26 novembre 1959, Italie : 13 décembre 1959, France : 13 janvier 1960
  • Visa de contrôle cinématographique N° 21.840

Distribution

  • Jean Marais : Henri de Lagardère, alias « le Bossu »
  • Bourvil : Passepoil
  • Sabina Selman (nom de scène pour ce film de Sabine Sesselmann) : Aurore de Nevers (VF : Gilberte Aubry) et Isabelle de Caylus (VF : Jacqueline Porel)
  • Jean Le Poulain : M. de Peyrolles
  • Hubert Noël : duc Philippe de Nevers
  • Paulette Dubost : dame Marthe
  • Alexandre Rignault : l'aubergiste
  • Georges Douking : le marquis de Caylus
  • Edmond Beauchamp : don Miguel
  • Paul Cambo : Philippe d'Orléans, le Régent
  • François Chaumette : Philippe de Gonzague
  • Annie Anderson : Arthémise (une invitée du prince de Gonzague)
  • Barbara Cruz
  • Rosita Fernández : Flor
  • Juliette Vilno
  • Bernard Rougerie : un spadassin
  • Jacques Herrieu
  • Raoul Billerey (crédité Raoul Bilrey) : un capitaine de gens d'armes
  • Claude Carliez : un spadassin
  • Guy Delorme : un spadassin
  • Pâquerette : vieille gitane
  • Edmond Tamiz : le fils du couple gitan
  • Alain Nobis : l'huissier du conseil de famille
  • Arnaulis : vieux gitan (non crédité)
  • Jacques Préboist : un spadassin (non crédité)
  • Françoise Deldick : une servante d'auberge (non créditée)
  • Bernard Dhéran : voix du narrateur (non crédité)
  • Jean-Michel Rouzière : un gentilhomme (non crédité)
  • Philippe March : un gentilhomme (non crédité)
  • Henri Coutet : un juge du conseil de famille (non crédité)
  • Christian Brocard : un vendeur de poules (non crédité)
  • Antoine Baud : un spadassin (non crédité)

Critique lors de la sortie en salle le 07/04/2012 Par Pierre Murat

Genre : cape et épée.

De toute évidence, Philippe de Broca est bien meilleur cinéaste qu'André Hunebelle ! Mais, bossu pour bossu, le Lagardère 1997, avec Daniel Auteuil, fait pâle figure devant celui de 1959, avec Jean Marais. De bout en bout, le film est vif, enlevé. Simple et brillant comme le roman de Paul Féval dont il s'inspire. Bourvil, tutoyant son monseigneur de maître, annonce presque le Figaro de Beaumarchais. Et quand il prononce le célèbre « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! », Jean Marais a fière allure.

Publié dans Films

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