Mouvement National Royaliste (MNR)

Publié le par Mémoires de Guerre

Le Mouvement National Royaliste (MNR), Nationale Koningsgezinde Beweging (NKB) en néerlandais, était un mouvement de la résistance belge durant la Seconde Guerre mondiale. Ce mouvement était issu de l'extrême droite même si le mouvement se distanciera par la suite très nettement de ses orientations de départ. Il était surtout actif en Flandre et à Bruxelles.

Mouvement National Royaliste (MNR)

Le Mouvement National Royaliste fut fondé à Aarschot par Lucien et Julien Meyer qui dirigeaient les milices et les jeunesses rexistes, par Jean Carlens et les frères Simon. En février 1941, refusant la fusion avec le VNV, le groupe rompt avec le mouvement Rex et est alors dirigé par Eugène Mertens de Wilmars, ancien admirateur de Degrelle. À sa création, le MNR n'avait pour seule ambition que la création d'un régime autoritaire placé sous l'autorité de Léopold III. Le groupe n'entrera dans la clandestinité qu'en juillet 1941, à la suite des premières représailles allemandes, rompant définitivement avec le "groupe d'Aarschot". Le message politique restera prioritaire jusqu'à l'arrestation d'Eugène Mertens de Wilmars survenue le 8 mai 1942. Le général Ernest Graff lui succédera. Il donnera des orientations plus nettement marquées "anti-allemandes" et prendra, sans ambiguïté, part à la résistance.

Le MNR pourra s'adjoindre des personnalités comme Joseph Meurisse, le Prince Albert-Édouard de Ligne, Jean Naus. Le MNR participera à l'évacuation de pilotes alliés, aidera des familles juives entrées dans la clandestinité. Le MNR réalisera certains sabotages et participera, au côté de l'Armée secrète à la mise au point d'un plan d'action en vue de la libération. Le MNR viendra particulièrement en aide aux réfractaires, leur proximité avec le Mouvement ouvrier chrétien flamand sera d'une aide précieuse. Le MNR éditait également différents journaux clandestins dont Vrije volk (peuple libre) à Louvain. 160 membres du MNR seront exécutés ou périront dans les camps nazis. Une centaine d'entre eux trouvera la mort, au combat, lors de la libération du Port d'Anvers en septembre 1944.

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