Décès du Dr Jacques Hébert, un des derniers médecins compagnons de la Libération

Publié le par Pascal Thomeret

 Décès du Dr Jacques Hébert, un des derniers médecins compagnons de la Libération
 Décès du Dr Jacques Hébert, un des derniers médecins compagnons de la Libération

Après la disparition d'Alain Gayet, en avril 2017, il était, avec le Dr Guy Charmot, un des deux derniers médecins Compagnons de la Libération. Le Dr Jacques Hébert est mort le 15 février 2018. Ancien maire de Cherbourg, ce grand résistant est décédé à Falaise (Calvados), sa ville natale, à l'âge de 97 ans. Emmanuel Macron, a salué en lui "un homme d'exception qui s'est engagé sa vie durant au service de la France et au service des autres ». 

La guerre finie, et après un parcours hors du commun, il avait repris ses études de médecine et s'était spécialisé en cardiologie, se dirigeant ensuite notamment vers la médecine du travail. Entré en politique, il fut maire de Cherbourg de 1959 à 1977, député de la Manche et vice-président de la Commission de Défense nationale à l'Assemblée nationale. Il avait cessé ses activités de médecin-chef du Centre interprofessionnel de médecine du travail, à Cherbourg, en 1982, et publié ses mémoires* en 2015.

Engagé volontaire

Une vie médicale et politique bien remplie... Et pourtant, refusant la défaite, l'étudiant en médecine – qui n'avait pas encore 20 ans en 1940 – avait tout abandonné pour rejoindre le général de Gaulle, avec son frère Bernard, et intégrer les Forces françaises libres à Londres (FFL). Affecté comme 2e classe à la 1re Compagnie autonome de chars de combat, il s'était engagé volontaire toute la durée de la guerre. Après plusieurs campagnes et opérations en Afrique, il avait rejoint en 1944 de nouveau l'Angleterre avec la 2e Division blindée (2e DB).

Débarqué sur les plages normandes, à Utah Beach, le 2 août 1944, le Dr Hébert avait pris une part active à la campagne de Normandie comme officier de transmissions et s'était distingué ensuite au cours de la libération de Paris les 24 et 25 août 1944.

Après plusieurs participations à des combats dans les Vosges et sa participation à la campagne d'Alsace, c'est pour l'Allemagne qu'il est ensuite parti, en 1945, aux commandes de la compagnie d'appui du 501e RCC. Là, il s'est encore distingué, en combattant jusqu'à Berchtesgaden, où se situait le « nid d'aigle » d'Hitler.

« C'est un grand résistant qui nous quitte. Je salue aujourd'hui la mémoire d'un homme libre dont le courage, la sincérité dans les combats et le fort caractère ont marqué leur temps et s'inscrivent dans l'histoire », a écrit l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, lui-même ancien maire de Cherbourg, dans un communiqué annonçant son décès. 

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