James Bond : la saga perd son réalisateur Lewis Gilbert

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James Bond : la saga perd son réalisateur Lewis Gilbert

La saga James Bond attend encore à l'heure actuelle son 25e film mais elle doit d'abord sécher ses larmes : son réalisateur Lewis Gilbert est décédé.

James Bond : la saga perd son réalisateur Lewis Gilbert

Né en 1920, le réalisateur Lewis Gilbert est décédé à l'âge vénérable de 97 ans. Il fut un réalisateur de documentaires pour la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale puis devint par la suite un réalisateur prolifique de films asssez mineurs et oubliés, mais parmi lesquels on en retient encore quatre.

D'abord Alfie le dragueur, qui fit sensation à son époque et permit à Michael Caine d'obtenir un de ses premiers rôles principaux. Puis bien évidemment l'époque des James Bond.

Michael Caine, ce dragueur

Michael Caine, ce dragueur

Lewis Gilbert a en effet réalisé trois épisodes de la saga, deux avec Roger Moore et un avec Sean Connery. Si l'on jettera un voile pudique sur le nanardeux (ou génial, ou inoubliable, ou dingue, ou franchement mauvais, la rédac est partagée) Moonraker, on retiendra un peu plus On Ne Vit Que Deux Fois et L'Espion Qui M'Aimait.

Le premier signe en effet la première et la plus culte des apparitions du méchant Blofeld, incarné par Donald Pleasence (si l'on enlève les caméos vocaux ou les silhouettes dans Bons Baisers De Russie et Opération Tonnerre). Cette incarnation est tellement puissante qu'elle a instantanément fixé l'apparence du "génie du mal" : chauve, balafré, esthète, avec un regard bleu acier et un certain amour pour les chats.

Hello... Mr Bond

Hello... Mr Bond

Le deuxième film a lui aussi donné ses heures de gloire à l'un des méchants les plus appréciés de James Bond, curieusement encore non revisité par les épisodes de la période Daniel Craig : le terrifiant et increvable Requin. Il apparaît en effet pour la première fois dans cet opus, et les quelques scènes qui lui sont accordées sont tout simplement les meilleurs moments du film. Interprété par le très étrange Richard Kiel, un polonais de presque 2m20, et doté d'une impressionnante machoire en acier, Requin est une telle force de la nature qu'il a une aura de monstre surnaturel, encore amplifiée par son mutisme.

Ce personnage contraste à merveille avec le flegme anglais de James Bond et l'alchimie des deux fonctionne à merveille, produisant de drôles de mélanges entre tension folle et actions ludiques. Malheureusement, il ne sera pas assez bon pour sauver Moonraker. En même temps, lui coller une copine pénible et le rendre gentil par amour n'était pas une très bonne idée pour son charisme.

Avouez, les souvenirs remontent là

Avouez, les souvenirs remontent là

Même si ces trois films ne sont pas des chef d'oeuvres (et pour la dernière fois, surtout Moonraker) on ne peut quand même que remercier Lewis Gilbert d'avoir réussi avec brio à donner vie à ces deux némésis marquants du plus célèbre agent secret. On lui souhaite bien évidemment de reposer en paix, et merci pour tout. Salut l'artiste !

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