VIDEO. Le médecin d'Auschwitz Josef Mengele a toujours bénéficié du soutien sans faille de sa famille pendant sa cavale

Publié le par Mémoires de Guerre

VIDEO. Le médecin d'Auschwitz Josef Mengele a toujours bénéficié du soutien sans faille de sa famille pendant sa cavale

Le criminel de guerre nazi Josef Mengele, surnommé "l’Ange de la mort", a toujours reçu aide et protection de sa famille au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Environ quarante personnes savaient où se trouvait le médecin SS pendant toutes ses années de fuite… Extrait de "13h15 le dimanche" du 4 février.

VIDEO. Le médecin d'Auschwitz Josef Mengele a toujours bénéficié du soutien sans faille de sa famille pendant sa cavale

La dynastie Mengele, originaire de Guntzbourg en Bavière, a été fondée par Karl et Walburga. Le couple aura trois fils : Karl, Josef et Alois. A la mort de ce dernier, c’est son fils Dieter et son neveu qui reprennent la direction de la manufacture de machines agricoles qui donne du travail à toute la ville. Tous savaient ce qu’avait fait le médecin SS d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale et où il se trouvait à chaque instant pendant sa cavale. Tous ont usé de leur influence et/ou de leur argent pour protéger "l’Ange de la mort" qui a quitté l’Europe en 1949 pour l’Argentine, avant de fuir au Paraguay et finir sa vie au Brésil en 1979.

"Ses parents sont même allés lui rendre visite à Auschwitz, rappelle l’historien allemand Sven Keller. Je ne peux pas spéculer sur ce qu’ils ont réellement vu, mais quand on va dans un camp de concentration, on a une idée de ce qu’il s’y passe." La pierre angulaire de ce complot familial a pour nom Hans Sedelmeier, avocat de la famille et ami d’enfance de Josef Mengele. Il était chargé de l’argent et de la correspondance avec le fugitif. La police allemande perquisitionne chez l’avocat des Mengele en 1964. Prévenu, il a le temps de mettre à l’abri tous les documents compromettants.

Aucun membre du clan n'a jamais trahi le secret

"Il est indéniable que la famille avait des contacts dans la police de Guntzbourg, note l'universitaire. Quand le premier mandat d’arrêt a été émis en 1959, le procureur a demandé à ce que l’enquête soit conduite avec une grande discrétion et que la famille ne soit pas avertie. Mais l’information a tout de suite fuité. C’est clairement établi dans le rapport d’enquête." Pour le journaliste d’investigation américain Gerald Posner, "ce n’était pas une affaire difficile à résoudre, car Mengele écrivait régulièrement des lettres à sa famille. Ce n’était pas une correspondance secrète ou des messages cryptés. Il les envoyait par la poste à l’adresse des destinataires, depuis le Brésil".

"S’il y avait eu des interceptions de courriers par les Allemands, entre 1960 et 1979, ils l’auraient attrapé, insiste-t-il. Personne n’était suffisamment investi au sein de la justice allemande. Le dossier est resté en bas de la pile jusqu’en 1985". A Guntzbourg, les agissements du clan n’ont jamais été fermement condamnés, même symboliquement. Il y a toujours des rues portant le nom de presque chacun de ses membres. "Les proches n’y sont pour rien, s’il y a une brebis galeuse dans la famille, dit un ancien maire de la ville. C’est s’il y avait une rue Josef Mengele que cela poserait un problème…" Près de quarante personnes savaient où se trouvait le criminel de guerre nazi pendant toutes ce années… mais aucune n’a jamais trahi le secret.

Publié dans Articles de Presse

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