Colis piégés: Cesar Sayoc, un suspect embarrassant pour Donald Trump

Publié le par BFM TV par CR avec AFP

L'homme, âgé de 56 ans, est un supporter farouche du président américain. 

L'homme, âgé de 56 ans, est un supporter farouche du président américain.

L'homme, âgé de 56 ans, est un supporter farouche du président américain.

C'est un fait divers qui pourrait bien se transformer en épine dans le pied pour Donald Trump, à dix jours des "midterms". Cesar Sayoc, soupçonné d'avoir envoyé au moins 13 bombes artisanales à des personnalités critiques envers le président américain, a été interpellé vendredi. 

Le principal suspect donne l'image d'un homme farouchement pro-Trump, épinglant sans relâche les démocrates dans des messages souvent incohérents sur les réseaux sociaux. Celui qui se fait également appeler Cesar Altieri est âgé de 56 ans. Il a un casier judiciaire en Floride, où il habite dans la ville d'Aventura, au nord de Miami.

Les premières images de son arrestation, dans la région de Fort Lauderdale, montrent un homme râblé et très musclé, en débardeur noir, les cheveux ras à l'exception d'une fine queue de cheval. 

Les fenêtres d'une camionnette blanche qui lui aurait appartenu sont couvertes de photos de Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, aux côtés des visages, couverts d'une cible rouge, de la démocrate Hillary Clinton et de l'ancien président Barack Obama. Un autocollant attaque également CNN, une chaîne régulièrement critiquée par Donald Trump. Les deux démocrates et CNN figurent parmi les destinataires des engins explosifs interceptés cette semaine à travers les Etats-Unis. 

"En colère contre les Noirs, les juifs, les gays"

"Il était très en colère contre le monde, les Noirs, les juifs, les gays", a déclaré Debra Gureghian, manager d'une pizzeria à Fort Lauderdale qui l'avait embauché pour conduire sa camionnette de livraison pendant plusieurs mois.

    "Il n'a jamais dit qu'il voulait les tuer, les assassiner ou leur lancer une bombe, il disait juste 'Si ça ne tenait qu'à moi, les gays, Noirs et juifs ne survivraient pas'", a-t-elle raconté au Washington Post, ajoutant qu'il semblait "fou" et "très, très étrange". 

En 2002, Cesar Sayoc avait été inculpé pour une menace à la bombe contre un fournisseur d'électricité, selon les archives judiciaires du comté de Miami-Dade. Il avait écopé d'une peine d'un an avec sursis. Auparavant, il avait déjà été accusé de vol et de violences domestiques. Il s'était déclaré en faillite en 2012, d'après ces documents.

Utilisateur compulsif de Twitter

Dans des tweets souvent décousus et mal orthographiés, accompagnés de nombreux retweets de photomontages rudimentaires, Cesar Sayoc appelait ces derniers jours à voter républicain le 6 novembre lors des élections parlementaires qui seront déterminantes pour la suite du mandat de Donald Trump

Dans ses derniers messages, il éreintait le candidat noir au poste de gouverneur en Floride, Andrew Gillum, en l'accusant sans aucune preuve d'être à la solde du financier et donateur démocrate George Soros. Originaire de Hongrie, le milliardaire juif est la cible régulière des adeptes de théories du complot. Cesar Sayoc lui avait consacré de nombreux tweets. 

"Joyeux anniversaire meilleur commandant en chef perturbateur qui secoue Washington dans tous les sens", avait écrit Cesar Sayoc en juin pour l'anniversaire de Donald Trump, qui par sa fonction est commandant en chef de l'armée américaine.

Cesar Sayoc semble avoir utilisé au moins deux comptes Twitter: @hardrock2016 et @hardrockintlent, où il écrivait respectivement sous les noms "Cesar Altieri" et "Julus Cesar Milan".

Sur l'un de ses comptes, Sayoc se décrivait comme un ancien joueur professionnel de football, pratiquant aussi un sport de combat en cage. Certains médias avancent qu'il avait eu une carrière de danseur de type Chippendales.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article