La possible visite de Donald Trump en Picardie

Publié le par Nicolas Totet

La possible visite de Donald Trump en Picardie

Le président des États-Unis, Donald Trump, présent à Paris le 11 novembre, pourrait visiter des sites américains de la Première Guerre mondiale. Et peut-être même en Picardie.

Le cimetière américain en lisière de la forêt de Belleau, dans le sud de l’Aisne, près de Château-Thierry.

Le cimetière américain en lisière de la forêt de Belleau, dans le sud de l’Aisne, près de Château-Thierry.

Rien n’est officiellement confirmé pour le moment, mais le président américain a exprimé le désir de se rendre sur des sites de 14-18 qui ont concerné les États-Unis voici un siècle. Depuis plusieurs semaines, des bruits courent sur sa possible venue en Picardie pour le centenaire de l’Armistice, et pourquoi pas au cimetière de Bony (1 844 tombes) situé dans l’Aisne tout près de la Somme. Où reposent des soldats américains tombés à la bataille de Cantigny et lors de la prise de la ligne Hindenburg, au nord de Saint-Quentin, il y a tout juste cent ans. Selon certaines sources, l’espace aérien serait gelé dans un rayon de trente kilomètres entre Roupy et Bony, autour du 11 novembre, pour un possible survol de Donald Trump.

Bony et Belleau, lieux possibles

D’autres observateurs verraient bien le président américain se rendre à Belleau (2 289 sépultures), près de Château-Thierry dans le sud de l’Aisne, lieu notamment de la bataille fondatrice du corps des Marines à l’été 1918. On n’oublie pas d’ailleurs qu’en avril dernier le président Macron, en visite à la Maison blanche, avait offert symboliquement à Donald Trump, un jeune chêne du bois Belleau.

Toujours dans le sud de l’Aisne, se trouve aussi le cimetière de Seringes-et-Nesles (plus de 6 000 tombes), près de Fère-en-Tardenois. Mais d’autres régions voisines comptent des lieux de mémoire importants pour les Américains, en particulier la nécropole de Meuse-Argonne à Romagne-sous-Montfaucon (14 246 morts) dans la Meuse, celle de Saint-Mihiel (4 158 sépultures) à Thiaucourt (Meurthe-et-Moselle) et en région parisienne, donc plus près de la capitale, le site de Suresnes (1 540 tombes) et du Mont-Valérien dans les Hauts-de-Seine.

Pour des questions d’organisation et de sécurité, il n’y a pas de sites déterminés pour l’instant, selon l’American battle monument commission qui gère toutes les nécropoles US. L’opération est d’abord drivée par l’ambassade américaine à Paris.

«  Je n’ai pas d’écho officiel pour le moment, mais c’est clair qu’il va y avoir du mouvement  », glisse, énigmatique, le député du sud de l’Aisne Jacques Krabal. Lequel a déjà évoqué l’invitation officielle lancée au président des États-Unis pour le centenaire de l’Armistice. «  Je me rends au sommet de la Francophonie à Erevan le week-end des 5-6 octobre, ajoute le député LREM, et j’en saurai plus au cours des jours suivants lors d’une rencontre avec le président Macron  ».

Rappelons aussi que le président français s’offre une itinérance mémorielle la semaine du centenaire de l’Armistice, avec pour la Picardie, des étapes à Rozoy-sur-Serre puis à La Flamengrie, près de La Capelle dans l’Aisne le 7 novembre, Albert et Péronne le 9 novembre, avant la cérémonie à la clairière en forêt de Compiègne et au wagon de l’Armistice le 10 novembre dans l’après-midi.

Publié dans Articles de Presse

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