Seconde Guerre Mondiale : les bombardements auraient perturbé l’atmosphère terrestre

Publié le par Youssouf

Seconde Guerre Mondiale : les bombardements auraient perturbé l’atmosphère terrestre

La Seconde Guerre mondiale, qui a duré du 1er septembre 1939 au 2 septembre 1945, a été le conflit armé le plus vaste et le plus meurtrier que l’humanité ait connu.

Elle a mobilisé plus de 100 millions de combattants issus de 61 nations, et environ 62 millions de personnes y ont trouvé la mort. Mais selon une nouvelle étude, le conflit n’a pas seulement eu un impact désastreux sur la surface de la Terre, il a aussi eu un impact sur l’atmosphère terrestre.

Seconde Guerre Mondiale : les bombardements auraient perturbé l’atmosphère terrestre

L’ionosphère terrestre touchée par les bombardements

L’étude a été publiée dans la revue scientifique Annales Geophysicae et elle montre que les ondes de choc produites par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale ont impacté négativement notre atmosphère. Plus précisément, elles ont affaibli temporairement l’ionosphère terrestre, atmosphère supérieure de notre planète située entre 80 et 580 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre. Les ondes de choc produites par les bombardements ont été suffisamment puissantes pour réduire brièvement la concentration d’électrons dans l’ionosphère. D’après les nouvelles recherches, ce phénomène s’est produit au-dessus des sites de bombardement et jusqu’à 1 000 kilomètres aux environs.

Heureusement, les scientifiques ont pu déterminer que ces effets ont été temporaires et non dangereux. Mais l’ionosphère étant la couche de l’atmosphère terrestre ionisée par le rayonnement solaire et cosmique, il se peut que son affaiblissement ait pu interférer avec les transmissions radio à basse fréquence pendant la guerre.

Des études pour déterminer l’impact des guerres sur notre atmosphère

L’intégrité de l’ionosphère terrestre est fortement influencée par l’activité solaire, notamment l’émission de particules énergétiques, les vents solaires à grande vitesse et les éjections de masse coronale. De nos jours, on sait que les perturbations de l’ionosphère affectent des technologies telles que la radio et le GPS. Mais on ignore encore l’impact réel qu’ont pu avoir les bombardements de la Seconde Guerre mondiale sur les communications radio à l’époque.

Cette étude n’est que le début de longues recherches qui seront menées sur le sujet. Les auteurs de cette première étude espèrent maintenant pouvoir évaluer l’impact des centaines de petits raids qui ont eu lieu pendant la guerre. D’après les chercheurs, ces « exemples moins extrêmes », devraient leur permettre de « déterminer l’énergie explosive minimale requise pour générer une réponse ionosphérique détectable ».

Publié dans Articles de Presse

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