VIDÉO 360 - Centenaire de l'armistice : avec les Poilus, au milieu d'un champ de bataille

Publié le par Claire Cambier

VIDÉO 360 - Centenaire de l'armistice : avec les Poilus, au milieu d'un champ de bataille

RECONSTITUTION - Les commémorations se multiplient à l'approche du centenaire de l'Armistice de la Grande guerre le 11 novembre 2018. Parmi elles : des reconstitutions de combats et scènes d'époque. Un musée "en 3D" comme l'explique un "reconstitueur". Plongez en 360° dans ces fragments d'histoire.

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La scène est digne d'un tournage de film. D'un côté, une trentaine de soldats, redingotes bleues horizon sur le dos et casques sur la tête s'avancent vers "l'ennemi". Les coups de mitrailleuse fusent au loin. "A couvert!", crie un officier. Car face à eux, une dizaine d'hommes en uniforme allemand tentent tant bien que mal de protéger leur position en tirant, couchés derrière des fils barbelés. On se croirait au milieu d’un champ de bataille au cœur de l’année 1918 - exception faite des poteaux de foot de part et d’autre. Mais que se passe-t-il donc en ce week-end de septembre dans la petite ville de Saint-Soupplets en Seine-et-Marne ?

Comme quasiment tous les week-ends depuis le mois de mars, Michel Movet et ses camarades "rejouent" le quotidien de la Grande Guerre. "Nous sommes des passionnés d'histoire", explique cet ancien journaliste, aujourd'hui président de l'association Poilus d'Ile-de-France. Ces reconstitutions grandeur nature sont "comme une machine à remonter dans le temps". "C'est du 3D si vous voulez, il y a le côté tactile et visuel, qu'on n'a pas dans des films ou dans des récits ordinaires. ."Ce qui me motive, c’est témoigner du passé. Tiens, voilà !," dit-il en montrant un " conducteur de véhicules anciens", "il se lave les mains avec une motte de paille comme à l'époque."

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Quelques pas plus loin, Guillaume Gosselin est lui attablé avec d'autres "soldats" sous une tente. Une copie conforme d'un campement de deuxième ligne. "Pour le public, la Première guerre mondiale est une guerre en noir et blanc", avance-t-il. Avec les reconstitutions, les visiteurs découvrent "ce monde en couleurs". Un simple exemple : le fameux pantalon d'uniforme rouge. "Les gens nous disent 'ce n'est pas possible, en rouge les soldats étaient trop visibles'". Pourtant, cette aberration a bel et bien existé au début de la Guerre, avant que les uniformes ne prennent la teinte bleu horizon. 

"Idem, quand ils soupèsent le poids d'un fusil ou de tel matériel, pour les gens c'est de l'histoire vivante. Dans un musée, on n'a pas d'approche sensitive, ici, ils vivent l'espace d'un instant cette période. Et il n'y a pas que les enfants que ça intéresse", assure ce passionné.

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Parmi ces reconstitueurs, on rencontre quelques femmes : Fanny Desbarats-Orlando a "fait presque 900 km pour venir" d'Avignon, où elle habite. A côté d'un poêle et de tonneaux – "car ils buvaient beaucoup à l'époque" - elle nous explique avoir commencé à s'intéresser à cette période en apprenant l'histoire d'un de ses aïeuls. 

"À 8 ans, ma grand-mère a sorti un carton avec toutes les photos de famille, des gens que je ne connaissais évidemment pas, parce qu'il était morts depuis bien longtemps !", raconte la quinquagénaire. Elle y découvre la photo de son grand-oncle Albert, originaire d'Alsace. "Quand la guerre mondiale est déclarée, mon grand-oncle va incorporer l'armée française et il va mourir en août 1915 à 5km de chez lui." Cette histoire familiale la marque à vie. Elle commence comme beaucoup d'autres par collectionner avant de "tomber" dans l'univers de la reconstitution en 2002.

Publié dans Articles de Presse

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