VIDEO. Provocation à la haine: Jean-Marie Le Pen, hospitalisé, ne se rendra pas à son procès

Publié le par Manon Aublanc

VIDEO. Provocation à la haine: Jean-Marie Le Pen, hospitalisé, ne se rendra pas à son procès

MOT D'EXCUSE Le fondateur du Front national est poursuivi pour des propos visant les homosexuels, et notamment Xavier Jugelé, le policier tué dans l’attentat des Champs-Élysées en 2017… 

Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2018. — CHAMUSSY/SIPA

Jean-Marie Le Pen, le 1er mai 2018. — CHAMUSSY/SIPA

Alors qu’il doit être jugé, mercredi 3 octobre à Paris, pour provocation à la haine ou à la violence et injure publique envers les homosexuels, Jean-Marie Le Pen, hospitalisé, n’assistera pas à l’audience et sera représenté par son avocat, a annoncé son conseiller Lorrain de Saint Affrique.

Hospitalisé pour « une fièvre persistante » depuis le 25 septembre dernier, le fondateur du Front national, habitué des poursuites judiciaires, est poursuivi par le parquet de Paris pour des propos visant les homosexuels, et notamment Xavier Jugelé, le policier tué dans l’attentat des Champs-Élysées en 2017.

« S’il n’y en a pas assez c’est un peu fade, s’il y en a trop c’est imbuvable »

C’est la troisième fois que Jean-Marie Le Pen annule sa venue à ce procès, dans lequel il doit être jugé pour trois déclarations distinctes. En mars 2016, dans son « Journal de bord », une vidéo publiée sur son blog, l’eurodéputé avait affirmé : « Je crois que la pédophilie, qui a trouvé ses lettres de noblesse… interdites, mais tout de même, dans l’exaltation de l’homosexualité, met en cause toutes les professions qui approchent l’enfance et la jeunesse ».

En décembre 2016, dans une interview donnée au Figaro sur la représentation des homosexuels au sein du Front national, son ancien président, âgé de 90 ans, avait estimé que « les homosexuels, c’est comme le sel dans la soupe : s’il n’y en a pas assez c’est un peu fade, s’il y en a trop c’est imbuvable ».

L’association Mousse, qui lutte contre les discriminations homophobes et sexistes, avait alors porté plainte contre le cofondateur du parti, devenu depuis le Rassemblement national (RN).

« Il revendique surtout son droit à exprimer une opinion »

L’ex-dirigeant frontiste est également poursuivi pour avoir commenté, en avril 2017, les obsèques de Xavier Jugelé, le policier tué dans un attentat jihadiste sur les Champs-Élysées, au cours desquelles son compagnon avait prononcé un discours. « Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l’écart de ce genre de cérémonie​, qui gagnerait d’ailleurs à plus de discrétion », avait affirmé le père de Marine Le Pen.

En février dernier, l’avocat de Jean-Marie Le Pen a expliqué que le fondateur du FN « n’a rien contre les homosexuels », « il revendique surtout son droit à exprimer une opinion, il a d’ailleurs une représentativité pour le faire en tant que parlementaire ». Pour l’association Mousse, « les propos de Jean-Marie Le Pen constituent une provocation inacceptable à la haine d’autrui et à la haine de soi ».

Publié dans Articles de Presse

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