Hongrie : des centaines de réfugiés marchent sur une autoroute en direction de l’Autriche

Publié le par Joëlle Stolz (Vienne, correspondante)

Hongrie : des centaines de réfugiés marchent sur une autoroute en direction de l’Autriche

Au moins 600 personnes ont entrepris de marcher vers la frontière autrichienne, faute de trains vers l’Allemagne. La Hongrie renforce sa législation anti-migrants.

Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS
Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute.  LASZLO BALOGH / REUTERS

Après avoir passé plusieurs jours à camper dans les gares hongroises, des milliers de migrants se sont mis en marche vendredi 4 septembre en direction de la frontière autrichienne, située à quelque 175 km de la capitale, Budapest. - Le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi en Hongrie, ils ont abandonné l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne. - En Autriche, les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées. - Certains portent des photos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a récemment assoupli les conditions d'asile pour les Syriens. - En tête du groupe, un drapeau européen est brandi. - Certains migrants faisaient le V de la victoire en marchant le long de l'autoroute. LASZLO BALOGH / REUTERS

Le chaos règne toujours en Hongrie dans la crise des réfugiés. Des centaines d’entre eux, abandonnant l’espoir d’un départ direct en train vers l’Allemagne, le trafic ferroviaire international étant interrompu depuis jeudi, ont entrepris vendredi 4 septembre de gagner à pied la frontière autrichienne – située à environ 175 km – où les organismes de secours s’attendent à une nouvelle vague d’arrivées.

La police hongroise n’avait pas entravé leur marche au cours de la journée, mais elle avait annoncé qu’elle ne les laisserait pas atteindre la frontière.

Des volontaires hongrois ont décidé d’aider, y compris en les prenant dans leurs véhicules, les plus fragiles des réfugiés, notamment les vieillards et les enfants. En Autriche, quelque 2 000 personnes avaient souscrit vendredi matin sur le réseau social Facebook à une initiative citoyenne proposant de former un convoi de voitures particulières pour « chercher », à partir de dimanche, des milliers de migrants bloqués en Hongrie. Les chemins de fer autrichiens, l’ÖBB, ont envoyé plusieurs trains et du personnel à la frontière, à Hegyeshalom, pour recevoir et transporter les gens – s’ils arrivent de l’autre côté.

Isolement des demandeurs d’asile récalcitrants

De la gare de Keleti de Budapest, où campaient dans des conditions déplorables des milliers de personnes venues du Moyen-Orient, l’abcès s’est déplacé vers la petite gare de Bicske, à l’ouest de la capitale. La police hongroise y a attiré jeudi un convoi de demandeurs d’asile, pour les amener ensuite par bus dans un camp d’internement provisoire.

Mais vendredi en milieu de journée, quelque 500 réfugiés refusaient toujours de descendre des wagons arrêtés sur les voies, ou même de prendre l’eau et les provisions proposées par les policiers. L’attitude de la police hongroise, qui a isolé le convoi des demandeurs d’asile récalcitrants, empêchant tout contact avec les ONG et les médias étrangers présents sur place, est déconcertante. Car elle laisse aussi passer sans difficulté des réfugiés qui parviennent à Bicske avec les trains régionaux pour se diriger ensuite vers l’ouest du pays, rapporte un journaliste de la radio publique autrichienne.

Des réfugiés devant le train dans lequel ils ont passé la nuit à la gare de Bicske, en Hongrie, le vendredi 4 septembre. Ils refusent d'aller dans un camp de transit. LEONHARD FOEGER / REUTERS

Des réfugiés devant le train dans lequel ils ont passé la nuit à la gare de Bicske, en Hongrie, le vendredi 4 septembre. Ils refusent d'aller dans un camp de transit. LEONHARD FOEGER / REUTERS

Quelque 300 personnes internées dans le camp de transit de Röszke, à la frontière avec la Serbie, se sont par ailleurs échappées vendredi matin de l’enceinte où elles étaient retenues. La police a repris une partie d’entre elles.

Gardienne de l’espace Schengen, dont elle est la pointe la plus avancée sur la route des Balkans qu’empruntent les réfugiés, la Hongrie est tenue, en vertu des accords communautaires de l’Union européenne, d’enregistrer les empreintes digitales de tous les demandeurs d’asile qui parviennent sur son territoire. Mais l’attitude du premier ministre conservateur Viktor Orban, qui a mobilisé depuis des mois son opinion avec des accents xénophobes, a exacerbé les tensions.

« Race européenne, blanche et chrétienne »

Vendredi, le Parlement hongrois a renforcé sa législation anti-migrants. Proposée par le gouvernement, la nouvelle législation accroit notamment les possibilités de déploiement de l’armée aux frontières, rend l’immigration illégale et alourdit considérablement les peines pour les passeurs. Le fait de franchir ou endommager la clôture de barbelés sera considéré comme un délit et le franchissement illégal de la frontière sera passible d’une peine maximale de trois ans de prison.

« Nous ne voulons pas que nos enfants vivent dans un califat européen », a ainsi déclaré Antal Rogan, le chef de la fraction parlementaire du Fidesz, le parti de M. Orban. Un autre proche du premier ministre, le polémiste Zsolt Bayer, a exigé que l’Europe soit « libérée de cette horreur, si besoin par les armes », traitant les réfugiés de « sauvages » et d’« animaux » qui menacent « la race européenne, blanche et chrétienne ».

Publié dans Articles de Presse

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