Les Proies

Publié le par Don Siegel

Les Proies (The Beguiled) est un film américain réalisé par Don Siegel, sorti en 1971.  John McBurney est grièvement blessé à la jambe pendant les derniers jours de la guerre de Sécession. Amy, une sudiste de dix ans, le découvre gisant dans la forêt et parvient à le traîner jusqu'au pensionnat où elle est élevée. Toutes les élèves sont partagées entre leur peur du yankee et leur désir d'homme depuis le début de la guerre. Comprenant la situation, John s'exerce à séduire tantôt l'une, tantôt l'autre, mais, contraint par la menace, il cède à la plus entreprenante et se fait surprendre... 

Les Proies de Don Siegel
Les Proies de Don Siegel

Les Proies de Don Siegel

Fiche technique

  • Titre original : The Beguiled
  • Titres provisoires : Johnny McB, Nest of Sparrows (nid de moineaux)2
  • Titre français : Les Proies
  • Réalisation : Don Siegel
  • Scénario : Thomas Cullinan (auteur du roman), Albert Maltz et Irene Kamp
  • Production : Don Siegel et Claude Traverse
  • Société de production : Universal Pictures
  • Musique : Lalo Schifrin
  • Photographie : Bruce Surtees
  • Costumes : Helen Colvig
  • Direction artistique : Alexander Golitzen
  • Montage : Carl Pingitore
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue : anglais
  • Format : Couleurs - 1,85:1 - Mono - 35 mm
  • Genre : Guerre / Thriller / Drame / Western
  • Durée : 105 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis : 31 mars 1971, France : 18 août 1971

Distribution

  • Clint Eastwood (VF : Pierre Hatet) : le caporal McBurney / Le Narrateur chantonnant
  • Geraldine Page (VF : Nelly Benedetti) : Martha Farnsworth, la directrice
  • Elizabeth Hartman (VF : Jocelyne Darche) : Edwina Dabney, l'assistante
  • Jo Ann Harris (VF : Marcelle Lajeunesse) : Carol, la délurée
  • Darleen Carr : Doris
  • Mae Mercer : Hallie, la servante noire
  • Pamelyn Ferdin : Amelia (« Amy »), la jeune fille (12 ans) qui sauve le caporal
  • Melody Thomas Scott : Bigail
  • Peggy Drier : Lizzie
  • Patricia Mattick (VF : Marie-Martine) : Janie

La critique par Aurélien Ferenczi

Blessé pendant la guerre de Sécession, un caporal nordiste, McBurney, est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles. Seul homme d'un univers exclusivement féminin, John McBurney suscite vite désir et jalousie : aussi bien chez la directrice, Martha Farnsworth, que chez la professeur de français, Edwina Dabney, voire auprès des jeunes élèves...

C'est l'une des oeuvres les plus curieuses de Don Siegel, une tentative unique de cinéma à l'européenne, influencée par Ingmar Bergman. Le prologue pourrait laisser présager un film de guerre plus ou moins classique, mais le récit bifurque rapidement. Il restitue alors l'ambiance vénéneuse d'un monde féminin clos, où toute sexualité a été réprimée, et qui voit surgir un mâle beau et docile, objet instantané de toutes les convoitises.

Au fur et à mesure que la tension monte, le film prend une dimension clairement psychanalytique : l'amputation de McBurney est une évidente castration. On peut trouver la vision de Siegel misogyne, traquant la tortionnaire derrière chaque infirmière : il faut la replacer dans un contexte historique où les tabous étaient nombreux. L'interprétation est admirable, en particulier celle de Clint Eastwood, plus antihéros que jamais. Un film choc. — Aurélien Ferenczi

Publié dans Films

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