Pierrette Le Pen

Publié le par Mémoires de Guerre

Pierrette Le Pen, née Lalanne le 10 septembre 1935 à Aire-sur-l'Adour (Landes), est la première épouse de Jean-Marie Le Pen (1960-1987) et la mère de Marie-Caroline, Yann et Marine Le Pen

Pierrette Le Pen
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Pierrette Le Pen
Pierrette Le Pen

Enfance et famille

Fille d'un négociant en vin de la bourgeoisie landaise, Pierrette Lalanne épouse en premières noces l’imprésario Claude Giraud. Dans les années 1960, elle travaille brièvement comme mannequin.

Épouse de Jean-Marie Le Pen

Pierrette Lalanne rencontre Jean-Marie Le Pen en 1958, lors d'une soirée de gala. Elle l'épouse, en secondes noces, le 29 juin 1960 à la mairie du 8e arrondissement de Paris. Ils ont trois filles, Marie-Caroline, Yann et Marion Anne Perrine, dite Marine. Pierrette Le Pen accompagne à l'époque son mari dans ses activités politiques. Leurs intimes sont l'héritier Hubert Lambert — lequel leur léguera le domaine de Montretout, à Saint-Cloud — ou Jean-Marie Le Chevallier, directeur de cabinet de Jean-MarieEn 1972, elle demande une première fois le divorce.

Début 1984, elle rencontre le journaliste Jean Marcilly, chargé d'écrire une biographie de Jean-Marie Le Pen à l'occasion des élections européennes, et qui s'installe à Montretout pour rédiger son ouvrage. Le 10 octobre 1984, elle quitte subitement avec lui le domicile familial. Elle intente ensuite un procès à son époux, avec comme avocat Gilbert Collard. Leur séparation est fortement médiatisée, alors que les deux époux polémiquent par voie de presse : Pierrette Le Pen accuse entre autres son époux d'antisémitisme. Ses trois filles publient un communiqué dans lequel elles affirment leur solidarité avec leur père et accusent leur mère de se répandre en calomnies. Interrogé par Playboy, Jean-Marie Le Pen, qui refuse de payer une pension alimentaire à son épouse, déclare : « si elle a besoin d'argent, elle n'a qu'à faire des ménages ». 

Pierrette Le Pen réagit alors en acceptant la proposition de Playboy de poser en tenue de soubrette dévêtue : les photos paraissent dans le n°23 du magazine, sous le titre Madame Le Pen nue fait le ménage. Marine Le Pen se dit à l'époque scandalisée par le comportement de sa mère et déclare « Aujourd'hui, après ces photos, nous ne pouvons plus la considérer comme notre mère. C'est pire que de la perdre vraiment (...) Une mère, ça fait partie d'un jardin secret, pas d'une décharge publique ». Le divorce est finalement prononcé en 1987. Les répercussions de cette médiatisation sont mesurées par un sondage Ipsos réalisé en juin 1987 : alors qu'une majorité de sondés considèrent que Pierrette Lalanne a eu tort de poser nue dans Playboy, 52 % estiment que cette polémique sera sans effet sur la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen, contre 27 % qui considèrent qu'elle va lui nuire. 

Après le divorce

Par la suite, déboutée de ses demandes de pension alimentaire, elle continue d'accorder des entretiens à différents médias dans lesquels elle accuse son ex-mari de déclarations racistes, antisémites, voire pro-nazies. En décembre 1987, elle affirme qu'ils possédaient un compte bancaire frauduleux en Suisse. Elle accuse entre autres son ex-mari de jouer les fanfarons en prétendant avoir perdu un œil lors d'une bagarre, et affirme qu'il serait en réalité devenu aveugle d'un œil en raison d'une cataracte. Elle appartient un temps au Mouvement travail patrie, une dissidence du FN d'obédience pétainiste. Elle s'installe avec Jean Marcilly, mais le couple finit par se séparer. 

Ne touchant pas de retraite, elle est alors hébergée par des amis du côté de La Rochelle, mais parvient ensuite à renouer avec ses filles, d'abord Marie-Caroline et Yann, puis Marine avec qui elle n'entretenait plus aucune relation depuis quinze ans. Ses trois filles louent d'abord pour elle un appartement, puis convainquent leur père de l'héberger : Jean-Marie Le Pen accueille alors son ex-femme dans un pavillon situé dans la propriété familiale de Montretout. Pierrette Lalanne publie ensuite un communiqué dans lequel elle regrette ses déclarations passées à l'égard de son ex-mari. Elle est par ailleurs l'artisan de la réconciliation de Marine avec Marie-Caroline. Lors des élections municipales de 2014, elle est candidate en position non-éligible sur la liste FN menée par Guillaume L'Huillier à Saint-Cloud. La liste est éliminée dès le premier tour avec 8,49 % des voix. 

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