Pour une poignée de dollars

Publié le par Sergio Leone

Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari) est un western spaghetti réalisé par Sergio Leone, sorti en 1964 avec Clint Eastwood.  Deux bandes rivales, les Baxter, trafiquants d'armes, et les Rojo, qui font de la contrebande d'alcool, se disputent la suprématie et la domination de la ville de San Miguel, au sud de la frontière américano-mexicaine. Un étranger, vêtu d'un poncho, arrive à dos de mulet dans cette petite ville et s'immisce entre les deux bandes. Proposant d'abord ses services aux Rojo, l'étranger va très vite tirer profit des deux camps à la fois, à la grande joie du fabricant de cercueils Piripero. 

Pour une poignée de dollars de Sergio Leone
Pour une poignée de dollars de Sergio Leone

Pour une poignée de dollars de Sergio Leone

Fiche technique

  • Titre original : Per un pugno di dollari
  • Titre de travail : Il magnifico straniero (Le Magnifique Étranger)
  • Titre en français : Pour une poignée de dollars
  • Titre anglais U.S. : A Fistful of Dollars
  • Réalisation : Bob Robertson, alias Sergio Leone, assisté de Tonino Valerii, Franco Giraldi et Mario Caiano (non crédité)
  • Scénario : Sergio Leone, Fulvio Morsella, Luciano Vincenzoni
  • Musique : Dan Savio alias Ennio Morricone, bande originale du film
  • Photographie : Massimo Dallamano
  • Montage : Roberto Cinquini, Alfonso Santacana
  • Direction artistique : Carlo Simi
  • Production : Arrigo Colombo, Giorgio Papi
  • Société de distribution : United Artists
  • Budget : 200 000 $ (estimation)
  • Pays d'origine : Italie
  • Langue (en post-production) : italien, espagnol
  • Format : Technicolor - 35 mm (Techniscope)
  • Genre : western européen
  • Durée : 99 minutes
  • Dates de sortie : Italie : 12 septembre 1964, France : 16 mars 1966, États-Unis : 18 janvier 1967, Royaume-Uni : 11 juin 1967

Distribution

  • Clint Eastwood (VF : Jacques Deschamps) : « L'homme sans nom » (Joe en V.O. et V.F.)
  • Gian Maria Volontè (VF : Claude Joseph) : Ramón Rojo (Rodos en V.F.) (crédité John Wells/Johnny Wels)
  • Marianne Koch : Marisol
  • Antonio Prieto (VF : Gérard Férat) : Don Miguel Benito Rodos
  • Sieghardt Rupp (VF : Jacques Balutin) : Esteban Rodos (crédité S. Rupp)
  • Wolfgang Lukschy (VF : Yves Furet) : John Baxter, le shérif de San Miguel (crédité W. Lukschy)
  • José Calvo (VF : Jean Martinelli) : Silvanito, le tavernier
  • Joseph Egger : Peripero, le fabricant de cercueils (Piripero en V.O.) (crédité Joe Edger)
  • Margarita Lozano (VF : Paule Emanuele) : Consuelo Baxter
  • Daniel Martín : Julián
  • Mario Brega (VF : Claude Bertrand) : Chico (crédité Richard Stuyvesant)
  • Benito Stefanelli : Rubio (crédité Benny Reeves)
  • Bruno Carotenuto (VF : Gérard Hernandez) : Antonio Baxter (crédité Carol Brown)
  • Aldo Sambrell : Un membre du clan des Rodos
  • Lorenzo Robledo : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe
  • Luis Barboo : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe
  • Umberto Spadaro : Miguel, membre du clan des Baxter, tué par Joe
  • Julio Pérez Tabernero : Un membre du clan des Baxter, tué par Joe
  • Frank Braña : Un membre du clan des Baxter
  • Antonio Molino Rojo : Un membre du clan des Baxter
  • Álvaro de Luna : Un membre du clan des Rodos
  • Antonio Moreno (VF : Roger Carel) : Jean de Dieu, le sonneur de cloches (Juan De Dios en V.O.)
  • Fernando Sánchez Polack (VF : Jacques Beauchey) : Un membre du clan des Rodos écrasé par un tonneau
  • Nino Del Arco : Jesus, le fils de Julián et Marisol

La critique par Jacques Morice

Un film « historique », tourné dans le désert espagnol par un Italien malin. On est à l'aube des années 1960, période où le western américain est en plein déclin. ­Sergio Leone, qui se cache alors derrière un pseudo (Bob Robertson), le ressuscite avec ce remake violent d'un film de Kurosawa, qui connaîtra un succès international. L'histoire est celle d'une lutte entre deux familles rivales, dans une petite ville perdue. Un étranger y débarque, mi-sauveur, mi-fossoyeur.

Le film magnifie les décors, la musique (d'Ennio Morricone) et les acteurs, dont Clint Eastwood, remarqué dans une série télévisée, qui crève ici l'écran pour la première fois. Moins abouti et moins baroque que les deux autres films de la célèbre trilogie (Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand), ce western, orchestré comme un opéra, annonce les principales composantes du style Leone : outrance ironique des postures, gros plans pétrifiants, verve iconoclaste et regard cru sur la réalité du Far West. Le caractère impassible et l'ambiguïté du héros ajoutent du mystère à sa machination savamment exécutée. — Jacques Morice

Publié dans Films

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