Les fantômes des collaborateurs des nazis hantent les rues de Vilnius

Publié le par France 24 par Stéphanie Trouillard

À Vilnius, le débat sur le rôle des Lituaniens au cours de la Shoah a refait surface après la décision de la mairie de ne plus honorer la mémoire de deux officiers en raison de leur collaboration avec les nazis. 

Des portraits de Jonas Noreika et de Kazys Škirpa ont été posés dans les rues de Vilnius pour critiquer la décision de la ville d'enlever une plaque et de débaptiser une rue à leurs noms. Stéphanie Trouillard, France 24

Des portraits de Jonas Noreika et de Kazys Škirpa ont été posés dans les rues de Vilnius pour critiquer la décision de la ville d'enlever une plaque et de débaptiser une rue à leurs noms. Stéphanie Trouillard, France 24

Deux photographies en noir et blanc. Deux regards sévères qui vous fixent. Deux clichés de militaires en uniforme tout droit sortis du passé. Au début du mois d’août, ces visages ont été placardés sauvagement sur les murs du centre-ville de Vilnius.

Ces portraits sont ceux de Jonas Noreika et de Kazys Škirpa, héros de l’indépendance lituanienne pour certains, collaborateurs des nazis pour d’autres. Fin juillet, la mairie de la capitale lituanienne a choisi de retirer une plaque en hommage à Noreika, un officier accusé d’avoir participé à la Shoah, et de débaptiser une rue portant le nom de Škirpa, un diplomate lituanien aux opinions ouvertement antisémites. "Pour la plaque, la mairie de Vilnius a fait cela au petit matin, sans grande concertation. C’est surtout ce qui a exaspéré les soutiens de Noreika", explique Marielle Vitureau, correspondante de RFI dans les pays Baltes.

 Stéphanie Trouillard, France 24

Stéphanie Trouillard, France 24

En signe de protestation, leurs photos ont donc été affichées par dizaines dans les rues. Des bougies et des drapeaux lituaniens ont été déposés là où se trouvait l’ancienne plaque en mémoire de Jonas Noreika sur la façade de la bibliothèque de l’Académie des sciences de Lituanie. Une manifestation, réunissant quelques centaines de personnes, a même eu lieu pour dénoncer cette décision prise par la mairie.

La polémique a atteint son paroxysme lorsque la communauté juive lituanienne a annoncé le 6 août la fermeture de son siège et de la synagogue de Vilnius. "Nous l’avons fermée pendant plusieurs jours car nous avons reçu des lettres et des appels de menace", décrit Faina Kukliansky, la présidente de la communauté juive. "Nous avons pris temporairement cette décision en attendant la fin de cette période de confusion et de tension. Nous voulions naturellement protéger les membres de notre communauté. Je ne peux pas affirmer qu’ils étaient en danger, mais qu’il y a des épisodes qui nous inquiètent. N’oublions pas que 250 000 juifs de Lituanie ne se sont pas évanouis dans la nature. Nous avons le droit d’avoir peur."

"Une révélation dévastatrice"

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, près de 95 % des juifs du pays ont en effet été assassinés. Il s’agit de l’un des plus forts taux en Europe. Pour ne pas oublier ce passé et rétablir certaines vérités, la communauté juive, qui compte aujourd’hui 5 000 membres dans un pays de 2,8 millions d’habitants, se bat depuis de nombreux années, notamment pour que la ville retire cette plaque en hommage à Jonas Noreika. L'affaire a pris de l’ampleur lorsqu’en 2018 Grant Gochin, un Américain dont une partie de la famille juive lituanienne a été décimée au cours de la Shoah, a porté l’affaire devant les tribunaux. Dans son combat, il a trouvé un allié pour le moins inattendu : Silvia Foti, la propre petite-fille de Jonas Noreika.

Également citoyenne américaine, elle n’a découvert que récemment le véritable visage de son grand-père. "Tout ce que je savais sur lui, c’est qu’il était un héros qui avait combattu les communistes. Il était un martyr pour son pays, tué dans une prison du KGB à l’âge de 36 ans en 1947 après avoir mené une rébellion", raconte cette cinquantenaire qui vit à Chicago. En 2000, juste avant le décès de sa mère, elle lui promet d’écrire un livre en hommage à ce père disparu trop tôt. "Nous sommes alors allés en Lituanie avec mon frère pour l’enterrer. Au cours de ce séjour, nous avons visité une école qui porte son nom dans la ville de Sukoniai. Le directeur nous a alors dit qu’il avait reçu beaucoup de critiques lorsque ce choix avait été fait. J’ai été surprise et je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : ‘À cause de ce qu’allaient dire les juifs car il est accusé d’en avoir tué’. J’ai failli m’évanouir. C’était la première fois que j’en entendais parler."

Dans un premier temps, Silvia Foti ne veut pas y croire. Elle veut sauver l’honneur de sa famille et décide de prouver que la rumeur était infondée. Journaliste de métier, elle se met à enquêter. Au bout d’une dizaine d’années de recherches, elle doit se rendre à l’évidence : "À l’été 2013, j’ai passé sept semaines en Lituanie à interviewer beaucoup de gens et à essayer de suivre les pas de mon grand-père sous l’occupation nazie entre 1941 et 1944. A la fin de mon séjour, j’ai été convaincue qu’il avait tout fait pour essayer d’éradiquer les juifs de son pays. Cette révélation a été dévastatrice." En août 1941, peu après l’arrivée des Allemands, Jonas Noreika était le chef du district de Šiauliai. Il aurait alors signé un document ordonnant le transfert des juifs de la région vers un ghetto et la saisie de leurs biens. Un millier d’entre eux ont été exécutés dans une forêt voisine un mois plus tard.

Vilnius, la Jérusalem du Nord

Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24
Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24

Vilnius était autrefois appelée "la Jérusalem du Nord". Les premiers juifs se sont établis à Vilna (aujourd'hui Vilnius) au XIVe siècle. Pour parler d'eux, il est souvent fait référence au terme de "Litvaks" - Baltes, Polonais et Biélorusses, ces Litvaks ou "juifs lituaniens" affirmaient leur spécificité dans un univers à la fois ouvert sur le monde et intimement attaché aux traditions. - Dans l'ancien quartier juif de Vilnius, le nom des rues renvoie à ce passé. La rue Žydų veut dire la rue des Juifs. Elle était le centre du quartier juif médiéval. Le nom est aujourd'hui inscrit aussi en yiddish et en hébreux - Pendant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive lituanienne, qui comptait environ 220 000 personnes en juin 1941 à l'arrivée des Allemands, a été décimée. On estime que plus de 90 % de ses membres ont péri, l'un des taux les plus élevés d'Europe - Très rapidement, entre le 15 septembre et le 21 octobre 1941, les occupants du deuxième ghetto furent exterminés dans la forêt de Poneriai. La situation se stabilisa jusqu'à l'été 1943, puis le ghetto fut définitivement liquidé les 23 et 24 septembre 1943 - De ce passé, il ne reste que quelques traces, comme ces rares inscriptions en yiddish au fronton d'anciennes boutiques - Une seule synagogue a survécu à la guerre des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit de la synagogue chorale - Pendant la Shoah, la synagogue est pillée et utilisée par les nazis comme entrepôt de médicaments. Sous le régime soviétique, le bâtiment est transformé en usine de transformation de métaux. La synagogue est restituée en 1994 à la communauté juive - La communauté juive lituanienne compte aujourd'hui 5 000 personnes, dont 80 % vivent à Vilnius. Stéphanie Trouillard, France 24

"Un vrai déni"

Mais pour le Centre pour l’étude du génocide et de la résistance de Lituanie, ces accusations sont infondées. Noreika, qui a été déporté en mars 1943 au camp de concentration du Stutthof par les nazis pour s’être opposé à eux, n’aurait pas participé à la Shoah. "Leur position est de maintenir son statut de héros dans le pays. Selon eux, il n’a tué directement aucun juif. S’il a signé des ordres pour les envoyer dans le ghetto ou pour prendre leurs biens, c’était sous la contrainte des nazis", résume Silvia Foti. "Il y a vrai un déni sur le rôle de la Lituanie au cours de la Shoah. Il est plus facile de le considérer comme un héros et de penser que les Lituaniens étaient des victimes et non des bourreaux. Il est aussi plus facile de blâmer les Allemands pour tout. Je les comprends dans un certain sens car cela m’a pris près de dix ans à l’accepter."

Pendant des décennies, la Shoah a en effet été passée sous silence dans le pays. Sous l’occupation soviétique, les morts de la Seconde Guerre mondiale n’étaient pas différenciées. Dans la forêt de Ponar près de Vilnius, où la grande majorité des juifs de la ville ont été exécutés, le premier monument n’en faisait même pas mention et évoquait simplement des "victimes du fascisme". À l’indépendance, en 1991, après des décennies d'oppression, les Lituaniens se sont ensuite cherché des héros nationaux à l’image de Noreika. C’est à la fin des années 1990 que cette fameuse plaque a été inaugurée.

La forêt de Ponar ou Paneriai, lieu du plus grand massacre de juifs en Lituanie

La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24
La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24

La plupart des juifs du ghetto de Vilnius ont été exécutés dans la forêt de Paneriai ou Ponar en yiddish située à 15 km au sud-ouest de la ville - Avant la guerre, les habitants de Vilnius venaient ici en vacances, car l'air était réputé pour être sain - Selon le chiffre officiel, 100 000 personnes ont été tuées ici entre 1941 et 1944, principalement des juifs. Les nouvelles évaluations s'accordent sur 50 000 à 70 000 personnes tuées - En 1940, quand les Soviétiques occupèrent Vilnius, ils décidèrent de construire dans cette forêt un ensemble de stockage pour du carburant. De grandes fosses furent creusées pour contenir des réservoirs - A leur arrivée en 1941, les nazis ont découvert ces fosses. Ils ont eu l'idée de les utiliser pour commettre des exécutions de masse. Les premières ont eu lieu en juillet 1941. Les fosses sont toujours visibles et ont été transformées en lieu de recueillement - Au pied des différentes stèles installées dans cette forêt, les familles viennent encore déposer des objets en mémoire des disparus - D'autres communautés ont aussi été victimes des nazis dans cette forêt, dont des Polonais, des Roms et des Lituaniens. De nombreux monuments leur rendent hommage. Stéphanie Trouillard, France 24

Publié dans Articles de Presse

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