Troubles et manifestations se poursuivent au Chili 40 jours après

Publié le par TVA Nouvelles avec Agence France-Presse

Les appels à la grève et les poussées de violences ont continué mardi au Chili, 40 jours après le début d'un mouvement pour réclamer des mesures sociales urgentes. 

Troubles et manifestations se poursuivent au Chili 40 jours après
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Des milliers de personnes ont manifesté une nouvelle fois dans les rues de Santiago à l'appel de plusieurs organisations syndicales du secteur public, a constaté l'AFP. 

La vague de contestation qui a éclaté le 18 octobre se poursuit selon un scénario devenu habituel à Santiago : les journées commencent normalement, puis des rassemblements plus ou moins suivis ont lieu dans le centre-ville. S'ensuivent en fin de journée des heurts entre les manifestants les plus radicaux et les forces de l'ordre, ainsi que des incendies et des pillages attribués à des groupes organisés de délinquants. 

Les centres commerciaux de Santiago ferment plus tôt en raison des difficultés de transport des employés, et le métro ne fonctionnant toujours pas à 100% dans cette capitale de 7 millions d'habitants.

L'accord historique signé par les partis le 15 novembre sur l'organisation d'un référendum pour remplacer la Constitution héritée de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990) avait suscité l'espoir d'une sortie de crise, mais la poursuite des violences, des blocages et des manifestations relance l'incertitude sur l'évolution du mouvement. 

Les manifestants réclament notamment au gouvernement du président conservateur Sebastian Piñera une augmentation du salaire minimum. Les syndicats exigent qu'il passe de 301 000 pesos (400 dollars) à au moins 500 000 pesos (625 dollars). 

«Il y a des demandes à long terme comme la nouvelle Constitution par une Assemblée constituante, des demandes sur le droit à la santé, l'éducation, un toit, le droit à des négociations collectives, mais aussi des demandes très précises : un salaire minimum de 500 000 pesos (...), un minimum vieillesse équivalent», a déclaré Barbara Figueroa, la présidente de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), syndicat le plus puissant du pays.

«Si le pouvoir veut donner un signal clair, alors ce que nous attendons, c'est un agenda social ambitieux», a-t-elle ajouté. 

Le gouvernement du président Piñera a également provoqué un tollé en annonçant lundi le dépôt devant le Parlement d'un projet de loi autorisant les militaires à protéger les infrastructures publiques, sans avoir besoin de décréter l'état d'urgence, dont l'instauration aux premiers jours de la crise avait été fortement critiquée. 

La crise qui secoue le Chili est la plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Cette vague de contestation a fait 23 morts, dont cinq après l'intervention des forces de sécurité, et plus de 2000 blessés. 

Publié dans Articles de Presse

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