Irak : les États-Unis abattent Qassem Soleimani, un important général iranien, à l’aéroport international de Bagdad

Publié le par La Voix du Nord

Le Pentagone a confirmé jeudi soir avoir tué le général iranien Qassem Soleimani, mort dans un bombardement à Bagdad, sur ordre du président américain Donald Trump. Cet acte est une «escalade extrêmement dangereuse et imprudente», a prévenu vendredi sur Twitter le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

Qasem Soleimani, 1 octobre 2019. PHOTO AFP - AFP

Qasem Soleimani, 1 octobre 2019. PHOTO AFP - AFP

«Sur ordre du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qassem Soleimani», a indiqué le ministère américain de la Défense dans un communiqué. 

Le Pentagone a pris soin de souligner que le général Soleimani était le chef des opérations extérieures des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington depuis avril dernier. 

Un véhicule détruit à l’aéroport international de Bagdad, probablement celui transportant le général Qasem Soleimani. PHOTO AFP - AFP

Un véhicule détruit à l’aéroport international de Bagdad, probablement celui transportant le général Qasem Soleimani. PHOTO AFP - AFP

Le général iranien présidait aux négociations pour former le futur gouvernement irakien. «Le Général Soleimani préparait activement des plans pour attaquer des diplomates et des militaires américains en Irak et à travers la région», ajoute le communiqué, qui attribue au puissant général iranien la mort de «centaines» de soldats américains et alliés.

À l'aéroport international de Bagdad

«Il avait orchestré les attaques contre les bases de la coalition en Irak ces derniers mois — y compris l’attaque du 27 décembre — culminant avec la mort et les blessures d’autres Américains et du personnel irakien», ainsi que l’attaque de cette semaine contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, souligne le Pentagone. 

Irak : les États-Unis abattent Qassem Soleimani, un important général iranien, à l’aéroport international de Bagdad

Soleimani, 62 ans, était le chef de la Force al-Qods des Gardiens de la Révolution, entité chargée des opérations extérieures de la République islamique.

L’entrée de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, ce 2 janvier. PHOTO AFP - AFP

L’entrée de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, ce 2 janvier. PHOTO AFP - AFP

Il a été tué avec Abu Mahdi al-Muhandis autre leader pro-iranien en Irak alors que les deux hommes se trouvaient à l'aéroport international de Bagdad.

«Soleimani a rejoint nos frères martyrs mais notre revanche sur l’Amérique sera terrible», a pour sa part réagi, également sur Twitter, Mohsen Rezai, un ancien chef des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. «Une réunion extraordinaire du conseil suprême de sécurité nationale aura lieu d’ici quelques heures pour examiner l’attaque meurtrière sur le véhicule du général Soleimani à Bagdad, qui a conduit à son martyr», a en outre annoncé le porte-parole de cette plus haute instance sécuritaire en Iran, Keyvan Koshravi, cité par l’agence Isna. 

« Un bâton de dynamite dans une poudrière »

Cette frappe contre un dirigeant d’un pays auquel les Etats-Unis n’ont pas formellement déclaré la guerre a été diversement accueillie à Washington. «Le président Trump vient de jeter un bâton de dynamite dans une poudrière, et il doit au peuple américain une explication», a dénoncé l’ancien vice-président Joe Biden, en lice pour la primaire démocrate en vue de l’élection présidentielle de novembre.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article