Lacoste Pierre

Publié le par Mémoires de Guerre

L'amiral Pierre Lacoste (né le 23 janvier 1924 à Paris et mort le 13 janvier 2020) est un officier de marine et un haut fonctionnaire français. Il fut notamment chef du cabinet militaire du Premier ministre français Raymond Barre et directeur général de la Sécurité extérieure de 1982 à 1985. En 2005, il a été chargé de structurer la profession de l'intelligence économique en France, et est devenu en 2006 président de la Fédération des professionnels de l'intelligence économique. 

Lacoste Pierre
Lacoste Pierre

Jeunesse et études

C'est à Audresselles (Pas-de-Calais), près du cap Gris-Nez où, enfant, Pierre Lacoste passe ses vacances qu'il ressent l'attirance de la mer et décide de devenir marin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'évade de la France occupée en 1943, et rejoint les Forces françaises libres en Afrique du Nord. Issu de l'École navale, il en sort en 1946 et entame une brillante carrière d'officier de marine, notamment en Indochine.

Carrière

Après plusieurs commandements à la mer, Pierre Lacoste est nommé en 1975 adjoint au chef du cabinet militaire du ministre de la Défense, Yvon Bourges. Un an plus tard, il dirige l'École supérieure de guerre navale. En octobre 1978, il devient chef du cabinet militaire du Premier ministre français Raymond Barre. En septembre 1980, il reçoit le commandement de l'Escadre de la Méditerranée.

Directeur de la DGSE

En 1982, le directeur de la DGSE, Pierre Marion, est, selon les sources, soit limogé par le président François Mitterrand pour ne pas avoir su empêcher l'attentat de la rue des Rosiers, soit quitte le service de lui-même du fait de sa frustration au sujet des blocages politiques dont le service est victime. Le président nomme l'amiral Lacoste directeur de la DGSE. Il occupe ce poste du 12 novembre 1982 au 19 septembre 1985.

En 1985, Pierre Lacoste est limogé à la demande du président à cause de l'affaire du Rainbow Warrior, où la Nouvelle-Zélande remonte rapidement la trace des faux époux Turenge jusqu'à la France. Il n'était pas convaincu par l'opération, lui privilégiant une formule plus douce qui aurait consisté à polluer le gasoil du Rainbow Warrior pour l'empêcher de prendre le large. René Imbot lui succède. 

Après la DGSE

En 2005, Le Monde publie un rapport daté de 1986 destiné au nouveau ministre de la Défense André Giraud dans lequel Pierre Lacoste évoque le feu vert donné par François Mitterrand. De 1986 à 1989, il préside la Fondation des études de défense nationale (FEDN). En 1989, il est le président du Comité national de liaison « Défense - Armée - Nation » pour le Centre d'information civique. En septembre 1993, il copréside le Centre d'études scientifiques de défense (CESD) de l'université de Marne-la-Vallée, où il crée un séminaire de recherche pluridisciplinaire sur « La Culture française de renseignement » et le DESS Information & Sécurité, premier master universitaire créé en France sur le sujet de l'intelligence économique, qui existe toujours sous l'intitulé Master 2 « Intelligence stratégique, Analyse des risques, Territoires » (ISART). 

Décorations

  • Grand officier de la Légion d'honneur Grand officier de la Légion d'honneur
  • Grand-croix de l'ordre national du Mérite Grand-croix de l'ordre national du Mérite

Distinctions

  • Membre titulaire de l'Académie de marine

Publications

  • Stratégies navales du présent, éditions J.C. Lattès, 1986
  • Les mafias contre la démocratie, éditions J.C. Lattès, 1992
  • Un amiral au secret, éditions Flammarion, 1997
  • Approches françaises du renseignement, La Documentation française / FED, 1997
  • (direction de l'ouvrage) Le renseignement à la française, Economica, 1998
  • avec François Thual, Services secrets et géopolitique, Lavauzelle, 2001 (2e édition actualisée en 2002)

Il a aussi publié plusieurs articles, dont un article dans la revue Défense nationale et sécurité collective, actualisation et renouvellement de la pensée stratégique, février 2006. 

Publié dans Militaires

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