Michou souhaitait que son cabaret ferme ses portes après sa mort

Publié le par Le Figaro par Annabelle Georges

Dans son autobiographie parue en 2017, le directeur du cabaret parisien révélait qu’il ne voulait pas que son établissement lui survive après sa disparition.

Le cabaret, qui accueillait des spectacles transformistes, avait été fondé en 1956 par Michou. Reynaud Maxime/Reynaud Maxime/ABACA

Le cabaret, qui accueillait des spectacles transformistes, avait été fondé en 1956 par Michou. Reynaud Maxime/Reynaud Maxime/ABACA

Chez Michou continuera-t-il d’accueillir ses mythiques soirées? Le Prince bleu de Montmartre, décédé ce dimanche à l’âge de 88 ans, a laissé derrière lui des directives très claires concernant l‘avenir de son cabaret. Dans son livre autobiographique intitulé Michou, prince bleu de Montmartre, paru en 2017, il livre son testament.

Michou y révèle avoir déjà «organisé les préparatifs de son dernier voyage», aussi bien au sujet de son enterrement que de son cabaret. La figure des nuits parisiennes souhaitait ainsi être enterré dans «un cercueil bleu», sa couleur fétiche, au cimetière Saint-Vincent, situé non loin de son cabaret de Montmartre, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Mais seulement après que son cercueil ait été «exposé dans [son] cabaret», précise-t-il.

Qaunt à son établissement, Michou tenait à ce qu’il disparaisse avec lui. «Lorsque j’aurai tiré ma révérence, je souhaite que mon cabaret ferme définitivement ses portes». Ses dernières volontés seront-elles respectées? «Cela peut paraître prétentieux mais le cabaret ne me survivra pas», ajoute-t-il dans sa biographie. En vestige des folles nuits de Chez Michou et de son propriétaire flamboyant, seul restera «une petite plaque où figure mon nom sur la façade du cabaret. Les gens diront: C’était Chez Michou, ici!».

Publié dans Articles de Presse

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