Charnier de Paris-Descartes : le corps de la comédienne Micheline Dax reste introuvable, sa fille porte plainte

Publié le par Femme Actuelle

Transféré à l'université Paris-Descartes suite à son décès en 2014, le corps de la comédienne Micheline Dax n'a jamais été retrouvé. Ce vendredi 7 février 2020, sa fille, Virginie Lafond, a décidé d'entamer une procédure judiciaire contre X "pour atteinte à l'intégrité d'un cadavre" afin d'obtenir des explications sur cette disparition. 

Charnier de Paris-Descartes : le corps de la comédienne Micheline Dax reste introuvable, sa fille porte plainte
Charnier de Paris-Descartes : le corps de la comédienne Micheline Dax reste introuvable, sa fille porte plainte

Elle souhaitait donner son corps à la science. Micheline Dax, grande comédienne française connue entre autres pour avoir doublé miss Piggy dans le mythique Muppet Show (1977-1981), possédait un rapport "très particulier" à la mort, confie sa fille dans les colonnes du Point. Contrairement à ce que l'on pouvait croire, la reine du théâtre de boulevard n'était pas à l'image de ses personnages. Plutôt "pessimiste" même, voire "sombre", "angoissée", "pas sûre d'elle", révèle sa fille. Alors, l'invitée préférée de l'Académie des neufs pense à la mort, souvent. N'étant pas croyante, elle décide assez jeune de donner son corps à la science le moment venu : "au moins là, il serait utile à l'humanité". À son décès, en 2014, le corps de la défunte âgée de 90 ans est transféré au centre du don des corps de l'université Paris-Descartes, dans le 6ème arrondissement de Paris. 

Très vite, Virginie Lafond perd trace du corps de sa mère, ses multiples tentatives d'en savoir plus balayées d'un revers de manche par l'administration du centre. "On m'a simplement dit qu'elle était dans une chambre froide, et que l'on me préviendrait de la date de l'incinération, si on avait le temps, puis on m'a raccroché au nez" déclare-t-elle. Puis, au bout de quelques mois, elle apprend que le corps de sa mère vient d'être incinéré et que les cendres ont été dispersées avec celles des autres cadavres. Elle ne peut donc pas les récupérer.

En novembre 2019, la journaliste indépendante Anne Jouan fait une macabre découverte qu'elle publie dans l'Express : l'existence d'un véritable charnier au sous-sol de l'université Paris-Descartes. Des dizaines de cadavres empilés les uns sur les autres, certains dans un état de putréfaction avancé, d'autres "dévorés par les souris". Parfois même, il arriverait à Frédéric Dardel, président de l'Université, de vendre les cadavres, "jusqu'à 900 euros", dévoile la journaliste. Les faits auraient perduré jusqu'en 2018. À la lecture de cette enquête, Virginie Lafond comprend que le cadavre de sa mère a pu être l'un d'entre eux. Elle rejoint un collectif qui rassemble 35 familles de victimes, avec lequel, le 7 février 2020, elle porte plainte contre X pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Parallèlement, le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire.

Publié dans Articles de Presse

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