Barèges Brigitte

Publié le par Mémoires de Guerre

Brigitte Barèges, née Taurines le 1er mai 1953 à Toulouse (Haute-Garonne), est une femme politique française. Députée de 2002 à 2012, elle est maire de Montauban et conseillère départementale de Tarn-et-Garonne. 

Barèges Brigitte
Barèges Brigitte

Jeunesse

Née à Toulouse, Brigitte Barèges est originaire de Réalmont, petit bourg du Tarn. Elle est la fille du docteur Jean-Paul Taurines, conseiller général gaulliste du Tarn pendant dix-huit ans. Elle suit des études de lettres classiques au lycée Bellevue d’Albi. Mariée à un agriculteur, et mère de trois enfants, elle est titulaire d’une licence de droit privé obtenue à la faculté de droit de Toulouse, d’un certificat d’études judiciaires et de criminologie, d’un DESS en droit notarial et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA). Elle exerce à partir de 1976 la profession d’avocat à Montauban en étant spécialisée notamment dans les questions de droit rural, de surendettement et des violences faites aux femmes et aux enfants. 

Parcours politique

Brigitte Barèges participe en 1994 à la fondation de l’association Forum démocratie justice, avec l’ancien juge Thierry Jean-Pierre, dans le but de sensibiliser l’opinion à la lutte contre la corruption et la délinquance politico-financière. Elle adhère au RPR en 1993 et en devient secrétaire départementale en 1999. Elle est ensuite secrétaire départementale de l’UMP à partir de sa création, en 2002. Elle brigue son premier mandat électoral lors des élections municipales de 2001 à Montauban, commune administrée par la gauche depuis 36 ans. Elle mène campagne sur le thème de la lutte contre l’insécurité et la corruption. Après avoir battu au second tour le député-maire socialiste sortant, Roland Garrigues, par 51,4 % des voix contre 44,7 % dans le cadre d’une triangulaire avec le Front national, elle devient la première femme maire de Montauban. Dans la foulée, elle est élue à la présidence de la communauté d'agglomération du Pays de Montauban et des Trois Rivières, qui devient la communauté d'agglomération du Grand Montauban en 2010. Elle est élue députée dans 1re circonscription de Tarn-et-Garonne au second tour des élections législatives de 2002, face à Roland Garrigues, avec 54,2 % des suffrages exprimés. Elle est réélue au second tour des législatives de 2007, par 50,8 % des voix, une nouvelle fois contre Roland Garrigues.

À l’Assemblée nationale, elle est membre de la commission des lois. Elle est notamment rapporteur de la réforme des professions judiciaires et extra-judiciaires et de la loi d’orientation agricole. Comme secrétaire de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, elle est chargée de rapporter le projet de loi sur les propos discriminatoires à caractère homophobe ou sexiste. Les amendements qu’elle a proposés, notamment ceux relatifs aux droits des femmes, sont adoptés et intégrés à un autre texte plus général sur la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Durant cette période, et lors de la présentation d'une loi visant à ouvrir le mariage aux homosexuels à l'Assemblée, elle avait déclaré, à propos d'un texte PS visant à autoriser le mariage homosexuel, « et pourquoi pas des unions avec des animaux ? ou la polygamie ? ». Son intervention provoque des critiques dans le monde politique, notamment auprès des associations LGBT. 

La députée affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte, et qu'ils visaient à poser « dans son propos la question de la pertinence d'adapter systématiquement la loi et les institutions à l'évolution des mœurs ». Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007, elle parraine le candidat Frédéric Nihous. Elle est réélue maire de Montauban à l’issue des élections municipales de 2008, lors desquelles sa liste l’emporte avec 50,3 % des suffrages exprimés au second tour, face à la liste d’union de la gauche de Claude Mouchard. Elle est condamnée en première instance pour refus de mariage, mais sa condamnation est annulée en cour d'appel pour vice de forme. En effet, elle avait refusé pendant de nombreuses semaines à marier un couple franco-tunisien, suspectant un « mariage gris », mais fut obligée par la justice de célébrer le mariage malgré sa victoire en appel. Elle est chef de file UMP/majorité présidentielle en Midi-Pyrénées lors des élections régionales de 2010, lors desquelles elle présente un conseiller municipal du PRG comme tête de liste de son département de Tarn-et-Garonne. Sa liste obtient 32,2 % des voix au second tour, devancée par la liste de son adversaire Martin Malvy, qui réalise le meilleur score de la gauche pour toute la France.

En novembre 2010, neuf conseillers régionaux UMP quittent le groupe UMP au conseil régional pour fonder un groupe dissident autour de Gérard Trémège, rival malheureux de Brigitte Barèges pour l'investiture du parti aux élections régionales de 2010. Ce dernier dénonce la gestion du groupe par Brigitte Barèges. Elle quitte ensuite le conseil régional afin de se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats. Brigitte Barèges est membre des collectifs parlementaires dits de la « Droite populaire », de la « Droite sociale », de la « Droite rurale », et des « Humanistes de l'UMP », tous étant issus de l'UMP. Afin de lutter contre le chômage, et au regard du contexte économique qu'elle qualifie de « très grave », elle propose en 2012 d'instituer la « préférence nationale ». Elle est battue lors des élections législatives de 2012 par la socialiste Valérie Rabault dans la 1re circonscription de Tarn-et-Garonne. Lors du congrès d'automne 2012, elle soutient ensuite la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP.

Le 30 mars 2014, la liste qu'elle mène remporte les élections municipales de Montauban au second tour, avec 51,3 % des suffrages, dans le cadre d'une triangulaire l'opposant à une liste conduite par Roland Garrigues (37,8 %) et à une liste FN menée par Thierry Viallon (10,9 %). Elle est réélue maire la semaine suivante, pour un troisième mandat. Mais à l'été 2014, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) rejette ses comptes de campagne des élections municipales. Le 21 octobre 2014, à ce sujet, elle est condamnée à un an d'inéligibilité par le tribunal administratif de Toulouse. Elle fait appel de cette décision. Le 5 mai 2015, le Conseil d'État « constate des irrégularités » et confirme le rejet des comptes de campagne 2014 de Brigitte Barèges, mais estime « que les irrégularités commises ne présentent pas un caractère de « particulière gravité » ». Brigitte Barèges peut ainsi rester maire et présidente du Grand Montauban.

Elle est élue conseillère départementale dans le canton de Montauban-3 lors des élections départementales de 2015 en tandem avec Pierre Mardegan. Elle est vice-présidente du conseil départemental de Tarn-et-Garonne du 2 avril 2015 au 20 décembre 2016. En juin 2015, avec trois autres membres de la municipalité, Brigitte Barèges est placée en garde à vue. Les faits en question concernaient « le financement par la municipalité de Montauban d’un emploi possiblement fictif d’un chargé de communication à la mairie ». En juin 2015, elle est mise en examen pour « détournement de fonds publics par personne dépositaire de l’autorité publique ou investie d’une mission de service public ». En raison de l'affaire Fillon, elle renonce à soutenir François Fillon à l'élection présidentielle de 2017. Lors des élections législatives de 2017, elle choisit de ne pas se présenter en privilégiant son mandat de maire de Montauban, et soutient le candidat Les Républicains, Thierry Deville.

Lors d'une réunion de maires organisée le 18 janvier 2019 à Souillac pour débattre avec le président de la République, Emmanuel Macron, dans le cadre du « grand débat national », elle aborde le sujet de l'immigration par le terrorisme et évoque ensuite le cas d'une dame de plus de 80 ans ayant été violée en 2017 dans sa commune par un Algérien en situation irrégulière, ainsi que l'injustice sociale que subissent certains citoyens français à ne pas pouvoir s'offrir des soins (lunettes, prothèses dentaires) quand, par le biais de l'aide médicale d'État (AME), un étranger peut se les faire offrir gratuitement sur le territoire français. Elle se fait copieusement huer dans l'assistance. Elle reçoit le soutien d'élus de son parti dont Éric Ciotti. Thierry Mariani parle d'un « discours de vérité ». Au cours de la canicule de juin 2019, elle s'oppose à l’ouverture d'un centre d’accueil pour les sans-abri financé par l’État et la fondation Abbé Pierre. Il existe déjà plusieurs centres d’accueil pour les sans-abris dans la ville et le local cité est une usine désaffectée de confection de chaussures, non climatisée, aménagée sans dépôt de permis de construire. 

Mandats et fonctions

  • depuis 2001 : maire de Montauban
  • depuis 2001 : présidente de la communauté d'agglomération du Pays de Montauban et des Trois Rivières, devenue communauté d'agglomération du Grand Montauban
  • 2002 - 2012 : députée de la 1re circonscription de Tarn-et-Garonne
  • 2010 - 2011 : conseillère régionale de Midi-Pyrénées
  • depuis 2015 : conseillère départementale du Tarn-et-Garonne
  • 2015 - 2016 : vice-présidente du conseil départemental de Tarn-et-Garonne
  • membre du comité directeur national de l'Association des maires de France (AMF)
  • présidente départementale de la fédération RPR puis UMP du Tarn-et-Garonne
  • membre du bureau politique national de l'UMP
  • secrétaire nationale UMP chargée des métiers de la sécurité dans le cadre des fédérations professionnelles
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