De Gaulle : Lambert Wilson incarne le général

Publié le par Le Journal du Centre par Roxane Pouget

Le réalisateur Gabriel Le Bomin signe De Gaulle, le premier film tourné pour le cinéma sur le général. Un mois décisif, de fin mai à l’appel du 18 juin 1940. Une vision très humanisée du résistant, de l’homme d’État, incarné par Lambert Wilson.
 

Lambert Wilson dans le rôle de Charles de Gaulle. Photo DR Rédaction MAGAZINE

Lambert Wilson dans le rôle de Charles de Gaulle. Photo DR Rédaction MAGAZINE

C’est d’abord une voix. Grave, une scansion apaisée qui vous berce. C’est aussi un regard, une intériorité qui épouse tous les rôles jusqu’à disparaître. Se fondre dans l’univers du charmeur Yves Montand qu’il a interprété sur scène. La rigueur classique avec le compositeur Kurt Weill qu’il défend avec orchestre symphonique. Le classicisme sur les planches avec Le misanthrope. Lambert Wilson goûte tous les univers et habite tous les personnages avec élégance.

On se souviendra de son combat dans Hiver 54, l’abbé Pierre réalisé par Denis Amar. De L’Odyssée du commandant Cousteau de Jérôme Salle. On gardera en mémoire l’intensité de l’aventure intimiste du père Christian Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois inspiré de l’histoire des sept moines cisterciens de Tibhirine.

Premier film sur le général au cinéma

Gabriel Le Bomin a choisi le comédien pour incarner sa version de de Gaulle. Le premier film sur le général au cinéma. Un morceau de choix, un monument, un homme aussi… Lambert Wilson a l’étoffe du personnage : grand, de l’autorité et de la présence.

« Lambert a fait la différence d’autant qu’il a le goût de jouer des personnages romanesques et des figures de l’Histoire.

« C’est un acteur qui ne recherche pas forcément le naturalisme, qui aime construire un rôle. »

Etant nourrit de cette tradition anglo-saxonne, il n’a pas peur de jouer avec son corps, avec les artifices », explique le réalisateur.

Un « saut dans l'inconnu »

D’autant que ce dernier a choisi une vision très incarnée de Charles de Gaulle. Un mois dans la vie de ce général de 50 ans dont la carrière militaire plafonne au grade de colonel qui incarnera la Résistance. De fin mai jusqu’à l’appel du 18 juin 1940. Un « saut dans l’inconnu » et la clandestinité, laissant tout derrière lui, entraînant sa famille dans l’aventure. Le choix de l’engagement d’une extrême solitude mais qui va déterminer toute sa vision politique future.

Amoureux de sa femme et père attentionné

Au-delà, c’est un De Gaulle intime, très humanisé, que veut restituer le film de Gabriel Le Bomin. Amoureux de sa femme – interprétée par Isabelle Carré – père attentionné pour sa fille. Soucieux du sort de sa famille lors de son bannissement.

Un récit basé sur les Mémoires de guerre de Charles de Gaulle, des témoignages de Philippe de Gaulle et des lettres intimes échangées entre Charles et Yvonne.

De Gaulle. Film historique de Gabriel Le Bomin. France (1h49).

Publié dans Articles de Presse

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