«Je n'ai jamais imaginé arriver jusqu'à Hollywood»

Publié le par 20 Minutes par Henry Arnaud, Hollywood

Par Henry Arnaud, Hollywood - Future Bond Girl dans «Mourir peut attendre», la Cubaine Ana De Armas est déjà aux côtés de Daniel Craig dans «A couteaux tirés» à voir dès le 27 novembre 2019.

La comédienne n'en revient pas de ce qui lui arrive actuellement. (Photo: AFP/Jon Kopaloff)

La comédienne n'en revient pas de ce qui lui arrive actuellement. (Photo: AFP/Jon Kopaloff)

L'actrice cubaine est en train de se faire une place sous le soleil hollywoodien. Sa notoriété ne cesse de croître depuis qu'elle a été choisie pour tourner dans le prochain James Bond. Ce qui lui facilite d'ailleurs la vie ainsi qu'Ana De Armas l'explique. Dans l'immédiat, c'est également avec Daniel Craig, qui campe l'espion britannique, que la comédienne de 31 ans est à l'affiche.

«A couteaux tirés» est le premier d'une série de films qui devrait faire de vous une star en 2020. Dans quel état d'esprit êtes-vous?

Je n'ai jamais autant bossé que depuis 18 mois et je suis morte de fatigue. J'espère que 2020 sera mon année. Je travaille sur mon anglais et mon accent pour ne pas décrocher que des rôles de latina. Dans «A couteaux tirés», je joue l'infirmière immigrée dont la mère est venue illégalement aux États-Unis. Je vais aussi incarner Marilyn Monroe dans «Blonde» et je dois faire disparaître mon accent espagnol pour devenir Norma Jeane Baker (ndlr: nom civil de Monroe).

Est-ce Daniel Craig, votre partenaire de «A couteaux tirés» qui vous a pistonnée dans son ultime film en tant que James Bond?

Disons que c'est un heureux concours de circonstances. Le réalisateur de «Mourir peut attendre», Cary Fukunaga, a mentionné mon nom à Daniel alors que nous venions juste de terminer «A couteaux tirés» ensemble! Je suis dans les scènes de 007 à Cuba et ce rôle a été spécialement écrit pour moi.

Est-ce que votre vie a déjà changé depuis que vous avez été annoncée comme la prochaine Bond Girl?

C'est beaucoup plus facile quand je passe la douane en arrivant à Los Angeles. Chaque fois que le douanier me demande ce que je viens faire en Californie, je réponds que je suis comédienne. Et il me demande systématiquement dans quels films il aurait pu me voir. Je ne savais jamais quoi répondre. Maintenant je dis «le prochain James Bond» et on me laisse passer (rires).

Avez-vous l'impression de vivre un conte de fées?

Oui et non. Je viens de Cuba et j'ai toujours rêvé d'être artiste même si je n'aurais jamais imaginé dans mes plus grands délires arriver jusqu'à Hollywood. J'ai grandi dans un village loin de La Havane et j'ai franchi les étapes les unes après les autres. Dans mon île puis en Espagne, puis en Europe et à présent aux États-Unis. J'ai 31 ans, je ne suis pas une débutante même si certains me découvrent actuellement.

Quelle est la personne la plus importante dans votre vie?

Ma mère qui m'a toujours soutenue contre tous. Enfant, je regardais des acteurs comme Julia Roberts, Tom Hanks et Richard Gere à la télé cubaine et je n'osais même pas espérer venir à Hollywood. Faire des feuilletons en espagnol était déjà une consécration. Quand j'ai dit à maman qu'on me proposait «Blade Runner» (ndlr: sorti en 2017), elle n'en revenait pas. C'est avec ma famille cubaine que je prends le plus de plaisir à partager ma réussite actuelle, même si j'ai peu le temps de les voir car j’enchaîne les tournages.

Publié dans Articles de Presse

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