Le siège de la Gestapo, un lieu encore méconnu à Châlons

Publié le par L'Hebdo du Vendredi

En lien avec les enfants des centres socio-culturels, les Anciens combattants et le Souvenir français, la mairie souhaite réhabiliter et valoriser les sous-sols de l'ancien siège de la Gestapo. Un site chargé d'histoire(s) qui a encore beaucoup à raconter...

Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven
Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) -  L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven

Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) - Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) - Photos et objets d'époque à l'appui, les enfants de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit ont pu interviewer plusieurs témoins de la Seconde Guerre mondiale. (© l'Hebdo du Vendredi) - L'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson, sera valorisé et réhabilité ces prochains mois. (© l'Hebdo du Vendredi) - L'ancien siège de la Gestapo retrace avec beaucoup d'authenticité les exactions commises pendant l'occupation. (© l'Hebdo du Ven

Jacques-Henri Degrandcourt, Madeleine Braun, René Derrien, Emile Rochet, Suzanne Joly, etc. Les portraits d'environ cinquante héros de la Résistance recouvrent une partie des murs de l'ancien siège de la Gestapo, cours d'Ormesson. Tout comme les photographies, les coupures de presse et les documents d'archives, qui illustrent l'horreur de la guerre et les atrocités perpétrées par la police de l'Allemagne nazie. Ici, l'avis estampillé d'une croix gammée du tribunal allemand, ordonnant le 23 août 1941 de considérer tous les Français arrêtés comme des otages. Plus loin, des tracts de propagande distillant leurs « conseils à l'occupé » et des articles relatant l'acquittement, faute de preuves, du capitaine Von Korff, sinistre patron des lieux dès juin 1942. L'atmosphère qui y règne est indescriptible. Les traces de sang maculent encore les escaliers qui mènent de la salle d'interrogatoire aux cachots aménagés dans la pénombre des sous-sols. Et les inscriptions gravées dans la pierre des cellules par les prisonniers ajoutent à l'authenticité, aussi insoutenable soit-elle, de l'endroit. « Un endroit qui n'a d'ailleurs pas dévoilé toute son histoire, concède Antoine Carenjot, le directeur départemental de l’Office national des anciens combattants (Onac). On distingue aussi une croix de Lorraine, des graffitis en russe et en polonais, etc. » Certains détenus comptaient les jours grâce à un calendrier de fortune, quand d'autres dessinaient leur village ou leur maison pour « s'évader » un peu de cet enfer. Impossible d'estimer précisément le nombre de personnes – résistants et juifs confondus – retenues ici. « D'autant qu'en partant, les Allemands ont brûlé une partie des archives châlonnaises », dixit Pascaline Watier, animateur de l'Architecture et du patrimoine à la mairie.

Appel à témoins

Construit en 1931, ce bâtiment a d'abord accueilli la Chambre d'agriculture de la Marne avant d'être réquisitionné pour la Gestapo, en 1940. Il est aussi l'un des rares sites – sinon le seul – en France à avoir été conservé « en l'état », hormis sa partie administrative réinvestie par Châlons Habitat. D'où la volonté de le valoriser, en veillant à préserver sa mémoire et à retracer son histoire. « En 1992, Jacques Songy et Jean Chabaud, deux résistants notamment emprisonnés ici, ont voulu l'ouvrir au public, en l'agrémentant d'objets et de documents d'époque. » Deux ans plus tard, après quelques travaux d'électricité et de remise aux normes, leur souhait se concrétise. « Depuis, il est accessible aux scolaires et aux groupes sur rendez-vous, ainsi qu'au grand public lors des Journées du patrimoine et de certaines commémorations. Nous installerons une signalétique pour fluidifier la circulation et expliquer de façon mieux organisée ce qui s'est déroulé sur place, ainsi que des plaques de plexiglas anti-UV, pour protéger toutes les traces de présence humaine. Il faudra aussi déshumidifier l'ensemble et surtout, rendre hommage à Jacques Songy et à Jean Chabaud, disparus depuis, en racontant leurs parcours respectifs. » Objectif : permettre aux citoyens de s'approprier ce lieu de mémoire, via des visites guidées ou en autonomie. « Nous lançons également un appel à toutes celles et ceux qui peuvent témoigner de cette période pour reconstituer certaines zones d'ombre et être le plus fidèle possible au passé. » Cette configuration repensée sera dévoilée le 29 août, lors de la cérémonie commémorative célébrant la Libération de Châlons. A plus long terme, les instigateurs de cette démarche espèrent ouvrir aux visiteurs les cachots de l'ancien siège. Sous réserve que les fouilles et les études préalables ne s'y opposent pas.

Sonia Legendre

Les jeunes s'associent au projet

Dans le cadre du dispositif « C'est mon patrimoine ! », développé par le ministère de la Culture, une douzaine d'enfants de 9 à 13 ans se sont volontairement associés à ce projet de mémoire, via les centres socio-culturels de la Vallée Saint-Pierre et de Schmit. « Il n'y a pas d'âge pour porter la mémoire, souligne Jennifer Truffaut-Guérin, médiatrice culturelle à l'Animation du patrimoine. On travaille avec eux sur le patrimoine funéraire. » L'idée étant de leur permettre d'échanger avec les témoins de la Seconde guerre mondiale pour retranscrire leurs récits de vies dans un journal, repenser la scénographie de l'ancien siège de la Gestapo et participer à l'élaboration d'une brochure dédiée au patrimoine funéraire, en lien avec le Souvenir français. Les vacances scolaires de février ont été ponctuées de plusieurs rencontres entre les jeunes et ceux qui ont vécu la guerre, de près comme de loin. Parmi eux, Agnès Magrit, dont le papa Victor Baré a été combattant et prisonnier de guerre. « On veille aux mots qu'on emploie pour ne pas les choquer, rassure Sandrine Brochard, coordinatrice enfance-jeunesse au CSC Schmit. Mais c'est aussi une façon pour eux de prendre conscience de certaines choses. » Le rationnement imposé à l'époque par exemple, le manque de confort et de soins médicaux, les bombardements en pleine journée qui impliquaient de se cacher avec les enseignants pour se protéger, etc. Entre autres questions posées par ces enfants du XXIe siècle : « Pensez-vous qu'il y aura une troisième guerre mondiale un jour ? » De quoi méditer...

Publié dans Articles de Presse

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