Tonie Marshall, la réalisatrice de "Vénus Beauté (Institut)" est décédée à 68 ans

Publié le par RTL par Capucine Trollion Journaliste RTL

L'agente de la réalisatrice franco-américaine a annoncé son décès le 12 mars 2020, à l'âge de 68 ans des suites d'une longue maladie. 

Tonie Marshall à Deauville Crédit : AFP

Tonie Marshall à Deauville Crédit : AFP

Le monde du cinéma est en deuil. La réalisatrice franco-américaine Tonie Marshall est décédée le 12 mars 2020, à l'âge de 68 ans, comme l'a annoncé Elisabeth Tanner, son agente à l'AFP. Elle est décédée "ce matin des suites d'une longue maladie".

Fille de l'actrice française Micheline Presle (La Fessée, Le Diable au corps) et l'acteur réalisateur américain William Marshall (La Combine, La Planète fantôme), Tonie Marshall débute au cinéma en 1972 dans L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune de Jacques Demy. En 1980, on la retrouve dans Les Sous-doués de Claude Zidi avec Daniel Auteuil, où elle incarne la professeure d'histoire-géographie du cours  Louis XIV.

Dans les années 90, Tonie Marshall passe à la réalisation avec Pentimento, qui offre à Antoine de Caunes l'un de ses premiers rôles au cinéma. Elle poursuit son succès avec Pas très catholique et Enfants de salaud, où Anémone a le rôle principal.

La seule femme à avoir le César du Meilleur réalisateur

La carrière de Tonie Marshall connaît un formidable essor en 2000 lorsqu'elle gagne le César du Meilleur réalisateur pour Vénus Beauté (Institut). Ce film, où Nathalie Baye, Mathilde Seigner et Audrey Tautou sont les héroïnes, remporte aussi le César du Meilleur scénario et le César du Meilleur espoir féminin pour Audrey Tautou. 

Tonie Marshall poursuit les années 2000 avec Au plus près du paradis, où Catherine Deneuve et William Hurt font sensation. C'est elle aussi qui réalise France boutique, avec Karin Viard, François Cluzet et Judith Godrèche, qui parodient une émission de télé-achat. 

Sur le cas Polanski, récompensé par le César du Meilleur Réalisateur pour J'accuse en février dernier, elle confiait à RTL : "Le cinéma français permet à pas mal de gens de faire des films. Ce qui est navrant, c'est qu'il y a un côté intouchable. Il y a d'autres films qui m'intéressent davantage à tout point de vue, etc, pour lesquels j'aimerais voter. Mais, j'irai jamais interdire si vous voulez, du J'accuse quelque part en France. J'aurais aimé un jour qu'il prenne la parole publiquement pour s'excuser auprès de toutes les femmes. Ça, ça aurait de la gueule". 

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