L'ascension d'Hitler en 20 dates clés de la défaite à l’aube du IIIe Reich

Publié le par GEO

Les dates et les personnages clés qui ont marqué l’Allemagne dans l’entre-deux-guerres.

 Des membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands en 1920. Un an plus tard, le NSDAP sera complètement aux mains d’Hitler. akg-images

Des membres du Parti national-socialiste des travailleurs allemands en 1920. Un an plus tard, le NSDAP sera complètement aux mains d’Hitler. akg-images

11 novembre 1918 : signature de l’armistice

L’armistice met un terme à la Grande Guerre. L’extrême droite attribue cet échec à l’arrière-front, aux Juifs, aux républicains et à la gauche.

5 janvier 1919 : création du DAP

Anton Drexler crée le Parti ouvrier allemand (DAP). Parmi les fondateurs du parti d’extrême droite figurent aussi Dietrich Eckart, patron d’un périodique antisémite, et l’économiste Gottfried Feder.

28 juin 1919 : signature du traité de Versailles

Le traité attribue la responsabilité générale de la guerre à l’Allemagne. Des réparations et indemnités de guerre de 269 milliards de Reichsmarks sont réclamées aux Allemands.

11 août 1919 : naissance officielle de la république de Weimar

La République se dote d’une Constitution. L’extrême droite allemande rejette d’emblée ce régime parlementaire jugé corrompu et coupable d’avoir signé le traité de Versailles.

24 février 1920 : Le DAP devient le NSDAP

Le DAP se mue en Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Celui-ci appelle à un Etat « raciste et nationaliste ». Une figure se dégage parmi les militants les plus fervents : Adolf Hitler.

26 août 1921 et 24 juin 1922 : assassinats nationalistes

En moins d’un an, des attentats nationalistes tuent deux républicains : Matthias Erzberger, signataire de l’armistice, et l’industriel juif Walther Rathenau.

Janvier 1923 : occupation de la Ruhr

La France et la Belgique mènent une opération militaire d’occupation pour réclamer par la force les indemnités de guerre dues par l’Allemagne. Le NSDAP y voit un affront de plus fait au peuple allemand.

8 et 9 novembre 1923 : le putsch de la Brasserie

Depuis Munich, le NSDAP de Hitler, soutenu par Göring, Himmler et Ludendorff, échoue à renverser le gouvernement. La tentative de putsch devient un mythe fondateur du parti nazi.

29 mars 1925 : élection présidentielle

Erich Ludendorff, général en chef des armées allemandes en 14-18 et soutien actif du NSDAP, est considéré comme un allié gênant par Hitler. Ce dernier le pousse à se présenter à une élection présidentielle perdue d’avance pour le décrédibiliser. Ludendorff obtient 1,1% des voix au premier tour et ne s’en remettra pas.

18 juillet 1925 : publication de Mein Kampf

Emprisonné suite au putsch manqué, Hitler écrit derrière les barreaux Mein Kampf. Winifred Wagner, belle-fille de Richard Wagner, lui fait parvenir le papier sur lequel il écrit son brûlot.

14 février 1926 : congrès du parti nazi à Bamberg

Hitler convoque un congrès pour asseoir davantage sa légitimité. Gregor Strasser et Joseph Goebbels, représentants de l’aile gauche du parti, se rangent derrière lui.

24 octobre 1929 : krach boursier à New York

Le krach pousse les Etats-Unis à retirer leurs capitaux d’Allemagne du jour au lendemain. Le NSDAP en profite pour renforcer son discours nationaliste.

14 septembre 1930 : le NSDAP obtient 18,3 % des voix aux législatives

Le Parlement est dissous suite à des dissensions sur l’assurance-chômage. Aux législatives qui suivent, le NSDAP bondit à 18,3% des voix, soutenu financièrement par, notamment, Emil Kirdorf, l’un des magnats de la Ruhr, Fritz Thyssen, président du conseil de surveillance des Aciéries réunies, ou Hjalmar Schacht, ancien président de la Reichsbank.

11 octobre 1931 : création du « front de Harzburg »

Une partie du patronat de l’industrie lourde et des partis de droite et d’extrême droite, dont le NSDAP, s’allient pour s’opposer au chancelier Heinrich Brüning. Ils réclament un « homme fort » pour diriger l’Allemagne.

Février 1932 : le chômage à 33,8 %

Brüning choisit la déflation pour soutenir l’économie. Résultats : baisse des dépenses publiques de 25 %, de l’allocation-chômage de 14 % et augmentation des impôts de 15 %. Dans le même temps, le 25 février 1932, Hitler obtient la nationalité allemande.

31 juillet 1932 : le NSDAP devient le premier parti d’Allemagne

Le parti nazi obtient 37,3 % aux élections législatives, loin devant le parti social-démocrate (21,6 %). Le président Paul von Hindenburg refuse de nommer Hitler chancelier.

19 novembre 1932 : l’appel pour nommer Hitler chancelier

Vingt financiers et industriels demandent au président Hindenburg de nommer Hitler chancelier mais celui-ci refuse. Göring, membre du parti nazi, est à la tête du Reichstag depuis le 30 août.

30 janvier 1933 : Hitler est nommé chancelier

Hindenburg finit par céder, après des semaines d’intrigues politiques, menées notamment par von Papen et le Parti populaire national allemand (conservateur) qui pensent pouvoir « contrôler » le Führer.

27 et 28 février 1933 : l’incendie du Reichstag

L’incendie criminel du parlement allemand est utilisé par les nazis pour mettre en place une politique de suspension des libertés individuelles et de répression des communistes. Le 23 mars, après l’arrestation de 4 000 opposants, le nouveau parlement vote la loi des pleins pouvoirs pour Hitler.

Publié dans Articles de Presse

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