Limoux : quand la presse relatait l’assassinat d’une abbesse

Publié le par La Dépêche par Claude Delbourg

histoire. Un fait divers datant du XVIIe siècle. 

L’abbaye de Rieunette dans son écrin de verdure, un ensemble religieux au riche passé.

L’abbaye de Rieunette dans son écrin de verdure, un ensemble religieux au riche passé.

Informations télévisuelles, radiophoniques ou presse écrite, difficile d’échapper au contexte actuel. Ce dimanche, tant dans les bureaux de vote que sur le petit marché à l’entrée du bourg, la population est partagée entre la résignation des mesures de confinement et une certaine anxiété face à une menace immatérielle.

Devant cette pandémie et les contraintes qu’elle entraîne, les cinémas, musées et autres lieux d’animations culturelles de la ville gardent leurs portes closes.

Mort dune abbesse de Rieunette

L’occasion de ce repos forcé a permis de se replonger dans les titres de la presse locale du mois de mars 1958. Entre le résumé sportif d’un déplacement de l’équipe de XIII en terre catalane de Palau et les comptes rendus d’audiences du tribunal correctionnel, c’est un fait divers de 1671 qui avait retenu l’attention du journaliste d’alors : l’assassinat de l’abbesse de Rieunette. En effet cette abbaye, pur joyau cistercien dans un écrin sylvestre proche de la commune de Greffeil a été le témoin du drame qui coûta la vie à son ecclésiaste. C’est en accomplissant ses fonctions d’abbesse, que le 13 juin 1671, Élisabeth de Levis se rendit à Carcassonne. L’heure de son destin et la mort l’attendaient près du Villar-en-Val. Au détour d’un chemin, près d’une métairie, l’on entendit quatre coups de fusil. L’abbesse est retrouvée morte, elle avait 39 ans. Que s’est-il passé ? Si aucun doute ne subsiste sur le crime commis, le mobile et les assassins n’ont jamais été identifiés. Tout au plus, le récit des accompagnants d’Élisabeth est relativement précis. Il semble que l’abbesse ait été victime d’un véritable attentat perpétré par quatre hommes cachés derrière des taillis. Si la lumière sur cette affaire n’a jamais été faite, les écrits de l’époque rapportent que le seigneur du voisinage disparut définitivement le jour même du crime avec ses valets.

Une affaire qui, dans ce coin ô combien paisible et reculé de la campagne audoise, garde toujours sa part de mystère.

Publié dans Articles de Presse

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